Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Rallyes Colin McRae ou la tentation de la F1

En course pour un deuxième titre de champion du monde des rallyes – après celui de 1995 – avec ses succès consécutifs au Kenya et au Portugal, l’Écossais Colin McRae (Ford Focus) évoque de plus en plus le «rêve» de conduire une Formule 1 afin d’essayer de devenir le premier au monde à s’imposer dans les deux disciplines reines de la course automobile. Après un début de saison malchanceux – déclassé à Monte-Carlo pour une pompe à eau non conforme et abandon en Suède à cause d’une fuite de son joint de culasse – la réussite sourit enfin au rouquin Écossais. C’est tout d’abord son plus dangereux rival, le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi), qui est déclassé de la 2e place au Safari Rally pour avoir été aidé à changer une roue. Puis au Portugal les organisateurs annulent les deux dernières spéciales de la 2e étape, ce qui lui permet de conserver une mince avance de 12 sec 3/10 sur l’Espagnol Carlos Sainz et de 16 sec 5/10 sur le Français Didier Auriol, les deux pilotes Toyota qui auraient, sans cela, encore plus cherché à le pousser dans ses derniers retranchements. «Je ne pensais pas gagner si tôt cette saison», affirmait-il lors d’une conférence de presse au Palais des expositions de Porto juste après l’arrivée de la première épreuve sur terre cette saison. «Mais les développeurs de la Ford Focus ont accompli un très bon travail», ajoutait-il. «Maintenant, je peux penser au titre mondial même si c’est une nouvelle voiture. Mais il va falloir attendre les résultats de la prochaine épreuve en Catalogne (du 18 au 21 avril). Car sur l’asphalte, le poids excédentaire de la Focus (environ 70 kg selon les spécialistes) risque de se révéler un handicap insurmontable». En fin de saison viendra l’heure du choix pour cet homme de 30 ans qui possède déjà à son palmarès 18 succès dans des rallyes de championnat du monde. Les responsables de l’écurie Stewart-Ford l’ont déjà sollicité pour jauger ses aptitudes en circuit. «Conduire une Formule 1 est un rêve depuis l’enfance», lâche-t-il, un peu impressionné, lui qui n’aime guère les mondanités. Surtout dans une écurie dont la figure emblématique est son compatriote Jackie Stewart. Pourtant, l’Histoire prouve que jamais un pilote de rallye – de l’Anglais Vic Elford au Français Gérard Larousse – a réussi à se glisser avec succès dans les baquets de la F1. Les plus anciens citent seulement le Monégasque Louis Chiron, vainqueur notamment d’un Rallye de Monte-Carlo et d’un GP de F1 dans la principauté. Mais le début des années 50 était une autre époque. Peu démonté par les paroles peu amènes de l’Anglais Martin Brundle, selon lesquelles il n’a jamais connu les joies des frottements avec les autres concurrents dans les virages, McRae, avec son accent écossais prononcé, reconnaît qu’il n’a jamais fait de «test très probant» même s’il avait fait un essai avec Jordan il y a trois ans. Quelle que soit sa décision, la relève est prête. Son jeune frère Alistair a en effet remporté la catégorie des 2 litres au Portugal.
En course pour un deuxième titre de champion du monde des rallyes – après celui de 1995 – avec ses succès consécutifs au Kenya et au Portugal, l’Écossais Colin McRae (Ford Focus) évoque de plus en plus le «rêve» de conduire une Formule 1 afin d’essayer de devenir le premier au monde à s’imposer dans les deux disciplines reines de la course automobile. Après un début de saison malchanceux – déclassé à Monte-Carlo pour une pompe à eau non conforme et abandon en Suède à cause d’une fuite de son joint de culasse – la réussite sourit enfin au rouquin Écossais. C’est tout d’abord son plus dangereux rival, le Finlandais Tommi Makinen (Mitsubishi), qui est déclassé de la 2e place au Safari Rally pour avoir été aidé à changer une roue. Puis au Portugal les organisateurs annulent les deux dernières...