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Actualités - Chronologie

Technologie - Résultat de la recherche spatiale Fibres anti-couteau

De nouvelles fibres de haute technologie, légères et souples, sont désormais capables de stopper toutes les attaques à l’arme blanche, de plus en plus nombreuses. Le procédé de fabrication de ces fibres est soigneusement tenu secret par les quelques sociétés qui viennent de présenter leurs produits au Salon des nouvelles technologies de sécurité (Milipol) du Bourget près de Paris, et qui se limitent à indiquer que les fibres sont associées à des résines issues de la recherche spatiale. Ces tissus composites forment une trame beaucoup plus résistante que les systèmes traditionnels en écaille, métal ou céramique, mais leur poids est moindre et le matériau reste souple. «Il suffit par exemple de superposer trois couches de notre textile pour stopper une seringue standard», a expliqué M. Christian Neyroud, représentant français de la société hollandaise Twaron Products, en pointe dans ce domaine avec sa fibre Twaron SRM, basée sur des microfilaments liés à des particules de carbure de silicium. Surface abrasive Non seulement cette matière peut stopper net un couteau, mais elle est aussi recouverte d’une surface abrasive, qui réagit au contact d’une lame ou de la pointe du pic à glace, «usant» l’arme qui devient de moins en moins efficace en cas d’attaques successives. «Les gilets de protection “balistique” ne répondaient pas aux agressions à l’arme blanche», note un représentant du groupe international DuPont qui a mis au point une autre de ces fibres révolutionnaires, dérivé amélioré du Kevlar, fibre synthétique créée par DuPont. «C’est sur la demande des policiers et des fabricants de gilets de protection que nous avons mis au point cette nouvelle technologie», poursuit-il. Depuis quelques années, soulignent les fabricants, les attaques à l’arme blanche prennent de plus en plus d’importance et sont beaucoup plus fréquentes que les agressions avec des armes à feu. Ces «superfibres» ont permis l’apparition de nouveaux gilets anti-agression qui connaissent un grand succès. Plus légers, plus souples et capables de résister aux couteaux, tournevis, poignards, pics à glace ou seringues, ils peuvent être portés de façon prolongée, sous une chemise. «Ils sont avant tout destinés aux services de police ainsi qu’aux services de sécurité privés», explique Jérôme Chalandard, qui commercialise en France ce type de produits pour la société Arès. «Mais leur prix devrait rester relativement bas, entre 2 500 francs (380 euros) et 3 000 francs (460 euros) et ils seront accessibles aux particuliers», conclut-il.
De nouvelles fibres de haute technologie, légères et souples, sont désormais capables de stopper toutes les attaques à l’arme blanche, de plus en plus nombreuses. Le procédé de fabrication de ces fibres est soigneusement tenu secret par les quelques sociétés qui viennent de présenter leurs produits au Salon des nouvelles technologies de sécurité (Milipol) du Bourget près de Paris, et qui se limitent à indiquer que les fibres sont associées à des résines issues de la recherche spatiale. Ces tissus composites forment une trame beaucoup plus résistante que les systèmes traditionnels en écaille, métal ou céramique, mais leur poids est moindre et le matériau reste souple. «Il suffit par exemple de superposer trois couches de notre textile pour stopper une seringue standard», a expliqué M. Christian Neyroud,...