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Actualités - Chronologie

Environnement - Braconnage toujours interdit Ivoire à vendre

La Namibie va procéder demain vendredi à la première vente légale d’ivoire après dix années d’interdiction internationale, en affirmant que cet événement ne va pas relancer le braconnage des éléphants. C’est avec la bénédiction de l’organisme de l’Onu chargé de la protection des espèces en danger, le CITES, que la Namibie va mettre à la vente aux enchères 13,8 tonnes de stocks d’ivoire, destinés à des acheteurs privés japonais. La Convention de l’Onu sur le commerce international des espèces en danger a proposé en juin 1997 que la Namibie, le Zimbabwe et le Botswana soient autorisés à vendre leurs stocks de défenses d’éléphant à partir de 1999, à condition qu’ils satisfassent à des contrôles stricts sur le braconnage et la vente illégale d’ivoire. Cette proposition a été officiellement adoptée lors d’une réunion à Genève, en février. Après la Namibie le 9 avril, le Zimbabwe est aussi autorisé à vendre 20 tonnes le 13 avril et le Botswana 25 tonnes le 17 avril. Malan Lindeque, l’expert namibien des éléphants chargé de la coordination de la vente aux enchères, en liaison avec le ministère de l’Environnement, a souligné que la vente se faisait «sous haute surveillance» et estimé qu’elle ne déclencherait par une vague de chasse illégale en Namibie ou ailleurs en Afrique. Selon lui, le braconnage en Namibie a atteint un niveau «négligeable», avec moins de dix incidents par an. Mortalité naturelle Il est difficile de faire un pronostic sur ce que va rapporter la vente, la dernière remontant à 1989, avant que le CITES interdise la vente de défenses. M. Lindeque a indiqué que le produit de la vente serait réinvesti dans la protection des éléphants. «Le gouvernement de Namibie a créé un fonds spécial destiné à recueillir les revenus de l’ivoire. Nous allons réinvestir l’argent dans la surveillance et la protection des éléphants, ainsi que dans la préservation de communautés locales traditionnelles du nord de la Namibie», a-t-il dit. Selon lui, aucune des défenses qui seront mises en vente vendredi ne provient du braconnage. «L’essentiel de l’ivoire provient de la mortalité naturelle dans la population des éléphants, et à un moindre degré de l’abattage d’animaux à problèmes qui provoquaient des destructions de récoltes ou de points d’eaux», a-t-il tenu à souligner. La Namibie a une population de 6 000 à 10 000 éléphants, localisée surtout dans les région de Caprivi, au nord-est, Kunene au nord-ouest et dans le parc national d’Etosha, au nord. Selon M. Lindeque, la vente vers le Japon – où la matière est utilisée surtout pour des objets d’art traditionnels – ne va pas stimuler l’ouverture de nouveaux marchés pour l’ivoire. Il souligne que «la chasse illégale (dans le reste du monde) a de toute façon continué – et même progressé – depuis l’interdiction décrétée par le CITES». Pour les trois pays d’Afrique australe qui ont obtenu la levée de l’interdiction, la croissance rapide des troupeaux était devenue un danger pour l’environnement. Par contre, plus au nord de l’Afrique, la levée de l’interdiction a été fortement contestée, notamment par le Kenya et la Tanzanie. Le Kenya avait largement contribué à la mise en place de l’interdiction en 1989 soulignant qu’il avait perdu 85 % de sa population d’éléphants entre 1973 et 1987, en raison du braconnage.
La Namibie va procéder demain vendredi à la première vente légale d’ivoire après dix années d’interdiction internationale, en affirmant que cet événement ne va pas relancer le braconnage des éléphants. C’est avec la bénédiction de l’organisme de l’Onu chargé de la protection des espèces en danger, le CITES, que la Namibie va mettre à la vente aux enchères 13,8 tonnes de stocks d’ivoire, destinés à des acheteurs privés japonais. La Convention de l’Onu sur le commerce international des espèces en danger a proposé en juin 1997 que la Namibie, le Zimbabwe et le Botswana soient autorisés à vendre leurs stocks de défenses d’éléphant à partir de 1999, à condition qu’ils satisfassent à des contrôles stricts sur le braconnage et la vente illégale d’ivoire. Cette proposition a été officiellement...