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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : un marché de fin d'année

Le dollar continuait à être recherché à Beyrouth, dans un marché rendu de plus en plus calme avec l’approche de l’échéance annuelle. L’action de la Banque du Liban (BDL) est venue en outre stimuler l’offre en cette monnaie au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. En effet, le billet vert, qui a clôturé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, devait être négocié dans les échanges interbancaires entre 1 511,50 et 1 512,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires est resté encore une fois assez mince, ne dépassant pas au total quelque huit millions de dollars, entièrement traités par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même, sans aucune intervention de la BDL. Accès de faiblesse de l’euro et fermeté du yen À l’étranger, l’euro est repassé sous le seuil de 1,01 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, dans des volumes très réduits en raison des fêtes de fin d’année. Selon les cambistes, les marchés étaient inertes et il suffisait un ordre pour faire bouger la parité dollar/euro dans un sens ou dans un autre. Pourtant, l’effritement de l’euro face au billet vert a été surtout lié hier à des statistiques américaines qui confirment que la croissance est toujours très forte et qui militent pour une hausse des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed). À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par l’annonce d’une hausse de 4,4 points à 141,40 points de l’indice de confiance des consommateurs américains en décembre établi par le Conference Board alors que les analystes tablaient sur un recul de cet indice à 135 points. De plus, la forte augmentation de 6,00 % à 5,09 millions d’unités des reventes de logements aux États-Unis le mois dernier sur octobre, selon une enquête mensuelle de l’association des agents immobiliers américains, a également agi à l’actif du dollar, d’autant que les analystes de Wall Street s’attendaient à une hausse de 5,00 % de cet indicateur. En revanche, la monnaie unique européenne n’a pas réagi hier à la progression de la masse monétaire (M3) de la zone euro en novembre, alors même que l’évolution de cet indicateur très surveillé de la Banque centrale européenne (BCE) est de nouveau supérieur à l’objectif de croissance de cet agrégat. Certes, l’évolution de (M3) était l’une des raisons invoquées par les gouverneurs de la BCE pour remonter les taux directeurs d’un demi- point en pourcentage début novembre. La masse monétaire (M3) de la zone euro avait augmenté de 6,2 % le mois dernier en taux annualisé, après une croissance révisée de 5,8 % en octobre, contre une estimation initiale de 6,00 %. Ce taux est de nouveau supérieur à l’objectif de croissance de (M3) fixé à, 4,5 % par la BCE en 1999. Mais, il n’en demeure pas moins que le yen continuait à être bien entouré grâce surtout aux fondamentaux économiques japonais toujours bons, dont la baisse du taux de chômage de 4,6 % en octobre à 4,5 % le mois dernier, témoignant de la vigueur de l’économie nippone. Cela étant, et compte tenu aussi des volumes traditionnellement faibles en cette période de l’année, de nombreux opérateurs avaient consigne de ne pas prendre de nouvelles positions à l’approche de la fin de l’année et en raison aussi des craintes liées au bogue de l’an 2000. En effet, le billet vert s’est négocié, à New York, sur un ton soutenu face aux européennes, comme suit : – 1,0063 pour un euro contre 1,0129, la veille – 1,6150 pour un sterling contre 1,6170 – 1,9435 DM contre 1,9302 – 6,5185 FF contre 6,4740 – 1,5945 FS contre 1,5845 – 1 924,15 lires contre 1 911,00 – 102,25 yens contre 102,35. Bourse de Beyrouth : reprise de la cote La Bourse de Beyrouth a renoué avec la hausse hier grâce à la reprise des actions A et B de Solidere, de celles de la Byblos Bank C et de RYMCO, dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,43 % à 76,82 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires qui s’est adjugé 0,11 % à 177,81 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché toujours mince quoique plus étoffé que la veille avec 61 899 actions négociées d’une valeur globale de 218 953 dollars. Rebond de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a été portée par un nouveau record à la hausse du Nasdaq, l’indice composite de la Bourse électronique américaine, qui a donné le ton au restant de la cote. De ce fait, les marchés boursiers américains se sont montrés hier très indifférents des signes de surchauffe de l’économie américaine tels qu’illustrés par la nette augmentation de l’indice de confiance des consommateurs américains en décembre ainsi que de la hausse des reventes de logements aux États-Unis le mois dernier. Pourtant, les valeurs de la haute technologie, des banques, de l’automobile, du tabac (après la décision des fabricants de cigarettes de contester le droit du gouvernement fédéral à réclamer des dommages pour le coût des soins médicaux prodigués aux fumeurs) ont été recherchées. Bien que l’étroitesse des transactions ait augmenté la volatilité des principaux indicateurs boursiers, après que plusieurs investisseurs eurent bouclé leurs positions avant la fin de l’année, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a rebondi d’un plus bas à 11 382,21 points et un plus haut historique à 11 517,87 points, avant d’afficher en préclôture 11 507,75 points, en hausse de 116,67 points sur la veille. Irrégularité des Bourses européennes Les marchés boursiers européens font apparaître une tendance étroitement irrégulière mardi en clôture, après des prises de bénéfices notamment sur les banques et les télécom. Malgré un bon début de journée, ils se sont ensuite montrés plus hésitants, après les records historiques