La tension monte à Auckland à l’approche des demi-finales de la Coupe Louis-Vuitton, qui vont mettre aux prises six bateaux pour deux places de finaliste, à partir du 2 janvier. La conférence de presse qui a eu lieu hier à Auckland, la première depuis la fin du troisième round robin des qualifications, a donné une idée de la forte pression qui s’exerce sur les rescapés des éliminatoires, entamées avec onze candidats il y a deux mois. «Les six demi-finalistes sont tous très compétitifs et les bateaux vont de plus en plus à des allures remarquablement similaires. Vous allez voir que la compétition va être très serrée» a prédit John Cutler, coskipper à bord de America True, l’un des deux qualifiés de San Francisco. «Nous passons maintenant dans le stade final de cette épreuve sportive qui est vraiment en train de devenir très compétitive» a déclaré Dye Jones, Président de l’Acca, association des challengers de la Coupe de l’America. «Il y a de la pression chez tout le monde, mais c’est sûr que pour les gros syndicats, si les débuts ne se passent pas bien par exemple, la pression va vite être difficilement soutenable» a estimé Bertrand Pacé, skipper du Défi français Bouygues Telecom Transiciel. Dix matches chacun Après les trente courses des trois Rounds Robin, les dix prochaines régates sélectionneront les deux finalistes de la Coupe Louis-Vuitton, dont émergera le challenger officiel du tenant de la Coupe de l’America, Team New Zealand. Chaque challenger va rencontrer ses cinq adversaires deux fois, une fois avec la priorité à l’entrée de la zone de prédépart et une fois sans, le tout en dix jours si la météo le permet. «Le système est très fair (juste)», a commenté le directeur sportif du syndicat français, Pierre Mas. L’Italien Prada et Nippon Challenge ont annoncé qu’ils allaient utiliser le bateau de leurs débuts, Luna Rossa (Ita 45) et Asura (JPN44), qui ont subi, semble-t-il, d’importantes modifications. Selon Francesco de Angelis Ita 45 est «plus adapté aux conditions météo attendues pour les demi-finales». Paul Cayard, skipper de America One, seul syndicat américain à deux bateaux encore en lice (contre trois au départ), a quant à lui préféré garder le «secret» du choix de son bateau jusqu’à la limite réglementaire, aujourd’hui. Nippon au ban des challengers La tension est encore montée d’un cran lorsque Nippon Challenge, le syndicat japonais, s’est exercé, la veille contre Team New Zealand, le défendeur de la Coupe de l’America, en dépit d’un accord tacite entre les challengers de ne pas «aider» le tenant. Peter Gilmour, le skipper australien du défi japonais a été mis au ban des challengers. «C’est tout bénéfice pour Team New Zealand. Surtout quand on sait qu’ils n’avaient pas leur meilleur bateau contre Nippon et qu’en fait ils testaient une de leurs quilles. À moins que tout ce qu’il (Nippon Challenge) souhaitait c’était sa photo avec Team New Zealand dans le journal parce qu’il craint de ne pas avoir d’autres occasions de l’avoir» a déclaré le skipper américain de Stars and Stripes, Dennis Conner, le plus ouvertement critique à l’égard du syndicat japonais. Les trois courses journalières, presque simultanées vont désormais être diffusées en direct au centre de presse et sous forme d’un mixage sur la télevision nationale néo-zélandaise TV One. ESPN 2, l’une des principales chaines américaines et Rai Uno vont également diffuser les courses en direct. La chaine française TF1, qui a acheté les droits, est «sur le point de décider de transmettre en direct ou non les courses, disputées entre 1 heure et 4 heures du matin heure française» a indiqué Bruno Troublé, chef du centre de presse Louis Vuitton. Quatre micros et trois caméras sont installés à bord de chaque bateau.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La tension monte à Auckland à l’approche des demi-finales de la Coupe Louis-Vuitton, qui vont mettre aux prises six bateaux pour deux places de finaliste, à partir du 2 janvier. La conférence de presse qui a eu lieu hier à Auckland, la première depuis la fin du troisième round robin des qualifications, a donné une idée de la forte pression qui s’exerce sur les rescapés des éliminatoires, entamées avec onze candidats il y a deux mois. «Les six demi-finalistes sont tous très compétitifs et les bateaux vont de plus en plus à des allures remarquablement similaires. Vous allez voir que la compétition va être très serrée» a prédit John Cutler, coskipper à bord de America True, l’un des deux qualifiés de San Francisco. «Nous passons maintenant dans le stade final de cette épreuve sportive qui est vraiment en...