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Actualités - Chronologie

Football Marseille doit réagir

Humiliés à Saint-Étienne (5-1), soumis à la pression de leurs supporters et déstabilisés par les rumeurs de transferts, les Marseillais ont vu leur préparation perturbée avant de recevoir Lens demain pour le dernier rendez-vous de l’année au Stade Vélodrome. «Face à Lens, il nous faut prouver que nous valons bien mieux que ce que nous avons montré ces derniers matches», a affirmé le gardien phocéen Stéphane Porato. «Pour cela, il nous faut tous tirer dans le même sens. C’est vrai pour les joueurs comme pour les supporters». La rencontre face à des Lensois aujourd’hui en position de relégables moins de deux ans après leur titre de champion de France s’annonce comme «un match couperet» pour une équipe marseillaise qui n’a jamais réellement trouvé ses bases depuis le début de la saison. «Je ne me préoccupe pas de savoir comment Lens va jouer, a déclaré Bernard Casoni. Je préfère savoir comment nous allons faire pour nous concentrer sur notre jeu. La priorité de l’OM est de gagner ce match». S’il enregistre le retour de Patrick Blondeau sur le flanc droit de la défense, le coach phocéen devra faire face à la suspension de Peter Luccin et au forfait de Florian Maurice, victime d’une légère entorse au genou. Bernard Casoni risque également de devoir se passer de Christophe Dugarry (tendinite à la cuisse gauche) et de Stéphane Dalmat (contusion à la cheville) tandis que le défenseur Eduardo Berizzo est déjà reparti en Argentine pour un aller probablement sans retour. Après le départ de Fabrizio Ravanelli à la Lazio de Rome, l’international argentin a été «expressément» prié de se trouver un autre club par les dirigeants marseillais. Le club phocéen devrait ainsi se montrer «très actif» sur le second marché des transferts qui ouvre ses portes le 20 décembre. Le Mercato dans tous les esprits Une demi-douzaine de joueurs de l’OM devrait changer de maillot durant la trêve. Le capitaine et meneur de jeu, Robert Pires, doit rencontrer Robert Louis-Dreyfus, principal actionnaire du club, lundi en compagnie de son agent. Officiellement, la discussion doit porter sur les mesures à prendre pour assurer la sécurité des joueurs mais il devrait également être question de l’avenir de l’international français fortement convoité par le club anglais d’Arsenal. Autre champion du monde en partance possible, Christophe Dugarry a fait l’objet d’une «offre ferme» de la part de Tottenham mais l’attaquant marseillais ne se montre guère enthousiaste à l’idée d’une troisième expérience à l’étranger après ses échecs au Milan AC et à Barcelone. Démentis par le club phocéen, des contacts auraient cependant été noués avec Bordeaux où un contrat de six ans lui permettrait de terminer sa carrière dans sa région d’origine. Le défenseur Sébastien Perez serait pour sa part en contact avec les clubs de Bastia et de Lens où son transfert pourrait intervenir dans le cadre d’un échange avec Cyril Rool que l’OM avait déjà approché durant l’intersaison. Au rayon des arrivées, le transfert du défenseur central de Newcastle, Franck Dumas, devrait être officialisé «la semaine prochaine», selon une source proche de la direction du club marseillais. À 31 ans, Franck Dumas devrait effectuer son retour en France où il a déjà porté les couleurs de Caen et surtout de Monaco de 1992 à 1998. Le défenseur Jean-Pierre Cyprien pourrait lui emboîter le pas. Aujourd’hui à Lecce, il a auparavant évolué au Havre, à Saint-Etienne et à Rennes. En revanche, l’essai du défenseur du Lokomotiv Moscou, Igor Cherevchenko, a été abandonné, le joueur ne répondant pas aux attentes de l’entraîneur marseillais. Jouer Lens et en finir avec 1999 Lens sera donc le dernier adversaire de L’OM avant d’en finir avec 1999, «annus horribilis» qui a abouti au divorce d’une équipe d’avec ses supporteurs. Entamée par une déroute à Bordeaux lors du dernier exercice, poursuivie avec un titre abandonné aux Girondins et une finale de Coupe de l’UEFA perdue, l’année se termine en cauchemar avec une situation sportive catastrophique, une guerre intestine qui a abouti au départ de l’entraîneur Rolland Courbis et l’ouverture d’une information judiciaire sur les comptes du club. L’OM, qui affichait des ambitions élevées, est huitième, plus proche de la lanterne rouge, Montpellier, que du premier, Monaco, et est virtuellement éliminé de la Ligue des champions, ce qui n’améliorera pas l’état de ses finances. L’équipe vient de subir à Saint-Etienne une humiliation (défaite 5-1) qui a déclenché la fureur d’une partie de ses supporteurs. Elle ne fait plus peur. Pire, elle prête à la galéjade: «Quelle est la différence entre l’OM et un taxi marseillais? Le taxi en prend quatre au maximum», ricane-t-on à Marseille. «Honte» L’agression lundi par des supporteurs de quelques joueurs, livrés à eux-mêmes par un service de sécurité indigne d’un club de haut niveau, a encore envenimé l’ambiance. «Les jambes sont lourdes à l’entraînement», explique l’arrière Patrick Blondeau, qui ne décolère pas de l’attitude violente de certains supporteurs. «Aujourd’hui, j’ai honte de ma ville», explique ce Marseillais pure souche. Le président Yves Marchand, qui est venu présenter ses excuses aux joueurs après les incidents mais qui s’est refusé à les condamner publiquement, prend conscience que les objectifs de début d’exercice sont difficilement atteignables. «Il faut finir cette saison, dit-il. On doit arrêter de parler de troisième place en championnat ou de quart de finale de Ligue des champions. On n’a pas la force de nos ambitions», reconnaît Stéphane Porato. «Il y a des saisons comme ça. L’an dernier, c’était le PSG...», poursuit-il. Pour la dernière fois cette année, les joueurs entreront samedi la peur au ventre dans la fosse aux lions qu’est devenu un vélodrome qui devrait se murer derrière un silence de cathédrale. En espérant battre Lens pour pouvoir rêver que 2000 soit le début d’une nouvelle ère.
Humiliés à Saint-Étienne (5-1), soumis à la pression de leurs supporters et déstabilisés par les rumeurs de transferts, les Marseillais ont vu leur préparation perturbée avant de recevoir Lens demain pour le dernier rendez-vous de l’année au Stade Vélodrome. «Face à Lens, il nous faut prouver que nous valons bien mieux que ce que nous avons montré ces derniers matches», a affirmé le gardien phocéen Stéphane Porato. «Pour cela, il nous faut tous tirer dans le même sens. C’est vrai pour les joueurs comme pour les supporters». La rencontre face à des Lensois aujourd’hui en position de relégables moins de deux ans après leur titre de champion de France s’annonce comme «un match couperet» pour une équipe marseillaise qui n’a jamais réellement trouvé ses bases depuis le début de la saison. «Je ne me...