Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Convention signée sur les 2 pipe-lines reliant la Caspienne à la Turquie

Des accords sur la construction de pipe-lines stratégiques, devant acheminer le pétrole et le gaz de la Caspienne sur les marchés mondiaux via la Turquie, ont été signés à Istanbul entre les présidents des pays concernés, en marge du sommet de l’OSCE. Ces accords définissent le cadre légal pour la construction d’un oléoduc entre Bakou et Ceyhan (sud de la Turquie) via Tbilissi, et d’un gazoduc transcaspien pour acheminer le gaz turkmène vers la Turquie, a précisé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. Le président américain, Bill Clinton, a assisté à la signature en tant que témoin. Les États-Unis ont farouchement défendu ces deux projets, qui évitent un acheminement du gaz et du pétrole à travers la Russie ou l’Iran, leur permettant ainsi d’accroître leur influence dans la région. L’accord entre gouvernements sera soumis au vote des Parlements des pays signataires le plus tôt possible, a précisé le ministère turc des Affaires étrangères. L’oléoduc Bakou-Ceyhan, long de 2 000 km, a un coût estimé entre 2,7 et 3,3 milliards de dollars. Le gazoduc qui doit traverser la mer Caspienne sera long de 1 943 km, pour un coût estimé à 2,5 milliards de dollars. Pour l’oléoduc, la Turquie fournira uniquement une garantie financière de 1,4 milliard de dollars pour la partie passant par son territoire. Cette partie sera réalisée par la compagnie d’État turque Botas. Le but des pays impliqués est de réaliser d’ici à 2004 l’oléduc Bakou-Ceyhan, et fin 2002 le gazoduc transcaspien, selon le ministère turc. Ces accords ont été complétés par une «déclaration d’Istanbul» entre l’Azerbaïdjan, la Géorgie, le Kazakhstan et la Turquie, où ils s’engagent à prendre les mesures nécessaires pour assurer l’achèvement de l’oléoduc en 2004. Le Kazakhstan y a «exprimé sa volonté de transférer une quantité substantielle de pétrole à travers cet oléoduc», selon le texte. Azerbaïdjan, Géorgie et Turquie ont également signé une déclaration d’intention pour développer le gaz azerbaïdjanais. Achkhabad avait conclu en mai avec Ankara un accord pour la livraison de 16 milliards de m3 de gaz par an pendant 30 ans. Les 14 autres milliards de m3 que le gazoduc pourra acheminer à capacité pleine pourraient, dans une seconde phase, être exportés vers l’Europe. Reste maintenant à trouver les financements, et à s’entendre avec les compagnies pétrolières parties prenantes dans l’exploitation du pétrole et du gaz de la Caspienne, pour réaliser ces deux projets.
Des accords sur la construction de pipe-lines stratégiques, devant acheminer le pétrole et le gaz de la Caspienne sur les marchés mondiaux via la Turquie, ont été signés à Istanbul entre les présidents des pays concernés, en marge du sommet de l’OSCE. Ces accords définissent le cadre légal pour la construction d’un oléoduc entre Bakou et Ceyhan (sud de la Turquie) via Tbilissi, et d’un gazoduc transcaspien pour acheminer le gaz turkmène vers la Turquie, a précisé le ministère turc des Affaires étrangères dans un communiqué. Le président américain, Bill Clinton, a assisté à la signature en tant que témoin. Les États-Unis ont farouchement défendu ces deux projets, qui évitent un acheminement du gaz et du pétrole à travers la Russie ou l’Iran, leur permettant ainsi d’accroître leur influence dans la...