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Actualités - Chronologie

Boxe thailandaise Une étrangère bat pour la première fois une thailandaise

Une jeune enseignante irlandaise est devenue hier soir à Bangkok la première étrangère à battre ses consœurs thaïlandaises à leur sport national, la Muay Thai ou boxe thaïlandaise. Niam Griffin, 22 ans, originaire de Cork (sud de l’Irlande), a assommé son adversaire locale, Satanfa Mormuangchum, 16 ans, d’un puissant coup de genou à l’estomac, pour enlever le titre mondial junior de la spécialité dans la catégorie poids plume. Une première dans l’histoire de ce sport spectaculaire et violent, de loin le plus populaire de Thaïlande, où les héros du ring sont adulés. Menée aux points, Mlle Griffin a dû batailler dur pour vaincre une adversaire plus lourde. «Ce fut un combat très difficile, j’étais un peu lente au premier round, elle a d’ailleurs délivré quelques bons coups dont il me reste des marques», a confié à l’AFP l’Irlandaise à l’issue du match. Elle est sortie du ring en boitant. KO à l’avant-dernier round, le quatrième, alors qu’elle dominait le combat, l’adolescente thaïlandaise n’a repris connaissance que quinze minutes après, laissant son entraîneur en pleurs. Outre sa ceinture de championne du monde, la boxeuse irlandaise a reçu une bourse de 20 000 bahts, l’équivalent de 525 dollars. Elle s’est mise au noble art il y a 18 mois seulement après avoir visité un gymnase alors qu’elle enseignait l’anglais en Thaïlande. Les adeptes du pugilat à la thaïlandaise – qui recrute bien au delà du royaume, en Europe notamment – utilisent non seulement leurs poings mais aussi les coudes, les pieds et les genoux, un peu comme dans la savate française. Traditionnellement un bastion masculin Ce sport, qui demande beaucoup d’agilité et de réflexes, est traditionnellement un bastion masculin, mais les jeunes femmes commencent à s’y faire un nom. Même si elles sont encore bien moins payées que les hommes qui peuvent empocher jusqu’à 100 000 bahts (2 500 dollars) par victoire. «Je pense qu’au début, les gens nous considéraient presque comme un phénomène grotesque, une sorte de numéro de cirque», a reconnu Mlle Griffin. «Mais maintenant, ils s’aperçoivent que nous pouvons nous entraîner et avoir les mêmes qualités et les mêmes techniques que les hommes, et on nous prend plus au sérieux», a-t-elle expliqué. D’ailleurs, la télévision locale, qui diffuse en direct environ huit matches de «Muay Thai» chaque semaine, retransmet de plus en plus de combats féminins. Quelque 300 femmes pratiquent actuellement la boxe thaïlandaise dans le royaume. La plupart sont professionnelles. Certaines y ont même vu un moyen de survivre à la crise économique et au marasme social de 1997, selon des responsables locaux du sport. Les combats entre mineurs sont également très populaires, remplissant deux stades de Bangkok plusieurs soirs par semaine. Il n’est pas pas rare en Thaïlande que les jeunes boxeurs lacent les gants vers six ou sept ans, une activité qui sert souvent de gagne-pain pour leurs familles.
Une jeune enseignante irlandaise est devenue hier soir à Bangkok la première étrangère à battre ses consœurs thaïlandaises à leur sport national, la Muay Thai ou boxe thaïlandaise. Niam Griffin, 22 ans, originaire de Cork (sud de l’Irlande), a assommé son adversaire locale, Satanfa Mormuangchum, 16 ans, d’un puissant coup de genou à l’estomac, pour enlever le titre mondial junior de la spécialité dans la catégorie poids plume. Une première dans l’histoire de ce sport spectaculaire et violent, de loin le plus populaire de Thaïlande, où les héros du ring sont adulés. Menée aux points, Mlle Griffin a dû batailler dur pour vaincre une adversaire plus lourde. «Ce fut un combat très difficile, j’étais un peu lente au premier round, elle a d’ailleurs délivré quelques bons coups dont il me reste des...