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Actualités - Chronologie

La Douma préfère se passer de l'aide du FMI

La Russie doit «éviter d’emprunter au Fonds monétaire international», a déclaré lundi le président de la Douma, Guennadi Seleznev, après les déclarations du directeur général du FMI liant les prêts et l’arrêt des opérations militaires menées en Tchétchénie. Les prêts du FMI promis à la Russie pour 1999 et 2000, remis en cause par les dernières déclarations de Michel Camdessus, sont déjà inscrits dans le budget de l’an prochain sur lequel devait se prononcer la Douma lundi en troisième lecture. La position de M. Seleznev (membre du PC) est partagée par les autres communistes de la Douma, principale force politique de la Chambre basse. «Le gouvernement doit se montrer plus ferme et trouver des sources de financements supplémentaires en Russie», a ainsi déclaré Viktor Ilioukhine, président de la commission de la Sécurité à la Douma. «Cela est possible», a relevé le député communiste, citant comme source de financement envisageable le monopole gazier Gazprom ou d’éventuelles renationalisations des géants pétroliers russes. «Il va falloir faire tout notre possible pour réduire au maximum les crédits extérieurs, ainsi que toutes nos relations avec les institutions financières internationales», a-t-il ajouté. Si la Russie devait se passer des prêts du FMI l’an prochain, il lui faudrait prévoir une augmentation de ses recettes budgétaires ou supprimer certaines lignes de dépenses inscrites dans le projet de budget. Mais les recettes envisagées, à 791 milliards de roubles (24,7 mds de dollars au taux de 32 roubles pour un dollar retenu dans la loi de finances), sont déjà tendues, estiment les experts. Le ministre russe des Finances Mikhaïl Kassianov a relevé de son côté que la Russie ne partageait pas les préoccupations du FMI à propos du «financement des opérations antiterroristes» menées en Tchétchénie. Cette année, les recettes budgétaires sont excédentaires par rapport aux prévisions, et elles iront en partie au financement des opérations militaires. «L’augmentation des dépenses de la Défense n’est pas considérable et le FMI n’a pas lieu de s’inquiéter», a souligné le ministre. «La Russie remplit parfaitement tous ses engagements (économiques) envers le Fonds», y compris pour le financement des opérations au Caucase du Nord, a souligné M. Kassianov. Et «nous ne voyons pas de raison pour des préoccupations économiques». À moins qu’il ne s’agisse d’inquiétudes «politiques», a-t-il relevé. «Dans ce cas, je tiens à rappeler que le FMI n’est pas une organisation politique». Le directeur général du FMI avait déclaré dimanche à Madrid que le FMI ne pourrait pas continuer à aider la Russie contre l’avis du reste du monde, en raison de la guerre en Tchétchénie. La campagne militaire russe en Tchétchénie est «violente et la réaction de l’opinion publique est très négative», a-t-il expliqué.
La Russie doit «éviter d’emprunter au Fonds monétaire international», a déclaré lundi le président de la Douma, Guennadi Seleznev, après les déclarations du directeur général du FMI liant les prêts et l’arrêt des opérations militaires menées en Tchétchénie. Les prêts du FMI promis à la Russie pour 1999 et 2000, remis en cause par les dernières déclarations de Michel Camdessus, sont déjà inscrits dans le budget de l’an prochain sur lequel devait se prononcer la Douma lundi en troisième lecture. La position de M. Seleznev (membre du PC) est partagée par les autres communistes de la Douma, principale force politique de la Chambre basse. «Le gouvernement doit se montrer plus ferme et trouver des sources de financements supplémentaires en Russie», a ainsi déclaré Viktor Ilioukhine, président de la...