Les États-Unis ont qualifié de «constructives» les propositions allemandes en faveur de la paix au Kosovo, mais souligné que les bombardements de l’Otan se poursuivraient tant que Belgrade ne se serait pas soumise aux conditions de l’Otan. La Maison-Blanche et le département d’État, tout en se félicitant de l’initiative allemande, ont estimé tous deux que le président yougoslave Slobodan Milosevic devait au préalable accepter les conditions de l’Otan pour un arrêt des frappes de l’Alliance atlantique, engagées depuis le 24 mars. «Il n’y aura pas d’arrêt de cette campagne aérienne tant que les exigences (de l’Otan) ne sont pas remplies», a lancé le porte-parole présidentiel américain, Joe Lockhart. L’Alliance atlantique réclame notamment un retrait des troupes serbes du Kosovo, le retour des réfugiés albanais chassés de leurs foyers et le déploiement d’une force internationale de paix dans la province. Selon Joe Lockhart, Belgrade doit tout d’abord annoncer qu’elle accepte les demandes de l’Otan et «démontrer» que c’est le cas. «Il y aura (alors) des discussions sur les moyens d’arrêter la campagne militaire. On en est bien loin». «La balle est dans le camp de Milosevic», a lancé dans le même sens le porte-parole du département d’État, James Rubin. Selon lui, les propositions allemandes présupposent l’acceptation des exigences de l’Otan par Belgrade. Le texte de la résolution sera transmis à Belgrade. Si les forces yougoslaves entament leur retrait, les frappes aériennes de l’Otan sont suspendues pour 24 heures dans un premier temps. Les États-Unis ont d’autre part accueilli avec circonspection la nomination par le président russe Boris Eltsine de son ancien Premier ministre, Viktor Tchernomyrdine, comme envoyé spécial auprès du président Milosevic. La Russie s’est opposée dès le début aux frappes de l’Otan. «Nous avons toujours dit, et l’Otan a dit» que les personnes susceptibles d’inviter le président Milosevic à accepter les demandes de l’Otan «pourraient s’avérer utiles», a déclaré simplement le porte-parole présidentiel américain. La secrétaire d’État, Madeleine Albright, avait cependant souligné mardi que Moscou avait un rôle important à jouer dans la crise actuelle et s’était déclarée «très encouragée» par ses entretiens à Oslo avec le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov. Entre-temps, le débat autour de l’introduction de troupes au sol au Kosovo se poursuit aux États-Unis. Plusieurs experts du Brookings Institute, un centre influent d’analyses de Washington, ont préconisé mercredi la mise en place d’une «enclave» sur la majeure partie du Kosovo, protégée par des troupes au sol internationales.
Les États-Unis ont qualifié de «constructives» les propositions allemandes en faveur de la paix au Kosovo, mais souligné que les bombardements de l’Otan se poursuivraient tant que Belgrade ne se serait pas soumise aux conditions de l’Otan. La Maison-Blanche et le département d’État, tout en se félicitant de l’initiative allemande, ont estimé tous deux que le président yougoslave Slobodan Milosevic devait au préalable accepter les conditions de l’Otan pour un arrêt des frappes de l’Alliance atlantique, engagées depuis le 24 mars. «Il n’y aura pas d’arrêt de cette campagne aérienne tant que les exigences (de l’Otan) ne sont pas remplies», a lancé le porte-parole présidentiel américain, Joe Lockhart. L’Alliance atlantique réclame notamment un retrait des troupes serbes du Kosovo, le retour des...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.