Insolite - Sardines et anchois ne coexistent pas Bancs à part
le 28 décembre 1999 à 00h00
Sardines et anchois ne coexistent quasiment jamais simultanément en quantité importante dans une région océanique, même si leurs besoins, différents, ne les mettent, a priori, pas en concurrence. Des scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD France) estiment avoir résolu cette vieille énigme connue des pêcheurs, a déclaré l’institut. Les études menées par des chercheurs de l’IRD au large du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique du Sud et basées sur l’examen de quelque 200 000 «calées» (coups de filets) ont montré que lorsque les sardines ou les anchois sont abondants, ils ont tendance à constituer des bancs à part. En revanche, lorsque l’une ou l’autre espèce se fait moins nombreuse, elle va rejoindre l’espèce plus abondante. Les bancs mixtes deviennent alors très fréquents et la proportion des espèces dans un banc permet de déterminer avec précision leur abondance relative dans une région océanique donnée. Après une nouvelle série d’analyses réalisées dans le cadre de recherches menées en collaboration avec le Marine and Costal Management Institute (MCM) du Cap (Afrique du Sud), les chercheurs de l’IRD ont enfin pu formuler une hypothèse expliquant le phénomène. En effet, ont relevé les scientifiques, pour rester membre du banc, l’espèce minoritaire doit faire preuve d’un «esprit de corps» et se subordonner au style de vie de l’espèce dominante. Lorsqu’ils sont associés à un banc de sardines, les anchois, relativement sédentaires, sont obligés de migrer jusque dans des zones où l’environnement ne leur est plus favorable, pour leur alimentation par exemple. À l’inverse, les sardines «piégées» dans un banc d’anchois ne peuvent plus se déplacer vers les zones où elles se reproduisent ou se nourrissent habituellement. Par conséquent, lorsqu’une espèce victime d’une surpêche s’associe à une autre espèce, son déclin continue car l’espèce majoritaire devient de plus en plus dominante. Les contraintes imposées par la vie en banc constitueraient l’un des mécanismes clés des variations de l’abondance relative des petits poissons pélagiques (de pleine eau) dans les écosystèmes océaniques côtiers.
Sardines et anchois ne coexistent quasiment jamais simultanément en quantité importante dans une région océanique, même si leurs besoins, différents, ne les mettent, a priori, pas en concurrence. Des scientifiques de l’Institut de recherche pour le développement (IRD France) estiment avoir résolu cette vieille énigme connue des pêcheurs, a déclaré l’institut. Les études menées par des chercheurs de l’IRD au large du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique du Sud et basées sur l’examen de quelque 200 000 «calées» (coups de filets) ont montré que lorsque les sardines ou les anchois sont abondants, ils ont tendance à constituer des bancs à part. En revanche, lorsque l’une ou l’autre espèce se fait moins nombreuse, elle va rejoindre l’espèce plus abondante. Les bancs mixtes deviennent alors...
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