Le match extrêmement serré qui a opposé, dans des conditions idéales, mardi après-midi, le voilier «Luna Rossa», du syndicat italien Prada Challenge, à «Young America» du New York Yacht Club, a donné aux spectateurs un avant-goût des matches de la finale des challengers. Lors de cette 8e journée du 2e round robin de la Coupe Louis Vuitton qui s’est déroulée sur une mer peu agitée, dans une brise passant progressivement de 8 à 16 nœuds et sous un grand soleil, les deux meilleurs challengers ont bataillé durant 2 heures 13 minutes et 42 secondes. Les deux voiliers, communément admis comme étant les plus rapides de la flotte des challengers, se sont rarement éloignés l’un de l’autre de plus de deux longueurs, pendant les deux premiers tiers de la course. Toutefois, Young America n’a jamais pu prendre l’avantage sur son adversaire. Au cours du premier bord de près, les Americains lancèrent une impressionnante offensive sur les Italiens, tentant de forcer le passage au gré de 24 virements de bord consécutifs systématiquement couverts par Luna Rossa. À titre comparatif, sur le même bord et se livrant au même genre d’exercice, les duels AmericaOne – Abracadabra et Stars and Stripes – Bravo Espagna se sont joués en 17 virements. Parachute L’écart Prada-Young America, qui était de 21 secondes à la première bouée au vent, s’est rétréci à 14 secondes à la fin du bord sous spi et est resté à 14 secondes après le second bord de près. C’est au moment de rentrer le spi pour la seconde fois que les Américains sacrifièrent leur course. Le spi est tombé à l’eau créant un parachute qui arrêta quasiment le bateau noir sur place, pendant que Luna Rossa continuait tranquille son dernier tour vers une nouvelle victoire, avec 1 minute et 14 secondes d’avance. Les Américains, incapables de remonter leur voile à bord, durent finalement la libérer et laisser à la maintenance le soin de la récupérer. L’autre course la plus serrée de la journée s’est jouée entre Stars and Stripes et le défi espagnol, dont les bateaux sont de vitesse quasi équivalente. Mais la nouvelle équipe de stratèges à bord de Stars and Stripes a sans doute contribué aux 50 secondes d’avance sur la ligne d’arrivée. Deuxième victoire pour le défi français Sixième Sens, le bateau du défi français Bouygues Telecom Transiciel, a battu de 1 minute et deux secondes Be Happy, le bateau jaune à deux quilles des Suisses, remportant sa deuxième victoire en sept courses, au cours du deuxième round robin de la Coupe Louis Vuitton, mardi dans le golfe d’Hauraki. La course a eu lieu sous le soleil dans une mer peu agitée avec un vent variant de huit à quinze nœuds. Après avoir dominé le départ, en chassant le bateau suisse loin de la ligne, le bateau français est finalement revenu vers la ligne qu’il a coupée 14 secondes après le coup de canon, suivi par les Suisses, 23 secondes derrière. «Il faut que nous trouvions des parades tactiques pour le départ, surtout lorsque nous rentrons sur la ligne par babord», a estimé l’ancien skipper français Marc Pajot, qui dirige dans cette coupe le syndicat suisse Fast 2000. L’écart s’est ensuite doucement creusé, sauf sur les premier et troisième bords sous spi au cours desquels Be Happy a repris 51 secondes puis 7 secondes à Sixième Sens, indiquant une faible différence de vitesse entre les deux bateaux. Dix-septième homme «De façon générale, nous avons gardé un contrôle très serré» a estimé Xavier de Lesquen, le directeur du défi qui a couru à bord de Sixième Sens en tant que «dix-septième homme». Chaque jour, les challengers ont le droit d’embarquer un «visiteur» appelé dix-septième homme à bord selon des règles strictes de non-intervention et de non-participation à la manœuvre ni à la stratégie. Bien que le défi français courait aujourd’hui dans la huitième série de régates, il lui reste le match de la sixième course (contre AmericaOne) à effectuer en fin de round robin 2. Mercredi, le syndicat français rencontre le défi hawaïen Abracadabra 2000. En gagnant contre Abracadabra, le défi Bouygues Telecom Transiciel pourrait gagner deux ou trois places au classement général. «Il faut absolument gagner demain et si possible et avec un peu de chance une autre fois encore d’ici la fin du round», a ajouté Xavier de Lesquen. Le défi est pour le moment neuvième au classement général. Seuls les six premiers participeront aux demi-finales des challengers en janvier 2000. La Coupe Louis Vuitton a pour but de sélectionner le meilleur challenger pour affronter le défendeur de la Coupe de l’America Team New Zealand dans la Coupe de l’America en février 2000. La course Sydney-Hobart surveillée en permanence par hélicoptère La course à la voile Sydney-Hobart sera surveillée en permanence, cette année, par un hélicoptère afin d’éviter l’hécatombe de l’an dernier où six personnes avaient été portées disparues en mer, ont annoncé mardi les organisateurs. Un Sikorsky S76A, hélicoptère de recherche et de secours pouvant intervenir par tout temps, de jour comme de nuit, survolera en permanence la flotte pendant la course, qui se déroule fin décembre entre Sydney et la capitale de la Tasmanie. «Il sera comme un ange gardien dans le ciel, à surveiller la flotte», a affirmé le directeur de la course, Phil Thompson.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le match extrêmement serré qui a opposé, dans des conditions idéales, mardi après-midi, le voilier «Luna Rossa», du syndicat italien Prada Challenge, à «Young America» du New York Yacht Club, a donné aux spectateurs un avant-goût des matches de la finale des challengers. Lors de cette 8e journée du 2e round robin de la Coupe Louis Vuitton qui s’est déroulée sur une mer peu agitée, dans une brise passant progressivement de 8 à 16 nœuds et sous un grand soleil, les deux meilleurs challengers ont bataillé durant 2 heures 13 minutes et 42 secondes. Les deux voiliers, communément admis comme étant les plus rapides de la flotte des challengers, se sont rarement éloignés l’un de l’autre de plus de deux longueurs, pendant les deux premiers tiers de la course. Toutefois, Young America n’a jamais pu prendre...