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Actualités - Chronologie

Rôle et influence des souverains belges

Le rôle et l’influence des souverains belges se sont réduits, depuis la Seconde Guerre mondiale, comme peau de chagrin, pour se résumer aujourd’hui à une fonction essentiellement symbolique de garant de l’unité nationale. Après les rois de l’indépendance, Léopold Ier (1831-1865), de l’aventure coloniale, Léopold II (1865-1909) et de la résistance à l’Allemagne durant la Première Guerre mondiale, Albert Ier (1909-1934), la fonction royale a perdu de son pouvoir réel avec Léopold III, resté en Belgique sous l’occupant nazi et mal accueilli pour son retour éphémère sur le trône en 1950. Son successeur Baudouin (1951-1993) a su se faire apprécier des Belges par l’écoute dont il fit preuve à l’égard des moins favorisés, comme en témoignèrent ses funérailles d’août 1993 marquées par une vague d’émotion populaire. La fin de son règne fut toutefois singulièrement brouillée par sa décision d’avril 1990 de se mettre en «impossibilité de régner» pendant 24 heures pour ne pas avoir à signer la loi dépénalisant l’avortement, à laquelle il était personnellement opposé. Le souverain actuel Albert II continue à devoir signer l’ensemble des lois du pays, mais le gouvernement assume pleinement la responsabilité de ses actes et le roi, tenu à la discrétion, ne doit pas discuter publiquement la politique du moment. Pour avoir lancé un appel en faveur d’une justice «plus humaine et plus efficace» en septembre 1996, peu après l’éclatement de l’affaire Dutroux, Albert II avait été critiqué dans les médias pour une intervention malvenue. Le roi n’en continue pas moins à se tenir informé des grandes affaires de la nation et n’hésite pas à décrocher son téléphone pour faire en privé des suggestions ou des mises en garde. Ce fut le cas en avril 1998 pour que la Générale de Banque, première banque du pays, soit bien reprise par le bancassureur belgo-néerlandais Fortis, ce qui constituait la dernière chance de créer une «grande banque belge». Le roi confère également chaque année quelques titres de noblesse, comme celui de comte en juillet 1998 au coprésident de Fortis, Maurice Lippens, pour son succès dans le rachat de la Générale. Mais Albert II ne souhaite plus rencontrer Albert Frère, fait baron par Baudouin, depuis que le financier wallon a vendu la banque BBL, l’assureur Royale Belge et le pétrolier Petrofina à l’étranger. Ce qui n’empêche pas l’homme le plus riche de Belgique de continuer à mener ses affaires à sa guise.
Le rôle et l’influence des souverains belges se sont réduits, depuis la Seconde Guerre mondiale, comme peau de chagrin, pour se résumer aujourd’hui à une fonction essentiellement symbolique de garant de l’unité nationale. Après les rois de l’indépendance, Léopold Ier (1831-1865), de l’aventure coloniale, Léopold II (1865-1909) et de la résistance à l’Allemagne durant la Première Guerre mondiale, Albert Ier (1909-1934), la fonction royale a perdu de son pouvoir réel avec Léopold III, resté en Belgique sous l’occupant nazi et mal accueilli pour son retour éphémère sur le trône en 1950. Son successeur Baudouin (1951-1993) a su se faire apprécier des Belges par l’écoute dont il fit preuve à l’égard des moins favorisés, comme en témoignèrent ses funérailles d’août 1993 marquées par une vague...