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Actualités - Chronologie

Les aveux de Moshé Dayan évoqués par le ministre syrien

Le chef de la diplomatie syrienne Farouk al-Chareh a tenté à Washington de dédouaner la Syrie de sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre des Six-Jours de juin 1967 en évoquant des aveux posthumes du général Moshé Dayan publiés en avril 1997 par le quotidien Yédiot Aharonot. «L’image qui prévaut dans les esprits des Occidentaux (...) est que la Syrie était l’agresseur et que c’est elle qui a bombardé les colonies depuis le Golan avant la guerre de 1967 (...). Cette affirmation ne contient pas une once de vérité. Comme Moshé Dayan l’a expliqué dans ses mémoires, c’est l’autre partie qui a insisté pour provoquer les Syriens jusqu’à ce qu’il y ait affrontement et a ensuite prétendu que les Syriens étaient les agresseurs», a affirmé M. Chareh. Dans une interview secrète, réalisée en 1976 et publiée 21 ans plus tard, le général Dayan, ministre israélien de la Défense lors de la guerre des Six Jours, a affirmé : «J’ai commis une erreur en permettant la conquête du plateau du Golan en juin 1967. En tant que ministre de la Défense, j’aurais dû empêcher cela, car les Syriens ne nous menaçaient pas à l’époque», reconnaît le général dans cet entretien à la publication duquel il s’était opposé et que sa fille, la députée Yaël Dayan, a ensuite autorisé. Interrogé sur le président syrien Hafez el-Assad, le général Dayan, décédé en 1981, déclarait «il nous hait, car il appartient à la minorité alaouite de Syrie qui est obligée de jouer la surenchère extrémiste. Tout dirigeant arabe entamant des négociations de paix avec Israël est en danger, mais un alaouite ne peut même pas se permettre de prendre un tel risque».
Le chef de la diplomatie syrienne Farouk al-Chareh a tenté à Washington de dédouaner la Syrie de sa responsabilité dans le déclenchement de la guerre des Six-Jours de juin 1967 en évoquant des aveux posthumes du général Moshé Dayan publiés en avril 1997 par le quotidien Yédiot Aharonot. «L’image qui prévaut dans les esprits des Occidentaux (...) est que la Syrie était l’agresseur et que c’est elle qui a bombardé les colonies depuis le Golan avant la guerre de 1967 (...). Cette affirmation ne contient pas une once de vérité. Comme Moshé Dayan l’a expliqué dans ses mémoires, c’est l’autre partie qui a insisté pour provoquer les Syriens jusqu’à ce qu’il y ait affrontement et a ensuite prétendu que les Syriens étaient les agresseurs», a affirmé M. Chareh. Dans une interview secrète, réalisée en...