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Actualités - Chronologie

Un militaire modeste, intègre et ferme

Le commandant Daouda Mallam Wanké, 49 ans, nommé chef de l’État du Niger par un Conseil de réconciliation nationale composé uniquement de militaires, a la réputation d’être un soldat modeste et intègre, mais ferme. Silencieux depuis l’assassinat vendredi du président Maïnassara par la garde présidentielle qu’il dirigeait, le commandant Wanké s’était exprimé une seule fois, pour affirmer que la mort du président était «un accident». Une thèse démentie par tous les témoignages recueillis à Niamey. Des sources diplomatiques dans la région ont affirmé qu’il aurait pris part lui-même à l’assassinat. Dimanche, son absence à la levée de corps du chef de l’État défunt au palais présidentiel de Niamey, puis à son enterrement dans le village de Douméga, a été remarquée. Peu connu des Nigériens, le commandant Wanké est présenté par ceux qui l’ont côtoyé comme un «blagueur, jovial». Selon eux, il aime raconter des histoires pour distraire ses amis, ce qui ne l’empêche pas d’être «ferme quand il s’agit de prendre des décisions sérieuses sur la vie de l’armée». Jusqu’à sa prise de pouvoir, officiers et observateurs de la vie politique du pays estimaient qu’il ne pouvait pas assumer le poste d’homme fort du pays, car il n’avait pas un grade suffisamment élevé. Le président Maïnassara était colonel lorsqu’il est arrivé au pouvoir par un coup d’État en janvier 1996 et il avait été rapidement promu général. Le commandant Wanké était à ses côtés lors de ce coup d’État réalisé par 12 officiers qui avaient formé un Conseil de salut national (CSN). Nommé chef de la garde présidentielle par le défunt président, il ne s’était plus mêlé ouvertement de politique. Le commandant Wanké est plutôt connu pour être un homme de terrain. Il est de l’ethnie haoussa, originaire de la région de Dosso (sud), tout comme le général Maïnassara.
Le commandant Daouda Mallam Wanké, 49 ans, nommé chef de l’État du Niger par un Conseil de réconciliation nationale composé uniquement de militaires, a la réputation d’être un soldat modeste et intègre, mais ferme. Silencieux depuis l’assassinat vendredi du président Maïnassara par la garde présidentielle qu’il dirigeait, le commandant Wanké s’était exprimé une seule fois, pour affirmer que la mort du président était «un accident». Une thèse démentie par tous les témoignages recueillis à Niamey. Des sources diplomatiques dans la région ont affirmé qu’il aurait pris part lui-même à l’assassinat. Dimanche, son absence à la levée de corps du chef de l’État défunt au palais présidentiel de Niamey, puis à son enterrement dans le village de Douméga, a été remarquée. Peu connu des Nigériens,...