De «Victoires» en Grammy, de Phénix en Tony, de César en Oscar, autant dire de Charybde en Scylla, tant, au fil des ans, ces cérémonies sont devenues aussi fastidieuses que soporifiques, à force d’être interminables. Surtout lorsque le spectacle se résume, comme lors des «Victoires de la musique», à quelques pachydermes ruminants. C’était à qui mastiquerait de plus belle; et on vit même Philippe Chatel chanter en mâchonnant. Il fallait le faire! Comme quelque voyeur mal dépucelé, Djamel, lui, avait l’œil vissé sur le décolleté du top model Adriana Karembu, lors de la soirée des Césars. Il n’y a pas que le contenu qui soit matière à contestation : les Américains ont reproché aux Grammy d’ignorer toutes les règles de la parité : il n’y en eut que pour les femmes, pas un seul chanteur ne fut récompensé. Quant aux Oscars, la Grande-Bretagne et l’Italie ayant raflé la mise, il fallut récompenser la Paltrow au lieu de la Blanchett. C’est ce qui se dit. Quoi qu’il en soit, je suis devenu allergique à ces excès de gentillesse et à ces remerciements intempestifs. C’est curieux comme, ce soir-là, tous les lauréats se souviennent qu’ils ont un père, une mère, une femme ou un mari, des frères ou des sœurs. Alors on remercie les uns de vous avoir mis au monde, les autres de vous aimer et les derniers de vous encourager. C’est le téléspectateur qu’on devrait remercier de supporter tout cela! L’an dernier, James Cameron pleurait presqu’émotion en remerçiant sa femme Linda Hamilton. Trois mois plus tard, ils avaient divorcé. Alors permettez-moi de mettre en doute tous ces sentiments de reconnaissance et la sincérité de ceux qui vous disent que leur équipe a été formidable, leur producteur génial, ceux qui y vont de leur petite larme ou de leur refrain patriotique. Ridicule! Et lorsque j’apprends que la femme la plus photographiée à la soirée des Oscars fut Monica Lewinsky, je me dis que ce n’est plus du cinéma, mais le cirque!
De «Victoires» en Grammy, de Phénix en Tony, de César en Oscar, autant dire de Charybde en Scylla, tant, au fil des ans, ces cérémonies sont devenues aussi fastidieuses que soporifiques, à force d’être interminables. Surtout lorsque le spectacle se résume, comme lors des «Victoires de la musique», à quelques pachydermes ruminants. C’était à qui mastiquerait de plus belle; et on vit même Philippe Chatel chanter en mâchonnant. Il fallait le faire! Comme quelque voyeur mal dépucelé, Djamel, lui, avait l’œil vissé sur le décolleté du top model Adriana Karembu, lors de la soirée des Césars. Il n’y a pas que le contenu qui soit matière à contestation : les Américains ont reproché aux Grammy d’ignorer toutes les règles de la parité : il n’y en eut que pour les femmes, pas un seul chanteur ne fut...
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