Le dollar s’est négocié dans les deux sens vis-à-vis de la livre libanaise hier, à Beyrouth, au gré de l’évolution du mouvement de l’offre et de la demande dans un marché toujours dominé par l’action de la Banque du Liban (BDL). Cette dernière, qui a maintenu ses deux taux d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est parvenue ainsi à le faire clôturer en moyenne à 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre dernier. Pourtant, les établissements de crédit ont été amenés à traiter pratiquement le billet vert entre 1 507,50 et 1 508,50 LL en fin de journée après un départ entre 1 503,00 et 1 505,00 LL, consécutivement au développement de la demande et à l’amenuisement de l’offre au fil des cotations, ont indiqué les cambistes. Selon ces mêmes milieux, le volume d’affaires n’aurait pas dépassé quelque neuf millions de dollars entièrement échangés par les banques de la place à l’achat et à la vente sans aucune intervention de la BDL. L’euro ferme, le yen s’affaiblit À l’étranger, l’euro s’est légèrement repris hier sur les marchés des changes internationaux, affichant un petit rebond face au dollar après la publication de nouveaux chiffres encourageants sur l’économie allemande. C’est ainsi qu’après les bonnes nouvelles de la veille sur la croissance et l’emploi en Allemagne, l’euro a été soutenu hier par l’annonce d’une hausse de 1,7 % de la production industrielle dans ce pays en octobre, après un recul de 1 % en septembre. Ce dernier chiffre est parvenu à soulever l’euro au-dessus de la barre de 1,0250 dollar sans pour autant lui permettre de franchir le seuil de 1,03 dollar. Selon les cambistes, les faibles liquidités à l’approche de la fin de l’année et les récents mouvements brusques de la monnaie unique européenne dans les deux sens semblent inciter les opérateurs à la prudence. De ce fait, les mouvements ont été limités du côté des échanges dollar/yen en l’absence d’actualité importante et alors que les opérateurs attendent la publication de l’enquête trimestrielle de conjoncture Tankan au Japon, qui devrait donner une idée plus claire de la situation économique de l’archipel. Mais, il n’en demeure pas mois que l’accès de faiblesse de la Bourse de Tokyo hier et les conclusions encourageantes du Livre beige de la Réserve fédérale (Fed) sur l’économie américaine sont venus privilégier le dollar sur la devise nippone. Sur le front de la livre sterling, la journée d’hier a été calme à la veille de la décision aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre sur les taux d’intérêt au Royaume-Uni. À cet égard, la plupart des économistes tablent sur un maintien du loyer de l’argent à 5,50 %, mais la devise britannique restait soutenue par le sentiment que le loyer de l’argent dans ce pays montera dès l’année prochaine. Compte tenu donc de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié hier sur un ton légèrement faible face aux monnaies européennes mais soutenu contre le yen, comme suit : – 1,0278 pour un euro contre 1,0255, la veille à New York – 1,6283 pour un sterling contre 1,6250 – 1,9030 DM contre 1,9075 – 6,3820 FF contre 6,3970 – 1,5575 FS contre 1,5610 – 1 883,90 lires contre 1 888,20 – 102,95 yens contre 102,30. Bourse de Beyrouth : c’est toujours le statu quo À la Bourse de Beyrouth c’est toujours le statu quo avec la stabilité des actions de Solidere, de la Bank of Beirut et de Bou Khalil Markets, les seules valeurs ayant fait l’objet d’échanges. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu invariablement à 74,28 points ainsi que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires à 177,00 points. Ce mouvement s’est déroulé encore une fois dans un marché très restreint, 3 800 actions seulement ayant changé de mains d’une valeur globale de 26 181 dollars. Vulnérabilité de Wall Street Sur les places boursières internationales, Wall Street a accueilli avec perplexité les conclusions du Livre beige de la Fed, qui fait l’état des lieux de l’économie aux États-Unis toutes les six semaines. Celui-ci a noté que la croissance américaine a été «modérée à forte» en novembre et que les prix de détail sont restés globalement stables tandis que ceux de certaines matières premières montraient quelques hausses, pendant que le marché du travail restait étroit, laissant craindre un éventuel resserrement monétaire. De ce fait, la chasse aux bonnes affaires conjuguées ainsi que les rachats de découvert sur des valeurs comme Coca Cola et Microsoft n’ont pas pu soutenir durablement la tendance dans le compartiment industriel ainsi que dans les secteurs de la haute technologie et des télécommunications. En effet, l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles a dû fluctuer irrégulièrement entreun plus bas à 11 076,36 points et un plus haut à 11 171,79 points, avant d’afficher en préclôture 11 085,36 points, en baisse de 21,29 points sur la veille. Prises de bénéfices sur les Bourses européennes Les marchés d’actions européens ont terminé pour la plupart en baisse mercredi, en dépit de la fermeté de Wall Street en matinée et de la flambée des valeurs de médias, les prises de bénéfices sur les opérateurs de télécommunications pesant lourd