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Actualités - Chronologie

Algérie L'assassin d'Abdelkader Hachani arrêté à Alger

L’assassin du numéro trois du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abdelkader Hachani, a été arrêté hier à Alger moins d’un mois après ce crime qui avait soulevé la réprobation générale de la classe politique. L’assassin Fouad Boulemia, âgé de 29 ans, a été trouvé «en possession de l’arme du crime et des pièces d’identité» du responsable islamiste abattu, le 22 novembre, de deux balles dans la tête et la poitrine, alors qu’il se trouvait dans la salle d’attente de son dentiste à Bab el-Oued, un quartier populaire d’Alger, précise un communiqué du ministère de l’Intérieur. Le ministère n’indique ni les circonstances de l’arrestation, ni le quartier où elle a eu lieu. Il affirme seulement que Fouad Boulemia est «célibataire et sans profession» et sera présenté à la «justice dans les délais légaux». Le président Abdelaziz Bouteflika avait aussitôt condamné cet assassinat et donné des instructions fermes pour retrouver dans les plus brefs délais l’auteur de ce crime. La classe politique dans son ensemble avait condamné cet attentat exprimant son inquiétude sur l’avenir de la paix en Algérie. Les islamistes et les non-islamistes avaient estimé que cet assassinat avait pour objectif de «torpiller» les efforts du président Bouteflika pour rétablir la paix dans son pays après plus de 7 ans de violence qui ont fait plus de 100 000 morts et un million de victimes. La presse avait annoncé les jours suivants cet assassinat des dizaines d’arrestations de jeunes à Bab el-Oued, un quartier considéré comme un des fiefs des islamistes à Alger. Abdelkader Hachani, âgé de 40 ans, considéré comme le «technocrate» pragmatique de l’islamisme algérien, affectionnait la discussion et le dialogue. Il se disait fort de convaincre par sa foi et ses convictions, mais n’admettait aucune remise en cause des dogmes de l’islam. Dans un premier temps il s’était montré favorable à la politique de concorde civile mise en œuvre par le président Bouteflika en mai dernier, avant de prendre peu de temps avant sa disparition ses distances vis-à-vis de ce projet. Pour lui, la loi sur la concorde civile, qui prévoit notamment une amnistie totale ou partielle des islamistes armés qui n’ont pas commis de crime de sang ou des viols ni déposé de bombes, ne présente pas une garantie pour une solution politique de la crise algérienne. Il réclamait aussi la réhabilitation du FIS, dissous en 1992, et la libération d’Abassi Madani, numéro un de cette organisation en résidence surveillée à Alger, et de son numéro deux Ali Belhadj, incarcéré à la prison militaire de Blida (50 km au sud d’Alger).
L’assassin du numéro trois du Front islamique du salut (FIS, dissous), Abdelkader Hachani, a été arrêté hier à Alger moins d’un mois après ce crime qui avait soulevé la réprobation générale de la classe politique. L’assassin Fouad Boulemia, âgé de 29 ans, a été trouvé «en possession de l’arme du crime et des pièces d’identité» du responsable islamiste abattu, le 22 novembre, de deux balles dans la tête et la poitrine, alors qu’il se trouvait dans la salle d’attente de son dentiste à Bab el-Oued, un quartier populaire d’Alger, précise un communiqué du ministère de l’Intérieur. Le ministère n’indique ni les circonstances de l’arrestation, ni le quartier où elle a eu lieu. Il affirme seulement que Fouad Boulemia est «célibataire et sans profession» et sera présenté à la «justice dans...