M. Anouar el-Halabi, moukhtar du village de Bchamoun, retrace les étapes des longues journées du siège : «Lors des manifestations à Beyrouth durant les premiers jours du mois de novembre, un comité des habitants de Bchamoun a pris la route de la capitale afin de manifester leur soutien à l’émir Arslan et lui demander de ne pas hésiter à venir dans leur village si le besoin s’en présente. En fait, l’occasion ne tarde pas et, quelques jours plus tard, l’émir Majid, accompagné par Sabri Hamadé et Habib Bacha el-Saad, arrive au village pour y chercher refuge. Les trois hommes sont alors logés dans la maison qui deviendra par la suite celle de l’indépendance, et les habitants de la localité et des bourgs avoisinants leur servent de gardes du corps, maintenant les forces de l’ordre du mandat français en dehors du village jusqu’à ce que le drapeau libanais ait été hissé pour la première fois». Ce même drapeau, en tissu, est conservé dans la maison qu’Oum Samir, descendante des Halabi, habite toujours. Celle-ci raconte les moments cruciaux du 22 novembre : «Ce jour-là, tôt le matin, M. Henri Pharaon est arrivé chez nous essoufflé tenant dans sa main le drapeau. Il devait le remettre à l’émir. Ce dernier dormait au salon, il entre chez lui et le lui donne. L’émir prend le drapeau, l’embrasse et monte le hisser sur le toit. À l’époque, tout le monde nous disait que les Français allaient bombarder la maison reconnaissable de loin à cause du drapeau. Mais mon beau-père répondait alors : “J’ai voyagé une première fois pour pouvoir construire, cette maison. Je referais le voyage si besoin est. L’important maintenant est l’indépendance du pays”».
M. Anouar el-Halabi, moukhtar du village de Bchamoun, retrace les étapes des longues journées du siège : «Lors des manifestations à Beyrouth durant les premiers jours du mois de novembre, un comité des habitants de Bchamoun a pris la route de la capitale afin de manifester leur soutien à l’émir Arslan et lui demander de ne pas hésiter à venir dans leur village si le besoin s’en présente. En fait, l’occasion ne tarde pas et, quelques jours plus tard, l’émir Majid, accompagné par Sabri Hamadé et Habib Bacha el-Saad, arrive au village pour y chercher refuge. Les trois hommes sont alors logés dans la maison qui deviendra par la suite celle de l’indépendance, et les habitants de la localité et des bourgs avoisinants leur servent de gardes du corps, maintenant les forces de l’ordre du mandat français en dehors du...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.