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Actualités - Reportages

Salve au Liban

En 1977, Suzanne Masson, fondatrice du Mouvement pour les villages d’enfants (MVE) en France, a visité le Liban pour étudier la possibilité d’y fonder un pareil projet. Mais les villages SOS jouant déjà ce rôle, Masson a décidé d’adopter une autre méthode d’assistance aux orphelins, de plus en plus nombreux pendant les années de guerre. Masson a remarqué au cours de sa tournée que le nombre d’orphelins se montait à l’époque à 40 mille enfants, que les familles étaient souvent nombreuses, que les veuves étaient souvent très jeunes et que la plus grande partie de ces familles étaient déplacées hors de leur contexte habituel. Mais elle a surtout noté les liens familiaux très forts, ce qui a conforté sa conviction qu’il fallait aider les orphelins en les gardant dans leur famille. C’est ainsi qu’a débuté l’action Salve menée par MVE, avec les associations libanaises fondées sur son initiative : Salve-Liban et le SEF. Aujourd’hui, le SEF s’occupe de 75 familles, Salve-Caritas de 50 familles, Salve-FIS (Fondation Hariri à Saïda) de 20 foyers, et l’Association santé et homme Beyrouth (SHB) de 25 familles dans la Banlieue Sud. Les familles ne sont lâchées que quand les enfants ont terminé leurs études (scolaires et universitaires) et qu’elles peuvent mener une vie indépendante. Les décisions concernant la prise en charge d’une famille, le montant de l’allocation versée, l’arrêt de l’aide, sont prises par un comité de quelques personnes spécialisées dans le domaine social. Les renseignements et demandes sont présentés soit par la personne qui apporte la candidature d’une nouvelle famille, soit par l’assistante. Les représentants de la fondation Salve ont continuellement pris des contacts, fait des démarches, proposé des solutions concrètes d’aide technique ou financière, pour répondre à la nécessité d’assurer à l’enfant traumatisé par la perte de son père, de sa mère ou des deux, la sauvegarde de son cadre familial. Ces efforts ont abouti à l’adoption par les services officiels (ODS) d’une politique d’aide à l’enfant au foyer, de préférence à la mise en orphelinat d’une partie des enfants.
En 1977, Suzanne Masson, fondatrice du Mouvement pour les villages d’enfants (MVE) en France, a visité le Liban pour étudier la possibilité d’y fonder un pareil projet. Mais les villages SOS jouant déjà ce rôle, Masson a décidé d’adopter une autre méthode d’assistance aux orphelins, de plus en plus nombreux pendant les années de guerre. Masson a remarqué au cours de sa tournée que le nombre d’orphelins se montait à l’époque à 40 mille enfants, que les familles étaient souvent nombreuses, que les veuves étaient souvent très jeunes et que la plus grande partie de ces familles étaient déplacées hors de leur contexte habituel. Mais elle a surtout noté les liens familiaux très forts, ce qui a conforté sa conviction qu’il fallait aider les orphelins en les gardant dans leur famille. C’est ainsi qu’a...