Un projet de coopération nucléaire irano-chinoise annulé
le 10 décembre 1999 à 00h00
Un projet de coopération irano-chinoise concernant la «seconde phase» de la construction de la centrale de Buchehr (sud) a été annulé «pour des raisons techniques, mais aussi politiques», a annoncé jeudi la presse iranienne. Cette coopération, vivement dénoncée par les États-Unis et Israël, consistait en la livraison de deux réacteurs de 300 mégawats, et de composants nucléaires, provenant d’autres pays, selon les spécialistes. En revanche, la coopération avec la Russie, qui est quantitativement beaucoup plus importante, est «maintenue», précise la presse. Selon M. Assadollah Sabouri, chef-adjoint de l’Organisation de l’énergie atomique (OEA) iranienne, la Chine «devait acheter de nombreuses pièces détachées (composants nucléaires) à des tierces parties», pour ce projet. Mais «peu à peu, les Chinois ont montré qu’ils s’intéressaient plus à la coopération avec d’autres pays». «Cette décision technique tient aussi à des considérations politiques», a précisé M. Sabouri, faisant allusion à la demande des États-Unis aux différents partenaires de l’Iran, de cesser toute coopération nucléaire avec ce pays. En octobre 1997 et en mars 1998, et plus récemment encore, Washington avait instamment prié Pékin de «cesser toute coopération nucléaire» avec Téhéran. Israël, qui considère l’Iran comme un de ses principaux ennemis, estime que Téhéran sera capable «d’ici cinq à dix ans» de se doter de l’arme nucléaire. L’Iran s’est toujours défendu de ne faire de la recherche qu’à des fins civiles, sous «strict contrôle international». Le secrétaire exécutif de l’Organisation du traité d’interdiction totale des essais nucléaires (CTBTO), M. Wolfgang Hoffman, est venu il y a quelques jours en Iran, qui est signataire du traité d’interdiction totale des essais nucléaires (CTBT). Le 15 mars 1998, l’Iran avait démenti que Pékin ait «interrompu» cette coopération, sans toutefois préciser en quoi elle consistait. Début 1993, la Chine et l’Iran avaient signé un contrat pour la fourniture de deux réacteurs nucléaires civils de 300 mégawats. Concernant l’achèvement de la première phase de Buchehr, qui devait être initialement réalisée avec l’Allemagne, M. Sabouri a révélé que douze sociétés russes et huit sociétés iraniennes y travaillaient. 400 experts et 300 techniciens iraniens sont actuellement formés dans le domaine de la technologie nucléaire, a-t-il précisé. La «première phase» de la centrale, qui sera d’une puissance de 1 000 mégawatts, «sera achevée dans le cadre du troisième plan quinquennal» (2000-2005), a déclaré M. Sabouri. «Elle est déjà réalisée à 26,4 % et le sera à 38 % d’ici la fin de l’année iranienne» (20 mars 2000), a-t-il précisé.
Un projet de coopération irano-chinoise concernant la «seconde phase» de la construction de la centrale de Buchehr (sud) a été annulé «pour des raisons techniques, mais aussi politiques», a annoncé jeudi la presse iranienne. Cette coopération, vivement dénoncée par les États-Unis et Israël, consistait en la livraison de deux réacteurs de 300 mégawats, et de composants nucléaires, provenant d’autres pays, selon les spécialistes. En revanche, la coopération avec la Russie, qui est quantitativement beaucoup plus importante, est «maintenue», précise la presse. Selon M. Assadollah Sabouri, chef-adjoint de l’Organisation de l’énergie atomique (OEA) iranienne, la Chine «devait acheter de nombreuses pièces détachées (composants nucléaires) à des tierces parties», pour ce projet. Mais «peu à peu, les Chinois...
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