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Actualités - Reportages

La physionomie des marchés Beyrouth : regain d'intérêt pour le dollar

Une certaine demande du dollar a été relevée hier, à Beyrouth, dans un marché parfois réticent à l’offre en cette monnaie, la faisant négocier à des cours supérieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant ainsi à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le maintenir au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar durant toute la journée d’hier entre 1 508,00 et 1 509,00 LL, après un départ entre 1 505,00 et 1 507,00 LL, dans un volume d’affaires dépassant douze millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même, sans aucune intervention de la BDL. L’euro trébuche et se rapproche de la parité avec le dollar À l’étranger, l’euro a de nouveau glissé hier vers la parité totale avec le dollar, après des accusations d’interventionnisme français dans les affaires et alors que le billet vert bénéficiait de données américaines brillantes. Selon plusieurs cambistes, la rechute de la monnaie unique européenne a été simplement hier l’expression de la crainte que l’Europe est incapable de faire face aux problèmes de changement structurel et d’intervention. À cet égard, les investisseurs n’ont pas apprécié les informations du Financial Times, affirmant que le gouverneur de la Banque de France, Jean-Claude Trichet, avait émis des réserves sur le projet d’offre du groupe bancaire néerlandais ING sur le Crédit commercial de France (CCF) qui l’ont conduit à retirer son offre. Bien que ING eût affirmé que la raison pour laquelle elle a retiré son offre sur le CCF est le manque d’engagement et de soutien de son conseil d’administration au projet de fusion et non pas la rencontre qu’elle a eue avec M. Trichet, cette nouvelle a renforcé la méfiance des investisseurs, quelques semaines à peine après l’intervention du gouvernement allemand en faveur du groupe de BTP (bâtiment et travaux publics) Philipp Holzmann et ses commentaires négatifs sur l’offre de Vodafone sur Mannesmann qui ont nui au début du mois à l’euro. À cela s’est ajoutée aussi l’annonce hier d’une forte baisse de 1,4 % en glissement annuel en octobre de la production industrielle italienne qui a poussé l’euro sous le seuil de 1,01 dollar en début d’échanges, entraînant une vague de ventes spéculatives sur cette monnaie. De plus, la publication en début d’après-midi des derniers chiffres sur l’inflation américaine n’a pas aidé l’euro. Comme l’avaient prévu la plupart des analystes, ces données américaines ont une nouvelle fois été rassurantes, éloignant les perspectives de nouvelles hausses des taux d’intérêt par la Réserve fédérale (Fed). De fait, les opérateurs ont accueilli avec soulagement la hausse de 0,9 % des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier contre 0,3 % en octobre alors que les prix à la consommation n’avaient augmenté que de 0,1 % contre 0,2 % pendant la même période, témoignant de la grande vigueur de l’économie en l’absence du moindre signe inflationniste. Ce sentiment a été renforcé par l’annonce par la Réserve d’Atlanta que son indice d’activité aurait progressé de 14,40 points en octobre à 21,70 points le mois dernier alors que l’indice des prix payés reculait de 18,30 points à 17,10 points pendant la même période. Cela étant, le dollar devait être activement recherché non seulement face à l’euro mais aux autres grandes monnaies, se négociant ainsi à New York comme suit : – 1,0062 pour un euro contre 1,0140, la veille – 1,6115 pour un sterling contre 1,6240 – 1,9435 DM contre 1,9290 – 6,5185 FF contre 6,4690 – 1,5895 FS contre 1,5795 – 1923,90 lires contre 1909,45 – 103,55 yens contre 103,25. Bourse de Beyrouth : en hausse avec Solidere À la Bourse de Beyrouth, la tendance continuait à être soutenue par la poursuite de la hausse de Solidere dont les actions A et B sont remontées hier de 7,00 dollars à 7 1/4 dollars, dans un marché autrement très calme et stable sur le restant de la cote, notamment dans le secteur bancaire. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a regagné 0,59 % à 74,88 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires s’est maintenu à 176,80 points, comme la veille. Cependant, ce mouvement s’est produit dans un marché toujours étroit avec un volume d’affaires de quelque 26 829 actions d’une valeur globale de 142 173 dollars. Wall Street : réduction des gains Sur les places boursières internationales, le marché américain des actions à Wall Street a réduit ses gains hier en suivant la tendance du marché obligataire, déprimé par la publication d’une hausse nettement plus forte que prévu des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier, relançant les craintes de nouveau resserrement de la politique monétaire de la Fed. La correction plus importante à la baisse de la Bourse électronique Nasdaq, attribuée à des prises de bénéfices au lendemain de ses records absolus de hausse au début de la semaine, a aussi pesé sur la tendance. Certes, les opérateurs, très préoccupés par la forte augmentation de 0,9 % des ventes de détail au lieu de 0,5 % comme attendu, ont donc ignoré l’annonce d’une maigre hausse de 0,1 % seulement des prix à la consommation le mois dernier, la plus faible depuis juin, alors que les analystes