Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Un hôpital de campagne italien pour les réfugiés

La clôture qui délimite le camp, situé dans la périphérie de Durrës, est surmontée de rouleaux de fils barbelés, des soldats empilent des sacs de terre devant le poste de garde et d’autres militaires, armés et casqués, patrouillent sur le toit d’un bâtiment blanc: jamais un hôpital n’aura été aussi bien protégé. Ce bâtiment, un hôpital pédiatrique inauguré en grande pompe en décembre dernier mais n’ayant jamais fonctionné, accessible uniquement par un chemin de terre plein d’ornières, abrite le premier hôpital de campagne pour les réfugiés kosovars, installé par le Commando Alpin (ComAlp), une unité d’élite de l’armée italienne. Le médecin pédiatre Frisulli, également colonel de l’armée italienne, fait visiter les lieux flambants neufs. Sur le bureau du médecin, une assiette pleine de friandises attend les jeunes patients. «C’est aussi cela le fruit de l’expérience», dit en souriant le docteur Frisulli qui, comme les quelque 200 soldats du ComAlp affectés à cette opération, a effectué plusieurs missions humanitaires, notamment en Somalie et en Bosnie. À côté du cabinet du pédiatre, se trouve le département de gynécologie. Dans les camps de réfugiés de la région, on compte plusieurs dizaines de femmes enceintes et un département de gynécologie dans un centre médical militaire uniquement masculin n’est pas aussi incongru qu’il y paraît, assure le lieutenant-colonel Roberto Bramati, médecin-chef de cet hôpital de campagne. Une équipe de 22 médecins et infirmiers attend les malades et blessés kosovars. Les 180 autres militaires assureront la partie logistique de l’opération. Au visiteur qui s’étonne du déploiement guerrier autour de l’hôpital, le lieutenant-colonel Mario Sumatra, commandant en chef sur la zone, explique qu’il s’agit de défendre un poste où sont aussi stockées «des armes au cas où». Jusqu’à présent, aucune épidémie n’a été recensée dans les trois camps de réfugiés de la région gérés par des volontaires italiens : Rroschbull, Shiak et Kavajë. «Nous devons surtout faire face à des cas de broncho-pneumonie», explique le docteur Pietro Marchesi, médecin dans le camp de Kavajë, à une quinzaine de kilomètres au sud de Durrës. Une longue file de femmes et d’enfants attendent leur tour devant la tente sanitaire. Entre 300 et 400 personnes défilent chaque jour devant le docteur Marchesi. Plus de 3 000 réfugiés dont 70 % de mineurs se trouvent dans ce camp mais ce nombre devrait doubler d’ici la fin de la semaine si l’afflux de Kosovars ne se tarit pas. Tandis que l’hôpital militaire attend ses patients, l’hôpital civil de Durrës ne désemplit pas. Depuis le 29 mars, 94 Kosovars dont 35 enfants y ont été hospitalisés, indique le directeur de cet hôpital, Gjergji Koja à peine âgé de 27 ans. (AFP)
La clôture qui délimite le camp, situé dans la périphérie de Durrës, est surmontée de rouleaux de fils barbelés, des soldats empilent des sacs de terre devant le poste de garde et d’autres militaires, armés et casqués, patrouillent sur le toit d’un bâtiment blanc: jamais un hôpital n’aura été aussi bien protégé. Ce bâtiment, un hôpital pédiatrique inauguré en grande pompe en décembre dernier mais n’ayant jamais fonctionné, accessible uniquement par un chemin de terre plein d’ornières, abrite le premier hôpital de campagne pour les réfugiés kosovars, installé par le Commando Alpin (ComAlp), une unité d’élite de l’armée italienne. Le médecin pédiatre Frisulli, également colonel de l’armée italienne, fait visiter les lieux flambants neufs. Sur le bureau du médecin, une assiette pleine de...