Le dollar est resté confiné dans d’étroites limites face à la livre libanaise en ce début de semaine à Beyrouth, oscillant toute la journée tout près du taux moyen indicatif de la Banque du Liban (BDL). Cette dernière, en proposant toujours le billet vert à 1 514,00 LL tout en se déclarant prête à l’acheter à 1 501,00 LL, est parvenue ainsi à le faire clôturer en moyenne à 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Dans cette évolution, les établissements de crédit ont continué de négocier le dollar tout près de ce taux indicatif entre 1 505,00 et 1 506,00 LL, dans un marché équilibré de lui-même, dont le volume d’affaires n’aurait pas dépassé quelque neuf millions de dollars, entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente. Résistance du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro a fluctué autour de ses plus bas niveaux, hier, sur les marchés des changes internationaux de plus en plus calmes à l’approche de la fin de l’année, tandis que le yen s’est replié après la publication d’un rapport Tankan, décevant sur la conjoncture au Japon au quatrième trimestre. Après un petit rebond la semaine dernière, l’euro semble glisser à nouveau doucement vers la parité avec le dollar et ce, en dépit de la série de statistiques économiques allemandes encourageantes publiées ces derniers jours. La devise européenne n’a ainsi pas réagi à l’annonce hier matin d’une hausse de 4,1 % du chiffre d’affaires des détaillants allemands en octobre comparé au mois précédent en données corrigées des variations saisonnières et calendaires. La prochaine donnée importante pour la monnaie unique européenne sera la rapport IFO sur le climats des affaires en Allemagne, attendu après demain. Mais là encore, même si le rapport est bon, la réaction de l’euro pourrait être limitée. La devise européenne a en effet du mal à résister à la vigueur du dollar. Le marché des actions américain continue à gagner du terrain, et les chiffres américains qui seront publiés cette semaine vont confirmer le scénario de faible inflation et de forte croissance observé ces derniers mois, justifiant qu’il n’est donc pas le moment de vendre des dollars, indique-t-on dans les milieux cambistes. Et d’ajouter que les opérateurs seront attentifs aujourd’hui à la publication des chiffres américains sur les prix à la consommation. Le billet vert s’est également montré soutenu face à la devise nippone, le yen ayant souffert de l’annonce d’une amélioration plus faible que prévu du sentiment des milieux d’affaires japonais en décembre, selon l’enquête trimestrielle Tankan, publiée hier par la Banque du Japon. La livre sterling s’est appréciée brièvement hier à un plus haut face à l’euro en cours de journée, bénéficiant de la publication en Grande-Bretagne de prix à la production plus forts que prévu pour le mois de novembre qui a renforcé le sentiment que les taux d’intérêt britanniques seront remontés à nouveau dès le début de l’année prochaine. C’est dans ce contexte, que le dollar s’est finalement négocié sur un ton résistant face à l’euro et les monnaies qui lui sont attachées en Europe ainsi que face au yen, et ce comme suit : – 1,0138 pour un euro contre 1,0135, vendredi dernier – 1,6240 pour un sterling contre 1,6215 – 1,9295 DM contre 1,9300 – 6,4705 FF contre 6,4730 – 1,5790 FS contre 1,5795 – 1 909,85 lires contre 1 910,75 – 103,22 yens contre 102,35. Bourse de Beyrouth : légèrement mieux A la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est très légèrement améliorée hier, les actions A de Solidere ayant progressé de 6 3/4 à 7,00 dollars dans une proportion plus grande que la baisse des actions C de la Byblos Bank de 2 1/8 à 2 1/16 dollars, et ce dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a augmenté de 0,22 % à 74,44 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires a abandonné 0,11 % à 176,80 points. Toutefois, ce mouvement s’est produit dans un marché à activité toujours réduite, 22.374 actions seulement ayant changé de main d’une valeur globale de 135.368 dollars. Volatilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, la tendance a été contrastée hier à Wall Street avec la vulnérabilité de l’indice Dow Jones des industrielles et la hausse de l’indice composite Nasdaq de la Bourse électronique. Ce phénomène semble s’expliquer par des craintes que l’indice des prix à la consommation aux États-Unis, qui sera publié aujourd’hui, ne se solde par une certaine relance de l’inflation à un moment où des analystes misent sur un déficit de la balance américaine des paiements de 90,5 milliards de dollars au troisième trimestre. Cela étant, le marché obligataire s’est ressenti de ces perspectives, entraînant brièvement dans son sillage celui des actions, alors que le secteur de la haute technologie est parvenu à se soustraire de l’influence néfaste exercée sur la cote par Xéros qui avait annoncé vendredi dernier après la clôture que son bénéfice par action au quatrième trimestre serait inférieur de 40 % au prévisions des analystes. Cela étant, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer entre un plus haut à 11 250,46 points et un plus bas à 11 162,31 points, avant d’afficher en préclôture 11.236,40 points, en hausse de 11,70 points sur vendredi dernier, dans un marché très volatil. Les Bourses