L’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, en état d’arrestation en Grande-Bretagne, est accusé par le juge espagnol Baltasar Garzon de 51 cas de torture qui pourraient entraîner son extradition à Madrid pour y être jugé. Les charges retenues – 3 000 assassinats et disparitions – par le magistrat espagnol dans le dossier d’extradition originel ont été considérablement réduites par les lords-juges le 24 mars dernier. Ils ont limité les poursuites aux cas de torture pendant les deux dernières années de la dictature chilienne (1988-1990), soit huit relevés dans le dossier d’extradition remis en novembre. Dans une lettre envoyée alors au juge espagnol, le parquet britannique insistait sur le fait de «pouvoir démontrer que ces personnes ont été réellement victimes de tortures consécutives à une répression systématique et généralisée de la part de Pinochet et de ses partisans pour rester au pouvoir». S’en tenant aux limites fixées par les lords-juges, Baltasar Garzon a réuni et transmis à Londres 43 nouveaux cas de torture grâce à des témoignages apportés par des associations pour les droits de l’homme. Dans un arrêt, le magistrat espagnol a souligné à cette occasion que selon les Nations unies la disparition forcée est assimilable à un délit de torture, ce qui reviendrait à augmenter les charges contre l’homme qui a gouverné le Chili d’une main de fer entre 1973 et 1990. «On ne doit pas oublier l’existence de 1 198 cas de disparitions forcées qui devraient être inclus» dans la procédure contre Pinochet, soutient M. Garzon, selon lequel ces disparitions peuvent être assimilées à des délits imprescriptibles tant que les corps ne réapparaissent pas.
L’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, en état d’arrestation en Grande-Bretagne, est accusé par le juge espagnol Baltasar Garzon de 51 cas de torture qui pourraient entraîner son extradition à Madrid pour y être jugé. Les charges retenues – 3 000 assassinats et disparitions – par le magistrat espagnol dans le dossier d’extradition originel ont été considérablement réduites par les lords-juges le 24 mars dernier. Ils ont limité les poursuites aux cas de torture pendant les deux dernières années de la dictature chilienne (1988-1990), soit huit relevés dans le dossier d’extradition remis en novembre. Dans une lettre envoyée alors au juge espagnol, le parquet britannique insistait sur le fait de «pouvoir démontrer que ces personnes ont été réellement victimes de tortures consécutives à une répression...
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