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Actualités - Reportages

L'ELFS : cinquante ans d'existence et des innovations importantes

Les professions sociales sont appelées à croître, assurent des spécialistes libanais et occidentaux. Assiste-t-on à un retour aux sources, c’est-à-dire vers des valeurs plus humaines ? Faut-il y voir un ralentissement des excès de la technologie ou au contraire une expansion encore plus dévastatrice ? D’où le besoin urgent de faire appel aux experts du travail social. Réalité ou fiction ? Beaucoup de questions mais nous en sommes toujours aux réflexions. Avec May Hazaz, la nouvelle directrice de l’École libanaise de formation sociale, en fonction depuis 1998, nous avons établi les grandes lignes de cet organisme qui a fêté ses 50 ans en juin 98. Grandes lignes historiques, mais aussi d’importantes innovations. De 1948 à 1999, un long parcours a été fait : adaptation des programmes, changement de statut académique, contact inter-universités, relations internationales... Il fallait être avec son temps. «Oui ! L’avenir ne se prévoit pas, nous dit May Hazaz, il se prépare, jour après jour, il est ouvert à ceux et à celles qui le voient autrement que sous l’écueil de la morosité ; qui le voient avec réalisme et optimisme car nous avons confiance dans la bonté des hommes et des femmes». Notre interlocutrice, première assistante sociale à préparer un doctorat sur la «Femme et le pouvoir», en service social, est une ancienne guide touristique et cofondatrice du club des Vieux sentiers... Parlant d’une formation qui développe la «stratégie prospective», elle précise : «Pour nous, c’est être en mesure d’amener les étudiants à se projeter dans l’avenir et les faire réfléchir sur le choix impératif d’un projet de société : Quel Liban voulons-nous ? Quel type de société voulons-nous construire ? comment concilier tradition et modernité ? Techno-science et humanisme... Anticiper dans le quotidien professionnel, c’est réfléchir sur les priorités quand il s’agit de traiter de la protection d’un bien public et du respect du droit des personnes...». C’est faire réfléchir sur la «valeur éthique de la relation d’aide» et faire connaître plusieurs «alternatives» en vue des «choix» et des «décisions». Entre 600 à 800 personnes ont été formées dans cet organisme qui dépend de la faculté des lettres et des Sciences humaines de l’USJ. Trois années d’études au cœur de la théorie et de la pratique, à travers des stages, l’étudiant est prêt pour sa licence, sa maîtrise... Les choses ont bien changé depuis 48. Les problèmes et les besoins aussi. On crée des centres de développement communautaire dans les banlieues, les quartiers populaires des villes et en milieu rural. On fait de l’animation sociale spécialisée dans ces mêmes milieux. Il faut donc des spécialistes, l’ELFS est à l’écoute et en collaboration avec des organismes libanais et internationaux planifie et passe à l’action. Toute une équipe est présente. Un «staff» complet. Même le circuit administratif est impliqué dans la bonne marche de cet organisme. La riche bibliothèque également... On forme des experts dans le domaine de la prévention de la délinquance. On assure la formation permanente, et aujourd’hui les acteurs sociaux sont appelés à «maintenir le lien social dans les situations difficiles de violence, voire de guerre». L’École libanaise de formation sociale, c’est aussi un style de travail et de réflexion qui apporte un peu d’humanisme dans un monde frustrant et complexe... Une étude réalisée par des Américains en 1993, estimait que les professions sociales seraient classées parmi les dix premières professions pour le troisième millénaire. Faut-il s’en étonner ?
Les professions sociales sont appelées à croître, assurent des spécialistes libanais et occidentaux. Assiste-t-on à un retour aux sources, c’est-à-dire vers des valeurs plus humaines ? Faut-il y voir un ralentissement des excès de la technologie ou au contraire une expansion encore plus dévastatrice ? D’où le besoin urgent de faire appel aux experts du travail social. Réalité ou fiction ? Beaucoup de questions mais nous en sommes toujours aux réflexions. Avec May Hazaz, la nouvelle directrice de l’École libanaise de formation sociale, en fonction depuis 1998, nous avons établi les grandes lignes de cet organisme qui a fêté ses 50 ans en juin 98. Grandes lignes historiques, mais aussi d’importantes innovations. De 1948 à 1999, un long parcours a été fait : adaptation des programmes, changement de statut...