L’Angleterre, victorieuse samedi à Glasgow (2-0), grâce à deux buts de Paul Scholes, sera favorite, ce soir à Wembley, du match retour contre l’Écosse dans les barrages des éliminatoires de l’Euro 2000 et cherchera à marquer très tôt pour assurer définitivement sa qualification. L’Écosse quant à elle, devrait faire mieux que gagner pour se qualifier ; elle devra réécrire le livre des records. En effet, les Écossais doivent au moins s’imposer 2-0 pour espérer faire ensuite la différence au cours des prolongations ou 3-1 pour l’emporter dès le coup de sifflet final. Or ils n’ont jamais battu l’Angleterre à Wembley avec une différence de deux buts depuis le 3-1 de 1949; ils n’ont plus battu les Anglais chez eux depuis 1985 et ne leur ont même plus inscrit un but depuis leur défaite 2-1 en 1986. Quant à la dernière fois qu’elle a gagné à Wembley, c’était en 1981 (1-0). «Heureusement que nous n’avons pas encaissé un troisième but à Hampden Park. Si nous marquons d’entrée, le match sera plus ouvert», a expliqué Brown, partisan de la méthode Coué, et dont la sélection n’a jamais perdu deux matches d’affilée depuis six ans qu’il est aux commandes. Dans son analyse, Brown est rejoint par le capitaine anglais Alan Shearer : «Je peux comprendre que les fans s’attendent à voir quatre, cinq ou six buts, mais il est probable que ce sera plutôt un match très serré. Ce sera très important de marquer le premier but et nous devons faire en sorte que ce soit nous», a insisté Shearer. Qualifiée de «bataille de Grande-Bretagne» par la presse à sensation, la première manche avait donné lieu à neuf avertissements sur terrain et 123 interpellations autour des pubs de Glasgow. La police espère que le résultat de l’aller a calmé les fans, mais sera quand même très vigilante, l’Angleterre étant candidate à l’organisation du Mondial-2006. Pour que l’ordre règne aussi sur le terrain, l’UEFA a choisi l’Italien Pierluigi Collina, l’un des meilleurs sifflets européens. L’Anglais Paul Ince craint tout particulièrement l’arbitre chauve car il l’a déjà exclu deux fois, sous le maillot anglais, l’an dernier, et sous celui de l’Inter. Une seule chose est sûre : l’Angleterre mènera encore contre l’Écosse après le match de mercredi: sur les 109 rencontres déjà disputées depuis 1874, elle en a déjà remporté 45, contre 40 victoires écossaises. La Slovénie est prête La Slovénie, petit pays indépendant depuis le 15 janvier 1992, dont la fédération de football ne compte que 12 000 licenciés, veut croire en l’exploit de se qualifier, pour la première fois, pour une phase finale d’un championnat d’Europe des nations, lors des barrages retour où il lui faudra défier l’Ukraine à Kiev. Vainqueurs 2 à 1 à l’aller, grâce à un superbe but de Milenko Acimovic (auteur d’un lob de plus de 45 mètres) en fin de rencontre, les joueurs de Srecko Katanec, ex-meneur de jeu de la Sampdoria Gênes (Italie) version Vjuladin Boskov au début des années 90, sont conscients qu’ils peuvent réaliser une grande performance. À Ljubljana, Joszef Szabo, le sélectionneur de l’Ukraine, a perdu la bataille tactique. Malgré une belle entame, les camarades d’Andreï Chevchenko, qui a encore marqué, n’ont jamais su endiguer la «furia» slovène. Pis, ils ont été réduits à user d’expédients peu recommandables. Conséquence: Szabo devra se priver, pour le retour, d’Andreï Gusin, le milieu de terrain, bêtement exclu, ainsi que de son arrière Misha Parfionov. Katanec, en connaisseur, s’attend à une domination étouffante de l’Ukraine emmenée par son duo offensif Chevchenko-Rebrov. Pour répondre, il mise sur l’esprit de solidarité et sur les coups de génie de l’attaquant de l’Olympiakos Le Pirée (Grèce) Zlatko Zahovic, l’étoile de cette équipe. Turquie-Eire (1-1) S’ils sont en ballotage favorable, les Turcs ne sont pas rassurés. Malgré le score acquis dans la douleur à Dublin, les joueurs de Mick McCarthy ne sont pas du genre à douter. Bien au contraire. Même si le vétéran Tony Cascarino se retrouvera seul en pointe en raison de la suspension de Robbie Keane. Cependant, l’organisation technico-collective, dictée par Mustafa Denizili, a déjà fait ses preuves, notamment en poule où les Turcs ont pris 4 points sur 6 aux Allemands. En vieux renard, Denizili est conscient qu’il ne faudra pas calculer et se replier malgré le résultat favorable pour pouvoir rééditer la performance de se qualifier pour une deuxième phase finale consécutive d’un Euro. En revanche, la sélection danoise n’aura pas besoin de hausser son niveau de jeu. Il lui suffira d’être tout simplement concentrée. Auteur du score le plus large à l’issue des matches aller (5-0), le Danemark peut d’ores et déjà se considérer qualifié. Cette équipe a virtuellement rejoint la Belgique, les Pays-Bas (les deux pays coorganisateurs), l’Italie, la Norvège, l’Allemagne, la France, la Suède, l’Espagne, la Roumanie, la Yougoslavie, la République tchèque et le Portugal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’Angleterre, victorieuse samedi à Glasgow (2-0), grâce à deux buts de Paul Scholes, sera favorite, ce soir à Wembley, du match retour contre l’Écosse dans les barrages des éliminatoires de l’Euro 2000 et cherchera à marquer très tôt pour assurer définitivement sa qualification. L’Écosse quant à elle, devrait faire mieux que gagner pour se qualifier ; elle devra réécrire le livre des records. En effet, les Écossais doivent au moins s’imposer 2-0 pour espérer faire ensuite la différence au cours des prolongations ou 3-1 pour l’emporter dès le coup de sifflet final. Or ils n’ont jamais battu l’Angleterre à Wembley avec une différence de deux buts depuis le 3-1 de 1949; ils n’ont plus battu les Anglais chez eux depuis 1985 et ne leur ont même plus inscrit un but depuis leur défaite 2-1 en 1986....