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Actualités - Reportages

Des causes médicales

Il existe beaucoup de raisons médicales qui pourraient provoquer un certain retard chez l’enfant et l’amener à éprouver des difficultés à l’école. Selon le Dr Camille Makhlouf, pédiatre qui a fait de l’hygiène scolaire, les troubles peuvent commencer pendant la grossesse, dès la naissance, ou plus tard. «Si la mère a des maladies pendant la grossesse, cela peut affecter le retard mental», explique le Dr Makhlouf. Il en cite les plus connues : le diabète qui, s’il n’est pas suivi de près, peut provoquer une chute de glucose chez le nouveau-né et provoquer des dégâts, puisque le cerveau se nourrit principalement de glucose ; les différentes infections transmises à l’enfant ; la rubéole qui peut causer des anomalies ; la prématurité qui peut être un facteur favorisant le retard ; l’alcoolisme qui pourrait affecter la santé et provoquer, lui aussi, des anomalies ; le tabagisme qui réduit le poids de l’enfant à la naissance ; la drogue. D’autres troubles doivent être décelés à la naissance sous peine de causer des retards : – Réanimation du nouveau-né à la naissance : ce moment est essentiel et pourrait, s’il n’est pas réussi, influencer toute la vie physique et relationnelle de l’enfant. – Anorexie : quand le cerveau n’a pas été suffisamment oxygéné. – Hypoglycémie : quand le cerveau de l’enfant n’a pas reçu assez vite du glucose, surtout dans le cas des prématurés, et même si la mère n’est pas diabétique. – Infections néonatales. – Certaines maladies métaboliques peuvent être décelées à partir de la naissance : la glande thyroïde qui, si elle est déficitaire, peut mener à un retard mental. La galactosémie, un trouble de lactose qui fait qu’on ne doit pas donner de lait à l’enfant. Des déficits dans le métabolisme (enzymes) de certaines protéines (acides aminés) essentielles. Au niveau de l’enfance, d’autres troubles pourraient se manifester ou se développer. Là aussi, la vigilance est de mise : – Malnutrition : elle peut mener à la longue à un retard mental (dans les pays où sévit la famine). – Problèmes environnementaux : famille, région, société, relation avec les parents… À titre d’exemple, si un enfant est maltraité, cela peut donner des troubles pathologiques. – Troubles sensoriels : ils peuvent mener à une lésion si l’on ne s’y prend pas à temps pour les soigner. Par exemple, une otite prolongée et non traitée peut provoquer la surdité. Les différents troubles de la vue peuvent rendre l’apprentissage plus difficile si en classe l’enfant est placé loin du tableau ou s’il n’entend pas bien. Troubles de la parole et de l’écriture comme la dyslexie, qui peuvent atteindre des degrés sérieux. Certains de ces troubles peuvent être tout simplement neuromoteurs (quand l’enfant ne peut pas bien tenir le crayon par exemple). – Traumatismes crâniens : peuvent donner des lésions graves et leurs séquelles affectent l’éveil, la perception… – Troubles de l’attention et hyperactivité : les examens ne montrent rien d’anormal au niveau du cerveau. Mais on considère ces troubles comme faisant partie du domaine médical puisqu’un traitement comportant des médicaments peut être prescrit dans ces cas. Des traitements peuvent être effectués par des assistantes sociales, des psychologues, des psychomotrices, des pédopsychiatres… «En général, ces enfants hyperactifs sont qualifiés de cancres, de paresseux, alors qu’ils ne peuvent tout simplement pas gérer leur problème», précise le Dr Makhlouf. «Ils peuvent dans le pire des cas devenir dépressifs, avoir des idées suicidaires, ils changent souvent d’établissement». – Troubles du sommeil : affectent l’éveil parce que le fait de dormir est réparateur. – Dysfonctionnement neurologique : les connexions entre les neurones ne se font pas correctement, ce qui cause des troubles d’attention qui affectent la concentration. Il faut autant que possible déceler ce problème dès la maternelle et comprendre qu’il peut être traité.
Il existe beaucoup de raisons médicales qui pourraient provoquer un certain retard chez l’enfant et l’amener à éprouver des difficultés à l’école. Selon le Dr Camille Makhlouf, pédiatre qui a fait de l’hygiène scolaire, les troubles peuvent commencer pendant la grossesse, dès la naissance, ou plus tard. «Si la mère a des maladies pendant la grossesse, cela peut affecter le retard mental», explique le Dr Makhlouf. Il en cite les plus connues : le diabète qui, s’il n’est pas suivi de près, peut provoquer une chute de glucose chez le nouveau-né et provoquer des dégâts, puisque le cerveau se nourrit principalement de glucose ; les différentes infections transmises à l’enfant ; la rubéole qui peut causer des anomalies ; la prématurité qui peut être un facteur favorisant le retard ; l’alcoolisme qui...