Dans un établissement qui a requis l’anonymat, des retards scolaires fréquents observés au niveau de la classe de huitième ont poussé la direction à prévoir des cours de rattrapage pour les élèves qui avaient des problèmes à suivre les leçons ordinaires. L’éducatrice nous raconte cette expérience. «Tous les enseignants sont convaincus que le problème commence en huitième en raison de la soudaine diversification des matières», dit-elle. «Personnellement, je suis convaincue que le problème est plutôt socio-culturel. Beaucoup d’enfants ne parlent français qu’en classe. Pour l’arabe, il y a un écart entre la langue parlée et la langue écrite. Résultat : ils sont faibles dans les deux langues». Interrogée sur le taux de succès de ces cours supplémentaires, elle affirme qu’il est très élevé. «Il y a évidemment l’inconvénient que l’élève sorte de la classe pour assister à un autre cours que ses camarades», fait-elle remarquer. «Mais cela a affecté un nombre très réduit d’élèves qui se sont sentis frustrés par un pareil isolement». Cependant, elle avoue que ces cours, pourtant donnés dans le cadre des horaires et gratuitement, ne sont pas la solution idéale. Selon elle, les nouveaux programmes nationaux adoptés à partir de cette année apporteront la solution avec une progression plus graduelle. Mais il faut attendre trois ans pour constater les progrès, le temps que les enfants de 11e (qui commencent le programme cette année) arrivent en 8e. «Les nouveaux systèmes d’évaluation permettent au professeur de tester l’acquisition de chaque notion», précise-t-elle. «De plus, chez nous, il y aura deux enseignants dans chaque classe jusqu’en 7e, à partir de l’année prochaine. L’un pourra vérifier la compréhension quand l’autre explique». Elle ajoute que les nouveaux programmes prévoient des exercices de «remédiation» et de soutien à partir de la 11e.
Dans un établissement qui a requis l’anonymat, des retards scolaires fréquents observés au niveau de la classe de huitième ont poussé la direction à prévoir des cours de rattrapage pour les élèves qui avaient des problèmes à suivre les leçons ordinaires. L’éducatrice nous raconte cette expérience. «Tous les enseignants sont convaincus que le problème commence en huitième en raison de la soudaine diversification des matières», dit-elle. «Personnellement, je suis convaincue que le problème est plutôt socio-culturel. Beaucoup d’enfants ne parlent français qu’en classe. Pour l’arabe, il y a un écart entre la langue parlée et la langue écrite. Résultat : ils sont faibles dans les deux langues». Interrogée sur le taux de succès de ces cours supplémentaires, elle affirme qu’il est très élevé. «Il y...
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