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Actualités - Chronologie

Football - Comptes de l'OM Perquisition au siège de l'Olympique de Marseille

Les policiers de la brigade financière du SRPJ de Marseille menaient depuis mardi matin une perquisition au siège de l’Olympique de Marseille dans le cadre d’une information judiciaire sur les comptes du club, a-t-on appris de source policière. Le premier juge, Laure Roche, chargée du dossier, un représentant du parquet et les policiers examinaient des pièces relatives aux transferts de joueurs, sur lesquels porte l’instruction, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Le parquet de Marseille a ouvert le 8 décembre une information judiciaire pour «faux, usage de faux en écritures, abus de biens sociaux et recel». Cette information devait «déterminer dans quelles conditions un certain nombre de transferts de joueurs (avait) été réalisé». Cinq ou six transferts seraient en cause. Les enquêteurs devaient vérifier si, «à l’occasion de ces transferts, des fonds ont pu – ou non – être distraits de la trésorerie de l’OM pour servir de complément de rémunération occulte», indiquait-on le 8 décembre. Marché d’hiver : ces agents très spéciaux Les agents des joueurs professionnels de football, s’ils cultivent la discrétion, vont être cependant les personnages incontournables du marché d’hiver (mercato), ouvert depuis lundi jusqu’au 31 janvier 2000 minuit. Ces impressarii, managers, ces hommes d’influence, ont un pouvoir : celui de faire et défaire une équipe. Marseille, au bord de la crise de nerf, en a sollicité tout un bataillon pour reconstruire une équipe avec «quatre à six nouveaux joueurs», selon le président-délégué Yves Marchand. Le temps est révolu où l’agent était considéré comme un pestiféré. Désormais, tout joueur, même le plus anonyme, évoluant parfois en National ou en CFA, veut son manager. Objectif : se donner une chance de jouer au plus haut niveau. Un vœu pieux pour la majorité de ces joueurs semi-professionnels ou amateurs en quête d’une carrière lucrative. «Avant, les agents courtisaient les joueurs. Aujourd’hui c’est l’inverse. Certains sont prêts à tout pour en avoir. Cela leur confère, pensent-ils, une étiquette, une aura qui pourrait leur permettre de négocier. Une certitude : l’arrêt Bosman a favorisé leur embellie», regrette, Jean-Jacques Amorfini, vice-président de l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP). La Fédération internationale (Fifa) a beau vouloir réglementer une profession à la recherche d’une reconnaissance, rien n’y fait. «La réputation de certains met en péril toute une corporation», indique Frédéric Dobraje, un agent agréé Fifa et influent en France avec notamment, dans son écurie, Robert Pires et Bixente Lizarazu. Premier visé, sans être nommé, Marc Roger. Ce dernier n’a pas de licence Fifa. Il n’en veut pas. C’est l’agent de Nicolas Anelka transféré à l’inter-saison d’Arsenal au Real Madrid, pour 220 millions de francs. Montant de la commission : entre 10 et 15 millions de francs. Autre agent visé, Michel Basilevitch qui avait vendu Thierry Henry, à l’époque à Monaco, au Real Madrid en 1996. Le contrat n’était en fait qu’un simple protocole d’accord qui n’avait aucune valeur juridique. «Etre agent est rentable. Le chiffre d’affaire des commissions d’agents, sur le marché français à l’inter-saison, a atteint 60 MF. Deux fois plus que la saison dernière», lâche Amorfini. «Je comprends un joueur qui veut un manager», admet Jean-Pierre Papin. Abus Quand il a quitté l’OM pour le Milan AC en juillet 92, JPP avait négocié seul. «À l’époque, je pensais que je pouvais me débrouiller seul. Erreur. On ne peut pas être joueur et négociateur à la fois. Surtout devant un président de club italien (Silvio Berlusconi, ndlr)». En mai 1994, il fait appel à Dobraje, «après avoir fait le tour dans le milieu des agents», ajoute JPP. Dobrage, comme Alain Migliaccio ou encore Pape Diouf, est venu par hasard à cette profession. «À une époque j’étais libre. Des joueurs sont venus me voir, me consulter et tout est parti de là. Il y a eu des démarcharges respectifs», précise l’ancien gardien de but. Loin d’être irréprochable, cette profession se cherche une virginité. Des abus sont encore possibles. Ainsi aux Pays-Bas, dix-huit joueurs étrangers ont été déclarés en situation illégale par le service d’immigration. Ces joueurs ne sont pas ressortissants de l’Union européenne et sont âgés de moins de dix-huit ans. Aux yeux de la loi néerlandaise, ils sont donc trop jeunes pour travailler. Ils pourraient être exclus des Pays-Bas. Les agents concernés, eux, sont à l’abri. La commission encaissée, ils ont disparu sans laisser d’adresse.
Les policiers de la brigade financière du SRPJ de Marseille menaient depuis mardi matin une perquisition au siège de l’Olympique de Marseille dans le cadre d’une information judiciaire sur les comptes du club, a-t-on appris de source policière. Le premier juge, Laure Roche, chargée du dossier, un représentant du parquet et les policiers examinaient des pièces relatives aux transferts de joueurs, sur lesquels porte l’instruction, a-t-on appris de source proche de l’enquête. Le parquet de Marseille a ouvert le 8 décembre une information judiciaire pour «faux, usage de faux en écritures, abus de biens sociaux et recel». Cette information devait «déterminer dans quelles conditions un certain nombre de transferts de joueurs (avait) été réalisé». Cinq ou six transferts seraient en cause. Les enquêteurs devaient...