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Actualités - Chronologie

Nouvelle escalade de la violence en Corse

Près de 2 000 personnes ont manifesté contre la violence hier matin à Ajaccio, et environ 700 à Bastia, au lendemain de deux attentats commis en plein jour, qui ont fait une dizaine de blessés. Ces rassemblements regroupaient essentiellement des employés de la Fonction publique, dont deux bâtiments ont été visés par les poseurs de bombe. Une autre manifestation est prévue aujourd’hui. Le conseil municipal d’Ajaccio a voté jeudi soir une motion appelant à un rassemblement en début d’après-midi devant la préfecture. «Nous rejetons catégoriquement la violence terroriste qui s’exacerbe», a déclaré vendredi matin à Ajaccio Paul Giacomoni, porte-parole de l’intersyndicale. «Nous voulons agir pour sortir de la tenaille qui nous enserre, entre les préalables de tout genre, qu’ils viennent des nationalistes ou de l’État», a-t-il ajouté. Les deux attentats commis contre des bâtiments publics, en plein jour, ont fait une dizaine de blessés jeudi à Ajaccio, marquant une nouvelle escalade de la violence en Corse. Le président Jacques Chirac a condamné ces attentats «destinés à tuer» et appelé l’État et les responsables politiques corses «à agir avec la plus grande fermeté contre la spirale de la déraison». Le Premier ministre Lionel Jospin, qui concluait avec lui la conférence de presse finale du 22e sommet franco-britannique à Londres, a promis de ramener les terroristes à la raison. Le Premier ministre a dépêché en Corse le ministre de l’Équipement et des Transports, Jean-Claude Gayssot. Des groupes clandestins avaient déjà commis des attentats en plein jour en 1996 et en 1991 mais en prenant plus de précaution pour éviter des victimes. Vingt-cinq minutes avant les explosions, en fin de matinée jeudi, un inconnu a téléphoné à une station de radio locale pour dire : «Dans vingt-cinq minutes, ça va sauter». Il a donné une liste précise de bâtiments visés en conseillant de prévenir le commissariat. La plupart des bâtiments publics d’Ajaccio ont été évacués rapidement une fois l’alerte donnée par les pouvoirs publics. Ces attentats surviennent une semaine après la publication de deux rapports parlementaires sur les services de sécurité en Corse, rapports qui ont dénoncé les dysfonctionnements de l’État dans l’île.
Près de 2 000 personnes ont manifesté contre la violence hier matin à Ajaccio, et environ 700 à Bastia, au lendemain de deux attentats commis en plein jour, qui ont fait une dizaine de blessés. Ces rassemblements regroupaient essentiellement des employés de la Fonction publique, dont deux bâtiments ont été visés par les poseurs de bombe. Une autre manifestation est prévue aujourd’hui. Le conseil municipal d’Ajaccio a voté jeudi soir une motion appelant à un rassemblement en début d’après-midi devant la préfecture. «Nous rejetons catégoriquement la violence terroriste qui s’exacerbe», a déclaré vendredi matin à Ajaccio Paul Giacomoni, porte-parole de l’intersyndicale. «Nous voulons agir pour sortir de la tenaille qui nous enserre, entre les préalables de tout genre, qu’ils viennent des nationalistes ou...