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Actualités - Chronologie

Célébration - Sur les traces de Saint-Ex Le XXIe siècle en hydravion

Le 31 décembre 1999 à minuit, le lieutenant de vaisseau Régis de Lassus sera un des premiers hommes à entrer dans le XXIe siècle en passant la ligne de changement de date entre Tahiti et les îles Fidji aux commandes de son hydravion. À 33 ans, ce jeune pilote de l’aéronavale prépare un tour du monde de cinq mois en 20 étapes, dans l’esprit des mythiques pionniers de l’aéropostale, Mermoz et Saint-Exupéry. Décollage prévu le 9 octobre de la Seine, en plein Paris. Le dossier d’autorisation est encore à la préfecture, mais le pilote espère bien pouvoir s’envoler aux pieds même de la tour Eiffel. Théoriquement, rien d’impossible, son Cessna amphibian (la France ne fabrique plus d’hydravions) ayant une trajectoire sur l’eau de 280 mètres au décollage, pour une longueur de 620 mètres séparant les ponts des Invalides et de l’Alma. Des solutions de rechange sont prévues en cas de refus. Électronique Après Paris, direction Barcelone, Casablanca, Dakar, Rio, Buenos Aires, Santiago du Chili. Ile de Pâques, Nouvelle-Calédonie, Australie, Bali, Singapour, Madras, Djibouti, Beyrouth suivront notamment, avant un retour prévu à Toulouse le 2 avril 2000. Suivront deux mois d’exposition itinérante en France pour présenter le voyage, qui s’achèveront le 29 juin 2000 à Lyon, pour le centenaire de la naissance d’Antoine de Saint-Exupéry. Mais le lieutenant de vaisseau de Lassus n’entend pas juste effectuer un raid aérien de plus. Pour «mettre en valeur l’élément moteur du XXe siècle qu’a constitué l’aéronautique, mais aussi la projeter dans l’avenir», le jeune officier s’organise pour apporter à son projet le maximum de retombées. Si son monomoteur ressemblera extérieurement au Latécoère 28 de Mermoz dont il portera les couleurs rouge et blanc, il sera en revanche bourré d’électronique et d’équipement de communication dernier cri. Les jeunes élèves prépareront à l’avance les paramètres de chaque étape et resteront en contact avec l’équipe, notamment par un site Internet. Une émission télévisée hebdomadaire est en cours de négociation. Pour l’heure, Régis de Lassus et son équipe (10 personnes au total le suivront dans son périple) bouclent le financement du projet, appuyé par la Mission pour la célébration de l’an 2000, chiffré à 22 millions de francs (les arrivées d’étape sont financées localement). Rieur, il se réjouit d’avance de réaliser un rêve «à la Tintin». Reste encore un détail à régler. Après 14 années de pilotage et des milliers d’heures de vol, il n’a jamais tenu le manche d’un hydravion. «J’ai prévu 200 heures d’entraînement. L’habilitation officielle en prévoit six. Ça devrait passer», s’amuse-t-il.
Le 31 décembre 1999 à minuit, le lieutenant de vaisseau Régis de Lassus sera un des premiers hommes à entrer dans le XXIe siècle en passant la ligne de changement de date entre Tahiti et les îles Fidji aux commandes de son hydravion. À 33 ans, ce jeune pilote de l’aéronavale prépare un tour du monde de cinq mois en 20 étapes, dans l’esprit des mythiques pionniers de l’aéropostale, Mermoz et Saint-Exupéry. Décollage prévu le 9 octobre de la Seine, en plein Paris. Le dossier d’autorisation est encore à la préfecture, mais le pilote espère bien pouvoir s’envoler aux pieds même de la tour Eiffel. Théoriquement, rien d’impossible, son Cessna amphibian (la France ne fabrique plus d’hydravions) ayant une trajectoire sur l’eau de 280 mètres au décollage, pour une longueur de 620 mètres séparant les ponts...