dans l’orientation des principaux indices. À Paris, le CAC 40 a fini sur un repli de 0,86 %, tandis que le FTSE 100 cédait 0,62 % à Londres et que le Dax allemand abandonnait 0,70 %. Amsterdam a reculé de 0,24 %, Zurich de 0,94 % et Bruxelles de 1,50 %. En revanche, Milan et Madrid se sont adjugé respectivement 2,12 % et 1,08 % tandis qu’Helsinki gagnait 0,8 %. La tendance à la baisse l’a emporté néanmoins puisque les indices multipays Eurostoxx 50, limités à la zone euro, et Eurotop 300, paneuropéen, ont perdu respectivement 0,4 % et 0,12 %. Les opérateurs de télécommunications étaient particulièrement – et logiquement – touchés par les prises de bénéfices après leur récentes progressions. France Telecom, qui représente plus de 13 % de la capitalisation du Cac 40, a cédé 6 % après un article du Financial Times affirmant que l’américain BellSouth chercherait à bloquer la tentative de l’opérateur français de prendre le contrôle de l’allemand F-Plus. Mannesmann a terminé sur un repli de 3,43 % à 231,75 euros – le plus fort des valeurs du Dax – après une conférence de presse lors de laquelle le groupe industriel diversifié dans la téléphonie mobile a réaffirmé son opposition à une prise de contrôle de la part du britannique Vodafone AirTouch. Ce dernier a cédé 4,8 %. Deutsche Telekom, qui a annoncé qu’il n’avait pas encore pris de décision sur l’introduction en Bourse de sa filiale Internet T-Online, a cédé de son côté 0,52 %. L’opérateur historique allemand souffre également de son différend judiciaire avec le polonais Elektrim au sujet du contrôle de l’opérateur de téléphonie mobile polonais PTC. British Telecom a cédé 4,3 % de son côté. Exceptions notables au tableau : l’espagnol Telefonica a gagné 7,25 %, l’italien Tim 7,44 % et sa maison-mère, Telecom Italia, plus de 10 %. Les équipementiers étaient en revanche plutôt orientés à la hausse après l’annonce dans l’Internet sans fil entre le suédois Ericsson et l’américain Microsoft Corp. Ericsson a terminé sur un gain de 12,3 % tandis que Nokia, qui avait reculé dans un premier temps, s’est adjugé finalement 2 %. Alcatel a cédé 2,82 %. Le fabricant de petits ordinateurs Psion, qui avait chuté de 40 % à l’annonce de l’accord, a finalement réduit ses pertes pour terminer sur un repli limité à 4,34 %. Cette société est considérée comme un concurrent de Microsoft en la matière. Les médias en vedette À l’inverse, les valeurs de médias étaient particulièrement recherchées, tant à Londres qu’à Paris. À Londres, BSkyB s’est adjugé 8,79 %, Pearson a bondi de 8,4 %, FMI de 9,12 % et Emap de 7,11 %. À Paris, TF1 affichait une envolée de plus de 13 %, tandis que Canal+ gagnait 9,9 %. Le prix payé par Rupert Murdoch (1,5 milliard de dollars) pour une participation de 24 % dans KirchPayTV a entraîné une revalorisation des abonnés aux chaînes payantes. À ce prix, BSkyB a payé chaque abonné de la chaîne allemande environ 20 000 FF, alors que ceux de Canal Plus sont valorisés à 8 000 FF. À la distribution, Kingfisher s’est adjugé pratiquement 10 % à Londres. Le titre a été mis à l’achat par les analystes de la Deutsche Bank après l’annonce par le distributeur d’un chiffre d’affaires apparemment supérieur aux attentes. Tokyo : clôture en forte baisse La Bourse de Tokyo a clôturé en recul de 1 % mercredi, les courtiers et autres institutions financière prenant leurs bénéfices après une forte progression des valeurs technologiques. L’indice Nikkei des valeurs vedettes a terminé en baisse de 192,76 points à 18 401,20 points. L’indice élargi Topix a accusé une perte de 11,07 points à 1 621,07. Le volume des transactions a été de quelque 582 millions d’actions, contre 605 millions mardi. Les courtiers et les investisseurs institutionnels ont été les principaux vendeurs de valeurs technologiques, ont précisé des courtiers. Les échanges ont débuté sans entrain dans l’absence d’informations nouvelles et dans la foulée de la perte enregistrée à Wall Street la veille, ont-ils ajouté. «Les investisseurs n’ont pas ciblé les secteurs dans lesquels ils vont acheter ou vendre», a déclaré un analyste de Taiheiyo Securities. Quelques-unes des valeurs technologiques, qui ont significativement contribué à la récente reprise du marché, ont terminé en baisse malgré la hausse de leurs homologues américaines au sein du Nasdaq, ont estimé les courtiers. Les investisseurs étaient plus soucieux des «cotations spéciales» liées à l’arrivée à maturité des contrats à terme de décembre sur le Nikkei et des options prévue pour vendredi, ont précisé les courtiers. Parmi les valeurs vedettes des technologies de l’information, Nippon Telegraph and Telephone Corp a perdu 30 000 yens, ou 1,7 %, passant à 1,71 million de yens et Sony Corp a cédé 240 yens, soit 1,3 %, à 18 540 yens. NTT DoCoMo Inc a regagné ses pertes précédentes et a terminé en hausse à 40 000 yens, soit un gain de 1,2 %, à 3,49 millions de yens, alors que Fujitsu Ltd a gagné 20 yens, soit 0,5 %, à 3 760 yens. Ces valeurs des technologies de l’information devraient continuer à avoir les faveurs des investisseurs et aider le marché à accroître ses gains dans les prochains mois.
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