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Actualités - Chronologie

Zéroual, un général au caractère affirmé et austère

Le président algérien Liamine Zéroual, qui quitte de façon inattendue le pouvoir après cinq ans à la tête de l’État, n’a pas réussi à éradiquer la violence islamiste alors que l’Algérie est confrontée à une grave crise sociale. Né le 3 juillet 1941, M. Zéroual, un général au caractère affirmé et austère, à l’image de sa région natale les Aurès (est), est issu des rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) dans laquelle il s’était engagé à 16 ans lors de la guerre d’indépendance (1954-1962). Après une formation au Caire, il retourne en Algérie et participe à la guerre d’indépendance contre l’armée française. Stagiaire en ex-URSS en 1965, comme beaucoup de militaires algériens à cette époque, il reçoit une formation complémentaire supérieure en France à Paris en 1974. Pur produit de la classe militaire algérienne, il commande l’école d’application des armes de combat de Batna (est) puis l’Académie militaire inter-armes de Cherchel (littoral ouest) et les régions militaires de Tamanrasset (extrême sud), Béchar (sud-ouest) et Constantine (est). En 1988, promu général, il est nommé adjoint au chef d’état-major, commandant les forces terrestres. En conflit avec le président Chadli Bendjédid (1979-1992) sur la réorganisation de ces forces, il démissionne de l’armée en 1989 et devient ambassadeur en Roumanie pendant trois mois, avant de se retirer, non satisfait de cette compensation. Contre toute attente, il est appelé, en juillet 1993, à diriger le ministère de la Défense en remplacement du général-major Khaled Nezzar, considéré alors comme l’homme fort du régime. Le 30 janvier 1994, il est nommé par le Haut conseil de sécurité (HCS-la plus haute instance en matière de sécurité), à la tête de la «présidence de l’État» pour une période de transition, avant d’être élu en novembre 1995 lors de la première élection pluraliste présidentielle algérienne. C’est lui qui conduira l’Algérie sur la voie du libéralisme économique au prix de licenciements massifs et de la dissolution de nombreuses entreprises d’État, que les Algériens croyaient intouchables.
Le président algérien Liamine Zéroual, qui quitte de façon inattendue le pouvoir après cinq ans à la tête de l’État, n’a pas réussi à éradiquer la violence islamiste alors que l’Algérie est confrontée à une grave crise sociale. Né le 3 juillet 1941, M. Zéroual, un général au caractère affirmé et austère, à l’image de sa région natale les Aurès (est), est issu des rangs de l’Armée de libération nationale (ALN) dans laquelle il s’était engagé à 16 ans lors de la guerre d’indépendance (1954-1962). Après une formation au Caire, il retourne en Algérie et participe à la guerre d’indépendance contre l’armée française. Stagiaire en ex-URSS en 1965, comme beaucoup de militaires algériens à cette époque, il reçoit une formation complémentaire supérieure en France à Paris en 1974. Pur...