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Actualités - Reportages

Lorsque santé rime avec beauté

Aujourd’hui, il n’est plus concevable de sacrifier sa santé à des critères esthétiques. Le naturel fait de plus en plus d’adeptes, et une femme, pour être belle, doit respirer la santé. La science joue désormais un rôle à part entière dans la production et la gestion de soins de beauté. La médecine permet aussi de définir les besoins et les carences de chacun d’entre nous, et de nous offrir les solutions appropriées. Attention à une mauvaise hygiène de vie «Une étude menée par la faculté de médecine de l’Université libanaise indique que 7 à 8% de la population libanaise souffrent du diabète, constate Mona Abou Chebel, endocrinologue et responsable du CEM Health Watchers. Cette proportion est très importante. Par ailleurs, il est désormais prouvé que l’obésité est un facteur déterminant dans le développement de maladies cardio-vasculaires. Pour remédier à cela, ce sont les mauvaises habitudes alimentaires qu’il faut changer, et pour cela, c’est tout le comportement qui doit être pris en compte. Nous espérons obtenir ainsi un effet de vague, car le comportement d’un individu se répercute sur sa famille et tout son environnement». Maintenir un mode de vie équilibré ne signifie pas nécessairement renoncer à toutes ses habitudes; ainsi, au Liban, on a coutume de dîner tard, en grande quantité, avec de l’alcool; mais on peut faire attention à ce que l’on mange à ce moment, de sorte à ne pas se rendre malade le lendemain. De plus, le rythme de surmenage relatif que suivent la plupart des Libanais ne leur laisse pas le temps de prendre un petit déjeuner convenable; la “mankouché” ou le croissant du matin, riches en graisses, font partie de ces mauvaises habitudes. Ce principe est aussi celui adopté par le médecin français Philippe Peltriaux, à l’origine d’un régime spécifique basé sur l’absorption de protéines : «Je suis contre les régimes, puisque aucun ne marche, déclare-t-il. Ils aboutissent tous à une reprise de poids parce que les gens craquent, les efforts étant immenses. C’est une souffrance. Je propose juste un régime plus facile à suivre; je m’intéresse aux habitudes alimentaires de mes patients et je leur réapprends à manger». À chacun son régime Le métabolisme définit la capacité de chacun à gagner, perdre du poids ou, au contraire, à se maintenir à un poids fixe. Mais l’environnement joue aussi un rôle déterminant en libérant ou comprimant les tendances définies par le métabolisme. «Certaines théories impliquent que, dès l’âge de deux ans, le nombre de nos cellules graisseuses est arrêté, explique Mona Abou Chebel. C’est pourquoi au cours de ces deux années, l’alimentation du bébé est décisive. Plus tard, c’est la taille de ces cellules qui évolue. Au moment de la croissance, le corps a besoin d’emmagasiner plus de calories; aussi, plus ces cellules graisseuses seront nombreuses, plus le risque de grossir pendant l’enfance est important. La deuxième étape est la puberté, pendant laquelle la croissance est aussi importante; enfin, après l’âge de 35 ans, le métabolisme se modifie radicalement; le corps ne dépense plus ce qu’il utilisait auparavant pour grandir. Plus on vieillit, moins on a tendance à dépenser la même quantité de calories que l’on absorbait plus tôt». Afin d’atteindre et de garder son poids idéal, il faut tenir compte du métabolisme qui varie selon l’âge et le sexe, mais aussi du niveau d’activités physiques et de la situation au moment même. «Par exemple, il est déconseillé à une femme enceinte de perdre du poids, note Mona Abou Chebel, elle devra plutôt absorber des aliments particulièrement sains. Ce n’est pas le moment de perdre du poids, mais de surveiller la qualité de ce qu’elle mange. Un sportif, une femme allaitant son enfant, une femme atteignant la ménopause... chacun a besoin d’un régime approprié». Certains produits comme Canderel offrent une bonne alternative, apportant une faible quantité de calories tout en préservant le goût. Sans effets secondaires, Canderel convient aux diabétiques, comme aux