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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Tour d'Aragon (2e étape) Marcel Wust détrône Erik Zabel

L’Allemand Marcel Wust (Festina) a ravi jeudi à son compatriote Erik Zabel le maillot de leader du Tour cycliste d’Aragon en s’imposant au sprint dans la deuxième étape, disputée sur 151,6 km entre Monzon et Alcaniz. Wust, qui a pris la tête du classement général grâce aux bonifications attribuées au vainqueur de l’étape, a battu lors de l’arrivée massive à Alcaniz l’Italien Mario Cipollini et le Suédois Glenn Magnusson. Zabel a dû se contenter de la 5e place et rétrocède à la 3e position du général. Dix kilomètres plus tôt, le peloton mené par les Festina avait neutralisé une longue échappée de l’Espagnol German Nieto, qui s’était envolé dès le km 2 et avait réussi à prendre une avance de près de 18 minutes. À l’exception de cet exploit non récompensé et de quelques autres tentatives rapidement avortées, aucun événement inattendu n’est venu troubler cette journée glaciale et nuageuse, à la veille de l’étape la plus dure du parcours. Longue de 174,6 km, la troisième journée débutera à Alcorisa et se terminera au sommet d’un col de 1re catégorie dans la station de ski de Valdelinares, à 1980 mètres d’altitude. Les classements Voici les classements du Tour cycliste d’Aragon après la 2e étape, disputée jeudi sur 151,6 km entre Monzon et Alcaniz : 1. Marcel Wust (All, Festina) les 151,6 km en 4h10’37’’ 2. Mario Cipollini (Ita) m.t. 3. Glenn Magnusson (Suè) m.t. 4. Bruno Boscardin (Sui) m.t. 5. Erik Zabel (All) m.t. 6. Pedro Lopes (Por) m.t. 7. Andre Korff (All) m.t. 8. Juan Carlos Dominguez (Esp) m.t. 9. Gorka Gerrikagoitia (Esp) m.t. 10. Angel Edo (Esp) m.t. Classement général : 1. Marcel Wust (All, Festina) 9h32’04’’ 2. Mario Cipollini (Ita) à 4’’. 3. Erik Zabel (All) m.t. 4. Glenn Magnusson (Suè) à 8’’. 5. Angel Edo (Esp) m.t. 6. Jeremy Hunt (GBR) m.t. 7. Bruno Boscardin (Sui) à 10’’. 8. Andre Korff (All) m.t. 9. Gorka Gerrikagoitia (Esp) m.t. 10. Peter Luttenberger (Aut) m.t. Affaire Mapei : le soigneur italien libéré Le soigneur italien de l’équipe cycliste Mapei, Tiziano Morassut, en prison en Belgique depuis le 2 avril, a été libéré jeudi par la Chambre des mises en accusation de Gand, a-t-on appris de source judiciaire. Le soigneur avait été placé sous mandat d’arrêt le 2 avril, au lendemain de la course belge des Trois Jours de La Panne, pour avoir envoyé un colis contenant des ampoules d’amphétamines à Giacomo Bugno, le père de l’ancien champion cycliste Gianni Bugno. Son mandat d’arrêt avait été confirmé pour un mois le 7 avril, mais l’avocat du soigneur avait fait appel de cette décision, jugeant cette détention trop longue pour le simple envoi d’ampoules d’amphétamines. La Chambre des mises en accusation lui a donné raison et a donc libéré Tiziano Morassut, sans condition. Le soigneur peut donc rentrer en Italie. La découverte des cinq ampoules d’amphétamines avait notamment provoqué l’interpellation des coureurs et de l’encadrement de l’équipe Mapei, le 1er avril, au départ de la dernière étape des Trois Jours de La Panne. Ils avaient été blanchis et libérés le soir-même. L’ancien coureur cycliste amateur belge, Edouard Vanhulst, arrêté le 9 avril et soupçonné d’être le fournisseur d’amphétamines de Tiziano Morassut, reste lui en détention. Jeannie Longo entraîneur de choc Jeannie Longo, insatiable championne du cyclisme féminin, devient entraîneur, tout en continuant à participer à certaines courses, au sein de l’équipe Ebly. À 40 ans, la Grenobloise donne une nouvelle orientation à sa carrière. «Je suis à la fois entraîneur, conseiller, chargé des relations publiques et.... coureur à l’occasion, c’est à dire que je conseille sur le vélo», explique-t-elle. Derrière ses propos, Jeannie Longo