européennes plutôt bien orientées Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en hausse lundi en dépit de la tendance baissière de Wall Street. À Paris, l’indice Cac 40 a gagné 1 %, tandis que le Dax allemand s’appréciait de 0,48 % et que le Bel-20 belge bondissait de 2,16 %. Madrid a gagné 0,27 %, Milan 1,46 % et Amsterdam 0,8 %. En revanche, l’indice FTSE 100 britannique a cédé 0,43 %, tandis que les valeurs suisses se repliaient de 0,1 %. Les indices multipays sont globalement orientés à la hausse. L’indice EuroStoxx 50 des valeurs vedettes de la zone euro a gagné 0,36 %, tandis que l’Eurotop 300, paneuropéen, progressait de 0,43 %. Les technologiques continuaient à avoir le vent en poupe à l’instar de SAP, qui a bondi de 11,58 %. Les investisseurs anticipent un bond des commandes du concepteur de progiciels au début de l’an prochain, une fois que les entreprises auront réglé le problème du passage à l’an 2000. «Je peux imaginer que SAP montera jusqu’à 600 euros», a prédit un intervenant. SAP a progressé de quelque 40 % depuis le début du mois de décembre. À Paris, Cap Gemini (+2,02 %) a poursuivi sa progression dans la perspective d’un accord avec Ernst & Young, tandis que le néerlandais BAAN s’adjugeait 2,33 %. La société d’investissement finlandaise Finvest s’est adjugée près de 13 % après l’annonce de l’introduction en Bourse début 2000 d’une des sociétés dans lesquelles elle a investi, le courtier en ligne Online. Les valeurs des médias avaient également le vent en poupe. Reuters et Pearson se sont respectivement adjugées 4,5 % et 2,18 %, dopées par des rumeurs d’émission de titres boursiers (tracker stocks) permettant aux investisseurs d’investir directement dans les activités Internet des deux groupes britanniques. Les valeurs des télécoms subissaient en revanche des prises de bénéfices. Mannesmann a cédé 2,9 % à 224 euros, après avoir atteint un plus haut de l’année la semaine dernière. Selon certains opérateurs, la vente par Swisscom, Veba et Siemens de leurs participations dans la société de télévision par câble Cablecom Holding AG à NTL pour 5,8 milliards de francs suisses a pu peser sur Mannesmann dans la mesure où le conglomérat avait aussi fait une offre sur Cablecom. Cela dit, l’action Mannesmann tend à être irrégulière en raison de l’OPE hostile dont fait l’objet le groupe de la part de Vodafone AirTouch. Les investisseurs n’ont pas non plus hésité à engranger leurs bénéfices sur Vodafone AirTouch qui a cédé 2,41 %. Cable & Wireless a cédé de son côté 6,11 %, tandis que British Telecom baissait de 0,52 %. Deutsche Telekom a abandonné 2,06 %, après avoir démenti des informations du Financial Times lui prêtant l’intention de céder – sur plusieurs années – ses actifs immobiliers, valorisés par le quotidien britannique à 35 milliards de marks. France Télcom a en revanche bénéficié d’achats à bon compte (+5,54 %) après avoir chuté la semaine dernière sur l’échec de sa reprise de l’opérateur allemand E-Plus. KPN, qui a «soufflé» E-Plus à l’opérateur français, s’est adjugé 8,50 %. Bouygues, qui avait baissé vendredi, est également reparti à la hausse avec un gain de 3,31 % alors que Vivendi, en forte hausse la semaine dernière, a suivi le chemin inverse (-4,27 %). Aux financières, CCF a bondi de 5,18 % à 126 euros malgré le retrait par ING de son offre à 137,5 euros. Le conseil du CCF s’est dit surpris du retrait alors que son conseil ne s’était pas prononcé sur cette offre d’ING. ING a déclaré conserver l’option CCF tout en rappelant qu’il n’était pas dans ses habitudes de faire des offres hostiles. Les analystes estiment que le rachat de la banque française par le néerlandais finira par se faire. Le groupe belge KBC (+4,13 %), qui, comme ING compte parmi les trois principaux actionnaires de CCF, a fait savoir qu’il n’avait pas l’intention de lancer d’offre sur le CCF. Aux financières, Abbey National était aussi recherchée – le titre a gagné 2,11 %. Selon le Mail on Sunday, le groupe belgo-néerlandais de services financiers Fortis souhaite une alliance stratégique avec la Banque britannique. Tokyo : en baisse La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,4 % lundi, après la publication par la banque du Japon de son enquête trimestrielle de conjoncture Tankan qui a déçu les marchés, selon les opérateurs. L’indice Nikkei 225 a cédé 66,77 points à 18 205,08 tandis que l’indice Topix perdait 8,36 points à 1 615,51 points. 507 millions d’actions ont été échangées contre 1,29 milliard lors de la séance de vendredi dernier. L’indice de confiance des milieux d’affaires japonais pour les trois mois achevés en décembre «plus faible que prévu (...) montrant qu’une solide reprise de la macro-économique reste encore à mettre en œuvre», a déclaré Kazunori Jinnai, courtier chez Daiwa SB Capital Markets. Selon cette étude de la Banque du Japon, l’indice de confiance de la grande industrie manufacturière est passé de -22 pour les trois mois achevés en septembre à -17 pour le trimestre achevé en décembre. La Banque centrale japonaise, dont les prévisions étaient en-deça de celles des analystes, tablait sur -16. «Si ces résultats avaient été meilleurs, le marché aurait progressé dans le sillage de Wall Street vendredi», a estimé M. Jinnai.
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