enregistrés lundi sur nombre d’entre eux. La Bourse de Milan est toutefois parvenue à atteindre de nouveaux plus hauts grâce à une nouvelle vague d’achats sur les technologiques. Encore fermée hier mardi, la Bourse de Londres rouvrira normalement ses portes aujourd’hui. L’indice paneuropéen Eurotop 300 a conservé en clôture un gain de 0,29 %, à 1 553,27, tandis que l’indice Euro Stoxx des 50 valeurs vedettes de la zone euro était en léger progrès de 0,07 %, à 4 788,70. Milan a terminé sur une hausse de 0,98 %, suivie par Zurich (0,46 %) et Francfort (0,35 %), toutes les autres places ayant versé dans le négatif : Paris (-0,84 %), Bruxelles (-0,20 %), Amsterdam (0,29 %) et Madrid (-0,84 %). Après leur forte avance des deux précédentes séances à Francfort, la Deutsche Bank et l’assureur Allianz ont subi des prises de bénéfices, l’optimisme lié au projet de réforme de la fiscalité des ventes de participations s’étant maintenant émoussé. Deutsche a reculé de 0,86 %, Allianz de 1,55 % et la Dresdner Bank de 2,01 %. Toujours dans le secteur bancaire, le Crédit Lyonnais a chuté de 6,22 %, abandonnant une bonne partie des gains enregistrés à la faveur de spéculations sur un rachat de la banque française. France Télécom a touché en séance un nouveau plus haut de l’année à 129,20 euros, bénéficiant à retardement de la revalorisation du secteur des télécommunications provoquée par la récente envolée de Bouygues, mais n’a pu se maintenir à ces niveaux, le titre terminant sur un gain de 0,40 % à 126,30 euros. L’autorité de régulation des télécommunications (ART) a encore adressé mardi une mise en demeure à l’opérateur pour qu’il soumette à homologation ses offres d’accès à Internet par la technologie ADSEL proposées en dehors des zones géographiques initialement prévues. En forte baisse en cours de journée, Deutsche Telekom a pu ramener ses pertes en clôture à 0,7 %. Toujours aux télécoms, le néerlandais KPN a perdu 3,19 %. Dans le compartiment de l’automobile, on a remarqué surtout l’avance de 2,18 % de DaimlerChrysler, qui a annoncé une hausse de 12 % de son chiffre d’affaires 1999, à 148 milliards d’euros, et réaffirmé que la hausse de son bénéfice d’exploitation dépasserait celle de ses ventes. BMW a monté d’un pour cent, mais Volkswagen a perdu 0,5 %. Les français Castorama Dubois (+2,08 %) et Lapeyree (+3,23 %) ont vivement progressé en anticipation d’une hausse de leurs ventes après les tempêtes qui ont balayé l’Europe ces derniers jours. Altadis, issue de la fusion de la Seita et de Tabacalera, a reculé de 6,19 % à Paris et 5,02 % à Madrid, après une décision de justice défavorable à l’industrie du tabac aux États-Unis. La Cour suprême de Floride a refusé lundi d’intervenir dans une action judiciaire collective remportée par des fumeurs de cet État, laissant les cigarettiers américains à la merci de poursuites pouvant atteindre plusieurs milliards de dollars. À l’énergie, TotalFina s’est stabilisée (+0,38 %) après ses récentes pertes liées à la marée noire qui affecte la côte Atlantique, à la suite du naufrage du pétrolier Erika. Tokyo : bond de 1,3 % La Bourse de Tokyo a terminé sur un bond de 1,3 % mardi à la suite d’achats de valeurs technologiques ou des télécommunications dopés par l’annonce par Sony d’une division de ses actions ordinaires sur la base de deux nouvelles pour une ancienne, selon les opérateurs. L’indice Nikkei a clôturé sur un gain de 236,62 points, à 18 783,52 points, tandis que l’indice élargi Topix gagnait 43,13 points à 1 701,01 points. «Le marché a repris courage avec l’annonce de Sony, la tendance à l’achat s’étendant aux secteurs de la technologie et de l’information», a déclaré Hiroichi Nishi, courtier chez Nikko Securities. Sony a annoncé lundi une division de ses actions ordinaires sur la base de deux nouvelles pour une ancienne effective le 19 mai 2000 dans le but de rendre le titre plus attractif en facilitant l’acquisition. «L’effet Sony a été le seul à faire bouger le marché», a indiqué Toshki Yui, analyste chez Nomura Securities. «Les investisseurs ont accru leurs achats, s’attendant à ce que cette division revigore le marché en facilitant les acquisitions», a-t-il dit. Le nouveau record du Nasdaq lundi a également encouragé les investisseurs à acheter des valeurs liées à la haute technologie et à l’information, selon les courtiers. La tendance s’est étendue au secteur automobile et aux titres liés à l’exportation. Malgré la hausse du Nikkei et du Topix, seules certaines valeurs ont attiré les investisseurs et les titres en baisse ont été les plus nombreux à 668, contre 478 en hausse et 198 inchangés, ont indiqué les opérateurs. Le volume des échanges est resté faible à 306,60 millions d’actions contre 275,43 millions lundi. «Le volume des transactions a été faible. La plupart des opérations ont été effectuées par des “day-traders”, les autres opérateurs, comme les investisseurs institutionnels, étant déterminés à rester en retrait», a estimé Hidetoshi Nakanishi, analyste chez Nomura Securities.
Le dollar continuait à être recherché à Beyrouth, dans un marché rendu de plus en plus calme avec l’approche de l’échéance annuelle. L’action de la Banque du Liban (BDL) est venue en outre stimuler l’offre en cette monnaie au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la BDL maintenue entre 1 501,00 et 1 514,00 LL. En effet, le billet vert, qui a clôturé la journée d’hier au taux moyen indicatif de 1 507,50 LL comme depuis le 9 septembre dernier, devait être négocié dans les échanges interbancaires entre 1 511,50 et 1 512,50 LL, ont indiqué les cambistes. Pourtant, selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires est resté encore une fois assez mince, ne dépassant pas au total quelque huit millions de dollars, entièrement traités par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même,...