«J’avoue qu’en 1980, le permis de conduire me fut «livré à domicile», dit M. Toni Hanna, directeur de SPS (Storm Publishing services), actif dans le domaine de la prévention des accidents de la route. «Mes parents connaissaient un gendarme détaché au service de la mécanique et qui s’est proposé pour me fournir ce permis. C’est dire qu’il en a toujours été ainsi au Liban, et que nous tous, Libanais, empruntons souvent des voies zigzagantes plutôt que le droit chemin», ajoute-t-il. Selon M. Hanna, nous avons surtout besoin d’une véritable commission de contrôle des examens de conduite. Un tel organisme serait formé de professeurs, d’inspecteurs et de médecins (santé générale, otologiste, ophtalmologue, psychologue), travaillant sous la direction du ministère de la Santé et sous la surveillance de l’Ordre des médecins. Une rotation mensuelle serait organisée afin d’éviter toute perméabilité à la corruption. «Il n’est pas permis, dit M. Hanna, que n’importe quel médecin délivre un rapport de santé au solliciteur du permis. Un comité médical devrait s’assurer que cette personne est moralement et physiquement saine, et qu’en conduisant, elle ne mettra pas en danger sa sécurité et celle des autres». M. Hanna affirme que le groupe d’orientation et d’instruction sociale dont il fait partie avait suggéré au ministère de l’Intérieur, il y a un an, de promulguer une loi imposant le renouvellement du permis de conduire. Le rythme devrait être de 10 ans pour les conducteurs ayant moins de 65 ans, et serait annuel pour ceux âgés de 65 ans et plus. «À chaque renouvellement, l’automobiliste se soumettrait à un examen médical général, afin de s’assurer qu’il est toujours apte à conduire un véhicule», a-t-il conclu. Ziad Akl, président de la YASA (Youth Association For Social Awareness), met l’accent sur la nécessité d’améliorer l’examen actuellement en vigueur. «L’Association a obtenu une copie sur CD de l’épreuve théorique que subissent les candidats français à l’examen de conduire, dit M. Akl. Dans le but d’évaluer le savoir du conducteur libanais en la matière, elle a soumis plusieurs automobilistes à ce test. Résultat: la plus haute note a été un 8/20…». Pour lutter contre l’ignorance et le m’en-fichisme qui règne sur nos routes, la YASA tente de réaliser un projet de l’une de ces deux façons : soit le ministère de l’Éducation introduit officiellement le code de la route et les lois réglementaires dans le programme du cycle secondaire, soit l’Association adopte elle-même ce projet et signe des accords avec plusieurs écoles, pour que cet enseignement fasse partie des activités extrascolaires. «Ainsi, dit-il, les parents des élèves pourront inscrire leurs enfants à ce club, au sein duquel ils prendront des leçons sur ordinateur, étalées sur plusieurs semaines». M. Hanna et M. Akl ont tous deux insisté sur la nécessité d’une profonde réforme du système des examens. Ils ont en outre estimé indispensable que tout citoyen connaisse ses droits et ses devoirs, pour défendre les premiers et accomplir les seconds.
«J’avoue qu’en 1980, le permis de conduire me fut «livré à domicile», dit M. Toni Hanna, directeur de SPS (Storm Publishing services), actif dans le domaine de la prévention des accidents de la route. «Mes parents connaissaient un gendarme détaché au service de la mécanique et qui s’est proposé pour me fournir ce permis. C’est dire qu’il en a toujours été ainsi au Liban, et que nous tous, Libanais, empruntons souvent des voies zigzagantes plutôt que le droit chemin», ajoute-t-il. Selon M. Hanna, nous avons surtout besoin d’une véritable commission de contrôle des examens de conduite. Un tel organisme serait formé de professeurs, d’inspecteurs et de médecins (santé générale, otologiste, ophtalmologue, psychologue), travaillant sous la direction du ministère de la Santé et sous la surveillance de...
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