femmes enceintes ou aux enfants, et peut entrer dans le cadre de régimes variés. Lorsque la santé est en danger La discrimination entre l’image de soi et l’image véhiculée par les médias est source de nombreuses erreurs dans l’alimentation qui se répercutent sur la santé, physique et psychique. Boulimie et anorexie ne sont que les deux extrêmes d’un spectre très large : l’anorexie est le résultat d’une perte de poids bien en dessous du BMI; la perception du corps est déformée, car la malade (les femmes sont particulièrement touchées) est persuadée d’être encore trop grosse. L’anorexie entraîne un arrêt des règles, la chute des cheveux, une réduction grave de la masse musculaire et, dans certains cas, le suicide. L’anorexie fait partie des symptômes de la dépression et concerne surtout les adolescentes. À l’inverse, la boulimie, elle aussi symptôme d’une dépression, se définit par une sensation de faim, quoique la malade ait pu manger. Elle va donc manger et manger jusqu’à se rendre malade, ce qui entraîne une culpabilité. C’est un cercle vicieux. Plus couramment, un individu moyen oscille entre ces deux extrêmes et souffre d’un effet dit «yoyo». Les régimes à court terme, trop rapides, sont nocifs pour l’organisme. Réduire brutalement la quantité d’aliments se répercute toujours sur la masse musculaire, et le poids perdu réapparaît très rapidement. De plus, ces régimes réduisent la quantité de sodium et de potassium dans le corps, qui sont essentiels au bon fonctionnement de l’organisme. Il peut aussi arriver que l’excès de poids soit lié à une autre maladie, dont le traitement fera aussi disparaître l’obésité, ces cas étant toutefois extrêmement rares. Par ailleurs, certains médecins ont proposé divers traitements pour aider à combattre l’obésité, mais la plupart d’entre eux sont formellement déconseillés à présent, en l’absence d’une autre maladie associée. C’est le cas des diurétiques, qui font perdre de l’eau et non de la graisse et qui peuvent être dangereux. Deux groupes de médicaments ont connu une certaine vogue : les hormones thyroïdiennes et les anorexigènes (médicaments qui «coupent la faim»). En raison de leurs effets secondaires graves (risque d’accident cardiaque et de dépression) et de leur efficacité douteuse, ils doivent être bannis du traitement de l’obésité. Récemment, une dernière forme d’anorexigène a été expérimentée. Elle produit moins d’effets secondaires (insomnie, irritabilité et accoutumance) et a pu être proposée à certaines personnes qui suivaient bien leur régime et avaient perdu du poids, mais se plaignaient de continuer à avoir toujours faim. Quoi qu’il en soit, ce genre de traitement ne peut être prescrit par un médecin, qu’après qu’il ait pris connaissance de toute l’histoire médicale de son patient. Enfin, il existe divers procédés chirurgicaux qui ont pour but, soit de diminuer la capacité de l’estomac, soit de court-circuiter une grande partie de la zone intestinale où sont absorbés les aliments. Parallèlement, on effectue de plus en plus d’actes de chirurgie esthétique chez les personnes qui ont maigri et se sont stabilisées. Ils permettent de supprimer des replis cutanés gênants. Quant aux obésités localisées, à l’instar de la cellulite des cuisses, certains chirurgiens proposent des traitements locaux efficaces.
Aujourd’hui, il n’est plus concevable de sacrifier sa santé à des critères esthétiques. Le naturel fait de plus en plus d’adeptes, et une femme, pour être belle, doit respirer la santé. La science joue désormais un rôle à part entière dans la production et la gestion de soins de beauté. La médecine permet aussi de définir les besoins et les carences de chacun d’entre nous, et de nous offrir les solutions appropriées. Attention à une mauvaise hygiène de vie «Une étude menée par la faculté de médecine de l’Université libanaise indique que 7 à 8% de la population libanaise souffrent du diabète, constate Mona Abou Chebel, endocrinologue et responsable du CEM Health Watchers. Cette proportion est très importante. Par ailleurs, il est désormais prouvé que l’obésité est un facteur déterminant dans le...