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Actualités - Chronologie

Le scandale du dopage rebondit en Italie

Le scandale du dopage dans le sport italien rebondit, après la publication d’une liste de 22 athlètes de premier plan soupçonnés de dopage par la justice, et le Comité olympique italien (CONI) était à nouveau mardi dans l’œil du cyclone. Des cyclistes de renom, les Italiens Gianni Bugno, Claudio Chiappucci, Guido Bontempi, le Danois Rolf Sorensen, l’Irlandais Stephen Roche et des fameux skieurs de fond italiens, Manuela Di Centa, nouvelle membre du Comité international olympique (CIO), Maurilio De Zolt et Flavio Vanzella, figurent sur cette liste publiée par le quotidien italien La Repubblica. Cette liste a été saisie par le procureur de Ferrara, Pierguido Soprani, dans le Centre biomédical de recherche, dépendant de l’Université de Ferrara, du professeur Francesco Conconi. Ce dernier a travaillé en étroite collaboration avec le CONI, l’instance suprême du sport italien, par une convention renouvelée de 1987 à 1995. M. Conconi «sous le drapeau officiel de l’antidopage expérimentait l’opposé, le dopage avec une couverture scientifique», accuse mardi le principal quotidien sportif italien, La Gazzetta dello Sport. En août 1993, M. Conconi avait présenté ses travaux lors d’un symposium international sur le dopage à Lillehammer (Norvège), expliquant alors avoir donné de l’EPO à des athlètes pour mieux identifier les possibilités de détection dans les contrôles. «J’avais confirmé le contrat signé par mes prédécesseurs, je l’ai interrompu en 1995, pour des raisons d’opportunité», a précisé à la presse l’ancien président du CONI, Mario Pescante, sous le coup d’une procédure judiciaire du parquet de Ferrara dans la même affaire. Il a admis que des fédérations sportives avaient pu, «à titre individuel», continuer leur collaboration avec M. Conconi après 1995. Les athlètes se défendent La plupart des athlètes mis en cause ont réfuté toute implication. «Le Pr Conconi ne m’a jamais donné de substances particulières. Il s’est limité à mettre au point un programme de préparation et de tests de contrôle durant les phases de mon entraînement, pour vérifier ma résistance au programme fixé», a affirmé Manuela Di Centa dans une lettre adressée au président du CONI, Gianni Petrucci. La skieuse attribue les variations de ses valeurs sanguines à un dysfonctionnement de sa glande thyroïde. Le cycliste Claudio Chiappucci a précisé n’avoir «jamais travaillé avec Conconi au cours de ma carrière». Pour sa part, le champion du monde 1991 et 1992, Gianni Bugno, qui a affirmé avoir été suivi par M. Conconi «uniquement sur le plan de la préparation», déclare : «Je n’en peux plus de toutes ces histoires, je ne comprends pas comment ces chiffres ont pu être rendus publics». Le CONI dans l’embarras Le CONI gardait mardi officiellement le silence mais ne cachait pas un certain embarras. «Nous attendons le dossier que le parquet de Ferrara nous a expédié. Notre commission antidopage pourra alors se prononcer et prendre une position», affirme-t-on dans les couloirs du siège à Rome. Personne parmi les dirigeants actuels n’a oublié la démission de Mario Pescante en octobre 1998, à la suite de la révélation des contrôles laxistes effectués par le laboratoire antidopage du CONI. Gianni Petrucci, successeur de M. Pescante, a toutefois promis de parler, avant la conférence de presse de fin d’année, jeudi, de la ministre des Biens culturels chargée des sports, Giovanna Melandri. «L’enquête de Ferrara met en cause non seulement une période faste de médailles mais aussi une bonne partie du sport italien», écrivait mardi La Gazetta dello Sport dans un éditorial au vitriol. La championne de ski de fond Manuela Di Centa se défend L’ancienne championne de ski de fond, Manuela Di Centa, récemment nommée membre du Comité olympique international (CIO), s’est défendue dans une lettre adressée au Comité international italien (CONI) de toute accusation de dopage, affirmant qu’elle souffrait d’un dysfonctionnement de la thyroïde. Le nom de la skieuse italienne figure aux côtés de 21 autres sportifs de haut niveau sur une liste saisie par le parquet de Ferrara dans le cadre d’une enquête sur le dopage. Ils sont soupçonnés d’avoir pris de l’Érythropoïétine (EPO) fourni par le professeur Francesco Conconi qui suivait ces sportifs dans le Centre de recherche biomédicale dépendant de l’université de Ferrara. Dans une lettre, adressée au président du CONI, Gianni Petrucci, Manuela Di Centa, nie avoir été soumise à un traitement quelconque de la part du professeur Conconi. «Le professeur Conconi ne m’a jamais donné de substances particulières. « Distribution de produits dangereux pour la santé » Il s’est limité à mettre au point un programme de préparation et de tests de contrôle, durant les phases de mon entraînement, pour vérifier ma résistance au programme fixé», affirme-t-elle. La skieuse attribue les variations de ses valeurs sanguines, à l’origine des soupçons de dopage, à un dysfonctionnement de sa glande thyroïde. «Les résultats des contrôles, effectués par le responsable médical de la Fédération internationale de ski (FIS), Herbert Schonuber, et ceux de mon médecin personnel, Aldo Pinchera, sont à la disposition de tous», a poursuivi Di Centa. Conconi est actuellement poursuivi pour «distribution de produits dangereux pour la santé» dans le cadre d’une enquête ouverte par le procureur du parquet de Ferrara, Pierguido Soprani. Son centre médical collaborait, par le biais d’une convention, de 1987 à 1995, avec le Comité olympique italien (CONI), l’instance suprême du sport italien. L’ancien président du CONI, Mario Pescante, qui avait démissionné à la suite d’un scandale mettant en cause le laboratoire antidopage du CONI, est également l’objet d’une procédure judiciaire de la part du parquet de Ferrara. «J’avais confirmé le contrat signé par mes prédécesseurs et je l’ai interrompu (en 1995) pour des questions d’opportunité. Il se peut, qu’à titre individuel, une fédération sportive ait continué à collaborer avec le Centre de recherche de Ferrara après», a déclaré Pescante à la presse. «Conconi fut alors chargé, y compris avec des fonds du CIO, d’effectuer des recherches sur l’EPO. L’unique façon pour le combattre était de chercher à distinguer l’EPO physiologique de celle commerciale», a-t-il poursuivi. «Ce n’est pas la première enquête sur le sport italien, toutes se sont jusqu’à présent conclues positivement», a-t-il souligné.
Le scandale du dopage dans le sport italien rebondit, après la publication d’une liste de 22 athlètes de premier plan soupçonnés de dopage par la justice, et le Comité olympique italien (CONI) était à nouveau mardi dans l’œil du cyclone. Des cyclistes de renom, les Italiens Gianni Bugno, Claudio Chiappucci, Guido Bontempi, le Danois Rolf Sorensen, l’Irlandais Stephen Roche et des fameux skieurs de fond italiens, Manuela Di Centa, nouvelle membre du Comité international olympique (CIO), Maurilio De Zolt et Flavio Vanzella, figurent sur cette liste publiée par le quotidien italien La Repubblica. Cette liste a été saisie par le procureur de Ferrara, Pierguido Soprani, dans le Centre biomédical de recherche, dépendant de l’Université de Ferrara, du professeur Francesco Conconi. Ce dernier a travaillé en étroite...