Le renforcement des droits de l’homme, et notamment du rôle des ONG engagées dans ce domaine, était au centre de la quatrième session de formation qui s’est tenue du 29 septembre au 2 octobre dernier. Plusieurs recommandations ont été publiées à l’issue de ce séminaire, dont l’une appelle à l’intensification du dialogue entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile, sous condition que le principe d’indépendance de ces ONG soit respecté. Par ailleurs, il a souvent été question lors de ce séminaire du concept de l’universalité des droits de l’homme. Les participants ont estimé que le rôle des ONG est de dénoncer les violations faites à ces droits et la protection des victimes de ces violations en agissant auprès des mécanismes concernés aux Nations unies. Ils ont appelé les organisations des divers pays de la région à collaborer entre elles en vue d’assurer une meilleure efficacité. D’autre part, les participants se sont engagés à poursuivre le combat pour que les gouvernements de la région lèvent les réserves formulées à l’encontre des instruments internationaux de protection des droits de l’homme, et notamment la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’encontre des femmes. Ils ont dénoncé une fois de plus le phénomène de la violence contre les femmes, qui reste un sujet tabou dans la région. Toutefois, les participants à ce séminaire ont noté avec satisfaction le recul du phénomène de la détention arbitraire de longue durée au Liban, et ils ont dénoncé le fait que des centaines de citoyens continuent d’être victimes de ces pratiques dans le Sud occupé par Israël et en Syrie. Cependant, devant l’ampleur du phénomène de détentions arbitraires dans les pays de la région, les participants ont recommandé une plus grande coordination des efforts pour une action plus efficace auprès des gouvernements. La question des réfugiés palestiniens a aussi été évoquée en tant que nécessité pour l’instauration de la paix dans la région. Ils ont également rappelé que le Liban accuse un retard dans la présentation de certains rapports nationaux inhérents aux conventions qu’il a signées, notamment ceux attendus par le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes, le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale et le Comité des droits économiques, sociaux et culturels. Les participants ont relevé l’importance et la qualité des rapports présentés par les ONG. L’une des recommandations les plus importantes de la session a consisté en une demande faite au gouvernement libanais de modifier la loi sur les associations de manière à permettre leur création sur simple déclaration, et à les autoriser à se constituer parties civiles aux côtés des victimes des violations des droits de l’homme.
Le renforcement des droits de l’homme, et notamment du rôle des ONG engagées dans ce domaine, était au centre de la quatrième session de formation qui s’est tenue du 29 septembre au 2 octobre dernier. Plusieurs recommandations ont été publiées à l’issue de ce séminaire, dont l’une appelle à l’intensification du dialogue entre les pouvoirs publics et les organisations de la société civile, sous condition que le principe d’indépendance de ces ONG soit respecté. Par ailleurs, il a souvent été question lors de ce séminaire du concept de l’universalité des droits de l’homme. Les participants ont estimé que le rôle des ONG est de dénoncer les violations faites à ces droits et la protection des victimes de ces violations en agissant auprès des mécanismes concernés aux Nations unies. Ils ont appelé les...
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