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Actualités - Communiques Et Declarations

Belgrade appelle l'Onu à agir d'urgence

Le ministre yougoslave des Affaires étrangères, Zivadin Jovanovic, a appelé mercerdi l’Onu à «agir d’urgence» afin d’arrêter «l’agression de l’Otan» contre la Yougoslavie, dans une lettre adressée au secrétaire général Kofi Annan et citée par l’agence Tanjug. «Je vous invite à agir d’urgence pour que l’agression de l’Otan et le péril qu’elle constitue pour la paix et la sécurité internationales soit arrêtée immédiatement», écrit M. Jovanovic. «Vous avez l’occasion historique de vous placer du côté de la justice, de protéger l’autorité des Nations unies et de rétablir la confiance de l’humanité en l’organisation mondiale», indique M. Jovanovic. «Se soustraire à cette obligation équivaut à devenir le complice de l’effondrement du système des Nations unies», selon le ministre yougoslave. M. Jovanovic se déclare «profondément déçu» par le fait, selon lui, que le Conseil de sécurité n’a pas agi «en accord avec ses responsabilités précisées par la Charte de l’Onu». Mercredi 24 mars, M. Annan avait estimé «légitime» le recours à la force par l’Otan contre la Yougoslavie (RFY - Serbie et Monténégro), mais avait aussi réclamé une implication du Conseil de sécurité, soulignant que la Charte de l’Onu accordait une responsabilité première au Conseil de sécurité pour le maintien de la paix et de la sécurité dans le monde. Le lendemain, une majorité des membres du Conseil de sécurité avait justifié les bombardements, rejetant une demande de la Russie qui avait exigé «l’arrêt immédiat» des frappes de l’Otan.
Le ministre yougoslave des Affaires étrangères, Zivadin Jovanovic, a appelé mercerdi l’Onu à «agir d’urgence» afin d’arrêter «l’agression de l’Otan» contre la Yougoslavie, dans une lettre adressée au secrétaire général Kofi Annan et citée par l’agence Tanjug. «Je vous invite à agir d’urgence pour que l’agression de l’Otan et le péril qu’elle constitue pour la paix et la sécurité internationales soit arrêtée immédiatement», écrit M. Jovanovic. «Vous avez l’occasion historique de vous placer du côté de la justice, de protéger l’autorité des Nations unies et de rétablir la confiance de l’humanité en l’organisation mondiale», indique M. Jovanovic. «Se soustraire à cette obligation équivaut à devenir le complice de l’effondrement du système des Nations unies», selon le...