s’attendaient à une hausse de 0,2 %. Dans ce contexte, le rendement moyen de l’obligation du Trésor américain à 30 ans, principale référence du marché obligataire, est remonté jusqu’à 6,2930 % contre 6,1980 % la veille, après ces statistiques, tirant l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles d’un plus haut de la séance à 11 258,04 points à un plus bas à 11 146,41 points, avant d’afficher en préclôture 11 204,44 points, réduisant ses gains à 11,85 points sur la veille. Les Bourses européennes en hausse, sauf Londres Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en hausse mardi en dépit de la tendance baissière de Wall Street. Apparemment, les investisseurs ont préféré se concentrer sur les prix de détail pour novembre et leur faible progression de 0,1 % – ce qui est censé calmer les anticipations de hausse des taux avant la prochaine réunion de la Réserve fédérale – plutôt que sur les ventes au détail qui sont apparues plus vigoureuses que prévu. Elles ont augmenté de 0,9 % en novembre par rapport à octobre et de 9,2 % sur un an, alors que le consensus de marché attendait une progression mensuelle de seulement 0,5 %. À Paris, l’indice CAC 40 a gagné 0,52 %, tandis que le Dax allemand s’appréciait de 0,99 %. Madrid a gagné 0,12 %, Milan 0,89 %, Zurich 0,21 % et Amsterdam 0,22 %. En revanche, l’indice FTSE 100 britannique a cédé 0,13 % et le Bel-20 belge 0,85 %. Les indices multipays étaient globalement orientés à la hausse. L’indice EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a gagné 0,82 %, tandis que l’Eurotop 300, paneuropéen, progressait de 0,3 %. La Bourse de Londres a terminé en légère baisse mardi sous l’influence de Wall Street, mais de fortes progressions dans les secteurs du commerce et des transports ont permis de limiter le recul. L’indice Footsie des cent principales valeurs a clôturé à 6 702,1 points, en baisse de 8,6 points, soit 0,12 %, par rapport à lundi. Les pharmaceutiques ont baissé fortement avec les marchés américains où leurs homologues ont souffert. Tokyo : marché toujours déprimé La Bourse de Tokyo a terminé mardi sur une baisse légère mais générale à l’issue d’une nouvelle séance de prises de bénéfices d’avant-fêtes de fin d’année, qui ont touché aussi bien les technologiques et la communication que les industries plus traditionnelles. L’indice Nikkei 225 a perdu 39,53 points, soit 0,22 %, à 18 165,55. L’indice élargi Topix a cédé 10,05 points, ou 0,62 %, à 1 605,46. Le contrat à terme échéance mars a cependant fini en hausse de 20 points pour clôturer à 18 140. Sur la première section, les baisses ont dépassé les hausses par 755 contre 434, avec 158 valeurs inchangées. Le volume des échanges a été modéré, à 529,77 millions de titres, mais plus faible que le mardi précédent, où il s’était établi à 605 millions. Des opérateurs déclaraient que les intervenants manifestaient peu de réactions à un nouveau record en clôture du Nasdaq, préférant fermer leurs positions dans les high-tech pour être dégagés de toute angoisse de bogue de l’an 2000 avant les fêtes et ne pas perdre les profits tirés de l’envolée du marché en novembre dans ce secteur. La chute des valeurs liées aux télécommunications comme NTT Docomo et DDI Corp a infligé les plus gros dégâts aux indices, surtout le Topix. Docomo a abandonné 80 000 yens, soit 2,32 %, à 3,37 millions, tandis que DDI perdait 50 000 yens, ou 3,47 %, pour finir à 1,39 million. Dans le compartiment des high-tech, Fujitsu Ltd a été délesté de 50 yens, soit 1,34 %, à 3 690, et NEC Corp a perdu 15 yens, soit 0,66 %, à 2 275. Mais Sony Corp a réussi à engranger 150 yens, soit 0,78 %, à 19 400, soutenu par la fermeté du yen aux alentours de 103 pour un dollar. Seule exception, Itochu Techno-Science, la nouvelle valeur high-tech cotée pour la première fois mardi sur la première section, a fortement intéressé les investisseurs, un signe qui montre que le marché s’attend toujours au beau fixe dans le secteur au début de l’année prochaine. Le fournisseur de systèmes informatiques et sa filiale Itochu Corp ont terminé la séance à 50 600, contre une introduction publique à 22 000. Certains participants estimaient toutefois que la demande sur Itochu Techno-Science avait été trop forte. «Je pense que c’est un peu trop. Mais c’est une valeur avec un fort potentiel et il y a peu d’autres facteurs sur le marché pour le moment, ce qui explique qu’elle ait tellement attiré l’attention», commentait Hirojuni Matsumoto, opérateur à Yamatane Securities. Le marché a également montré de l’intérêt pour les fusions et acquisitions.
Une certaine demande du dollar a été relevée hier, à Beyrouth, dans un marché parfois réticent à l’offre en cette monnaie, la faisant négocier à des cours supérieurs au taux moyen indicatif fixé par la Banque du Liban (BDL). Celle-ci, en procédant ainsi à l’achat et à la vente du billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, est parvenue à le maintenir au taux moyen de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à négocier le dollar durant toute la journée d’hier entre 1 508,00 et 1 509,00 LL, après un départ entre 1 505,00 et 1 507,00 LL, dans un volume d’affaires dépassant douze millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place, dans un marché équilibré de lui-même, sans aucune intervention de la BDL. L’euro...