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Actualités - Chronologie

Colombie Mystère autour du sort des 46 passagers d'Avianca

Le mystère restait total hier en Colombie sur les auteurs et les motifs de l’enlèvement des 46 occupants d’un avion de ligne d’Avianca, emmenés dans la forêt de Simiti (nord) par des hommes armés. Vingt-deux heures après le détournement, à 500 kilomètres au nord de la capitale, «personne n’a revendiqué l’action», a affirmé une source gouvernementale colombienne. «Nous continuons nos recherches», a-t-elle ajouté. Les soupçons se sont néanmoins portés sur les deux principaux mouvements de guérillas en Colombie, les «Forces armées révolutionnaires de Colombie» (Farc, communistes) et l’«Armée de libération nationale» (ELN, guévaristes ). Les mouvements armés illégaux de Colombie fourmillent dans la région. La piste clandestine où a dû atterrir le bimoteur d’Avianca était marquée de deux croix blanches à chaque extrémité et d’un cercle au milieu, semblant prouver la «préméditation» des auteurs, selon les enquêteurs. La piste, en mauvais état, était connue des autorités et avait été utilisée dans le passé par des trafiquants de cocaïne. «Pêche miraculeuse aérienne», titrent les deux grands quotidiens de la capitale. Cette technique de «pêche» est régulièrement utilisée, mais seulement sur les routes, par la guérilla ainsi que les délinquants communs. Elle est simple : on élève un barrage à un coin de route, on fait descendre tous les passagers des voitures et camions (quelquefois, c’est plus de 400 véhicules immobilisés dans chaque sens). Le premier qui tente de faire demi-tour est impitoyablement mitraillé et tué avec tous les occupants du véhicule, même femme ou enfant. Ordinateurs à l’appui, les kidnappeurs prennent le temps de vérifier, selon les moyens financiers de la victime en puissance, s’ils vont garder un, dix ou même 30 personnes pour rançon, avant l’arrivée des renforts de police. Cette tactique de «pêche miraculeuse» a eu de si bons résultats que le tourisme local en a été réduit à presque rien. On ne va plus se promener à la campagne autour des grandes villes, à quelques exceptions près. Et, pour aller de ville en ville, seul l’avion restait «sûr». Ça aussi, c’est fini maintenant, soulignent les enquêteurs. Pourtant, les contrôles dans les aéroports colombiens sont en principe draconiens. Chaque sac est passé aux rayons X, puis fouillé au moins deux fois ; chaque passager, même les enfants, est palpé de haut en bas, plusieurs fois, tandis que des grands panneaux rappellent aux voyageurs que les «armes sont en principe interdites à bord, sauf permis spécial», et que les «explosifs doivent être déclarés». La «pêche» de lundi reste une «première» pour les Colombiens pourtant habitués à tous les enlèvements imaginables. En 1980 et 82, des guérilleros de l’ex-mouvement gauchiste des «M-19» avaient détourné des avions de ligne, mais les avaient forcés à atterrir à Cuba et avaient relâché les passagers.
Le mystère restait total hier en Colombie sur les auteurs et les motifs de l’enlèvement des 46 occupants d’un avion de ligne d’Avianca, emmenés dans la forêt de Simiti (nord) par des hommes armés. Vingt-deux heures après le détournement, à 500 kilomètres au nord de la capitale, «personne n’a revendiqué l’action», a affirmé une source gouvernementale colombienne. «Nous continuons nos recherches», a-t-elle ajouté. Les soupçons se sont néanmoins portés sur les deux principaux mouvements de guérillas en Colombie, les «Forces armées révolutionnaires de Colombie» (Farc, communistes) et l’«Armée de libération nationale» (ELN, guévaristes ). Les mouvements armés illégaux de Colombie fourmillent dans la région. La piste clandestine où a dû atterrir le bimoteur d’Avianca était marquée de deux...