souhaite continuer à courir les grandes courses d’un jour, notamment le championnat national qu’elle a enlevé haut la main l’an passé. Mais elle prend ses distances avec les courses par étapes, voire des courses qui ne lui conviennent pas. «Mon programme, c’est d’éviter une course comme la Flèche wallonne sous la neige. Je ne passe plus le froid et je ne tiens pas à mettre la doudoune sur le vélo», explique-t-elle. «Des courses de deux ou trois jours, cela va encore. Mais il n’est pas question de disputer les grands Tours. Si je viens, ce sera pour conseiller les filles». La piste ? Remise de sa déception des tentatives manquées à Mexico contre son propre record de l’heure («j’ai accumulé tous les problèmes», dit-elle), elle entend s’aligner au départ du championnat de France. «Pour le championnat du monde, cela devient difficile», annonce-t-elle. «Les temps sont très bas pour les demi-finales». Sydney est loin Les Jeux de Sydney en 2000 ? À leur évocation, Jeannie Longo se montre franchement réticente. Mais l’on croit comprendre que son directeur sportif et mari, Patrice Ciprelli, serait plutôt partisan de ce pari immense, à la (dé)mesure de la plus grande championne de l’histoire qui n’a raté aucun JO depuis que le cyclisme féminin a été admis au programme olympique en 1984. Pour l’heure, elle préfère souligner les qualités des six filles qu’elle a retenues sous le maillot aux couleurs de la firme d’aliments de blé : «Pour avoir couru à leurs côtés, je sais que ce sont des filles saines, sympathiques, volontaires, qui sont dotées de qualités sportives». Jeannie Longo veut, en effet, se donner le temps de monter patiemment une équipe, sans brûler ni les étapes ni ses élèves. Le budget de son groupe est inférieur à 1 million de francs, le tiers environ de ceux des plus grosses formations du peloton féminin. «Les équipes de marque ont professionnalisé le cyclisme féminin, remarque-t-elle à ce sujet. Les filles sont à temps plein dans le cyclisme. Mais l’ambiance est moins bonne, avec une forme d’alignement sur le peloton masculin. Quant à la France, nous sommes en recul, c’est certain». Aussi opiniâtre que sur le vélo, «la» Longo a donc cherché à renverser la tendance. «Notre équipe offre aux jeunes la possibilité de progresser», insiste-t-elle avant de lancer un appel pour la cause d’un sport qu’elle porte à bout de bras depuis le début des années 1980. «Le public est présent, c’est indéniable. Le cyclisme féminin a du répondant». Décès de Luc Raoul, médaille d’or aux jeux paralympiques d’Atlanta Luc Raoul, médaille d’or de cyclisme sur route aux jeux paralympiques d’Atlanta en 1996, est décédé d’une crise cardiaque, dans la nuit de mardi à mercredi, à l’âge de 42 ans, a-t-on appris auprès de sa famille. Le cycliste, sept fois champion de France sur route et vice-champion d’Europe en 1995, avait obtenu la médaille de bronze aux championnats du monde de Colorado Spring l’année dernière. Il s’entraînait depuis quelques semaines en vue d’une sélection pour les jeux de l’an 2000 à Sydney.
L’Allemand Marcel Wust (Festina) a ravi jeudi à son compatriote Erik Zabel le maillot de leader du Tour cycliste d’Aragon en s’imposant au sprint dans la deuxième étape, disputée sur 151,6 km entre Monzon et Alcaniz. Wust, qui a pris la tête du classement général grâce aux bonifications attribuées au vainqueur de l’étape, a battu lors de l’arrivée massive à Alcaniz l’Italien Mario Cipollini et le Suédois Glenn Magnusson. Zabel a dû se contenter de la 5e place et rétrocède à la 3e position du général. Dix kilomètres plus tôt, le peloton mené par les Festina avait neutralisé une longue échappée de l’Espagnol German Nieto, qui s’était envolé dès le km 2 et avait réussi à prendre une avance de près de 18 minutes. À l’exception de cet exploit non récompensé et de quelques autres tentatives...