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Actualités - Chronologie

Le Conseil de sécurité très préoccupé par la situation humanitaire

Le Conseil de sécurité de l’Onu a exprimé sa «profonde préoccupation» devant la situation humanitaire au Kosovo et dans les pays voisins, mais n’a pas discuté d’une solution politique. Le Conseil s’est abstenu de désigner les responsabilités de Belgrade ou de l’Otan dans la situation des centaines de milliers de réfugiés et déplacés, reflétant en cela la division de ses membres. Les quinze membres du Conseil ont seulement discuté à huis clos des conséquences humanitaires de la guerre en Yougoslavie depuis le déclenchement des frappes aériennes de l’Otan, le 24 mars, sans aborder les perspectives de règlement politique. L’Allemagne avait soumis à ses partenaires européens un plan de paix qui implique le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. Le président du Conseil, l’ambassadeur de France Alain Dejammet, a ainsi affirmé aux journalistes que le Conseil «n’avait pas discuté de cette proposition». Dans une courte déclaration à la presse, il a dit que les membres du Conseil réitéraient «leur profonde préoccupation devant la grave situation humanitaire dans et autour du Kosovo, RFY». Le représentant russe, Serguei Lavrov, a rejeté sur la politique de Belgrade, mais surtout sur les indépendantistes albanais de l’Armée de libération du Kosovo (UCK) et sur l’Otan, la responsabilité des souffrances des civils, ont rapporté des diplomates. Lancée sous le prétexte d’aider les populations du Kosovo, l’opération «Force alliée» de l’Otan «a en fait provoqué une catastrophe humanitaire», a dit M. Lavrov au Conseil. Selon les derniers chiffres du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), 535 000 Albanais du Kosovo ont fui la province serbe. Le nombre de déplacés varie de 200 000 à 750 000 selon les estimations. Martin Griffith, un des responsables de l’Onu chargés des affaires humanitaires, a déclaré au Conseil de sécurité ne pas connaître le nombre des déplacés à l’intérieur du Kosovo. «Tout ce que nous savons, c’est qu’il y a plus d’un million de personnes toujours au Kosovo dont le sort est inconnu», a-t-il dit cité par des diplomates. Le Conseil de sécurité a aussi apporté «son soutien au travail des agences humanitaires», et en particulier au HCR, a dit M. Dejammet. D’autre part, M. Lavrov a aussi ironisé sur les avances diplomatiques faites par l’Otan à Moscou, en affirmant que «dans une situation, vous nous ignorez, et quand vous ne savez plus quoi faire, vous demandez l’aide de la Russie», a-t-il dit à ses collègues occidentaux du Conseil. «Cela n’est pas très honnête», a-t-il ajouté, selon des diplomates. L’ambassadeur russe a également vivement dénoncé l’attaque lundi d’un avion de l’Otan contre un train, sur un pont en Yougoslavie, et surtout le fait que le pilote ait frappé à deux reprises, faisant dix morts et dix-sept disparus selon Belgrade.
Le Conseil de sécurité de l’Onu a exprimé sa «profonde préoccupation» devant la situation humanitaire au Kosovo et dans les pays voisins, mais n’a pas discuté d’une solution politique. Le Conseil s’est abstenu de désigner les responsabilités de Belgrade ou de l’Otan dans la situation des centaines de milliers de réfugiés et déplacés, reflétant en cela la division de ses membres. Les quinze membres du Conseil ont seulement discuté à huis clos des conséquences humanitaires de la guerre en Yougoslavie depuis le déclenchement des frappes aériennes de l’Otan, le 24 mars, sans aborder les perspectives de règlement politique. L’Allemagne avait soumis à ses partenaires européens un plan de paix qui implique le Conseil de sécurité et le secrétaire général de l’Onu Kofi Annan. Le président du Conseil,...