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Actualités - Chronologie

Trois scénarios d'intervention terrestre

Les militaires de l’Otan ont préparé depuis l’été 1998 trois scénarios d’intervention terrestre au Kosovo, qui vont du recours à 26 000 hommes en cas de cessez-le-feu doublé d’un accord de paix jusqu’à 200 000 pour les «imposer» contre la volonté de Belgrade. Voici les trois scénarios étudiés par les militaires de l’Alliance atlantique, qui avaient été réactualisés à l’automne dernier et qui pourraient être remis à l’ordre du jour très rapidement, sur une décision politique : – Cessez-le-feu et accord de paix : 26 000 hommes sont nécessaires pour les faire appliquer. La force incluerait des troupes non membres de l’Alliance, de Russie et de pays d’Europe de l’Est et neutres. Elle serait dirigée politiquement par le Conseil de l’Otan et militairement par le général américain Wesley Clark, commandant suprême des forces alliées en Europe. L’avant-garde de cette force, quelque 12 000 hommes, a déjà été prépositionnée en Macédoine et il leur faudrait quelques heures pour se déployer au Kosovo. – Cessez-le-feu seul : 60 000 à 80 000 militaires sont indispensables dans cette hypothèse assez risquée pour la vie des hommes issus de pays de l’Otan. Il semble peu probable que, dans un premier temps, d’autres nations non membres participent à une telle opération. Le nombre définitif des troupes dépend du degré de résistance que pourraient opposer les forces serbes. Pour qu’elle s’applique, il faut au préalable au moins un accord de Belgrade pour l’arrêt des combats et des équipements lourds (chars, artillerie). – Absence d’accord de cessez-le-feu et encore moins d’accord de paix : jusqu’à 200 000 hommes seraient nécessaires. Après la guerre aérienne, ce serait la guerre terrestre, ayant pour objectif principal d’occuper le Kosovo et d’assurer une «étanchéité» à sa bordure nord avec la Serbie. Une telle mission provoquerait de nombreuses pertes dans les rangs alliés. Elle serait aussi très difficile à mettre en œuvre. La Macédoine et la Grèce sont contre l’utilisation de leur pays pour une telle action, tandis que le nord de l’Albanie, pauvre, est montagneux. Reste le Monténégro, voire la Bulgarie.
Les militaires de l’Otan ont préparé depuis l’été 1998 trois scénarios d’intervention terrestre au Kosovo, qui vont du recours à 26 000 hommes en cas de cessez-le-feu doublé d’un accord de paix jusqu’à 200 000 pour les «imposer» contre la volonté de Belgrade. Voici les trois scénarios étudiés par les militaires de l’Alliance atlantique, qui avaient été réactualisés à l’automne dernier et qui pourraient être remis à l’ordre du jour très rapidement, sur une décision politique : – Cessez-le-feu et accord de paix : 26 000 hommes sont nécessaires pour les faire appliquer. La force incluerait des troupes non membres de l’Alliance, de Russie et de pays d’Europe de l’Est et neutres. Elle serait dirigée politiquement par le Conseil de l’Otan et militairement par le général américain Wesley...