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Actualités - Chronologie

Sommet d'Helsinki L'Europe décidée à se doter d'une force d'intervention rapide

Le Sommet européen d’Helsinki est déterminé à prendre les premières décisions concrètes sur la future défense européenne autonome, notamment la création d’une force de réaction rapide capable d’intervenir dans des missions de maintien de la paix à partir de 2003. Ce premier pas concret montrera que l’Europe de la Défense a fait en un an des progrès considérables pour se doter d’une capacité de mener des actions militaires autonomes, pour ne plus dépendre entièrement à l’avenir des États-Unis et de l’Otan dans des opérations sur le continent européen. Les quinze dirigeants européens annonceront à Helsinki que l’Union européenne doit être capable à partir de 2003 de déployer en l’espace de 60 jours une force de réaction rapide de 50 000 à 60 000 hommes pour une durée minimale d’un an, dotée de services de renseignement, de commandement et de contrôle, de logistique et d’éléments aériens et navals. Cette force de réaction rapide, composée de moyens nationaux et multinationaux pré-identifiés, sera rendue opérationnelle pour faire face à des crises en Europe. Il pourra s’agir à la fois d’interventions et de missions plus classiques de maintien de la paix. Le Sommet européen devrait également annoncer la constitution d’organes de décision, comportant un comité politique et de sécurité, un comité militaire appuyé par un état-major militaire. Toutefois ces organes, qui pourront être mis en place début 2000, resteront provisoirement des organes intérimaires sans pouvoir de décision jusqu’à une révision des traités européens. Les dirigeants européens doivent encore se mettre d’accord sur la composition exacte du comité politique qui pourrait être formé, soit par les ambassadeurs permanents des Quinze auprès de l’UE, de hauts fonctionnaires ou même dans certains cas de ministres. Les questions délicates de la consultation entre ces nouvelles structures autonomes européennes et les partenaires de l’Otan, notamment les États-Unis, ainsi que la coopération entre l’Union et l’Otan restent entièrement à définir. La constitution de structures politiques et militaires pour la défense européenne autonome devra automatiquement être approuvée par une Conférence intergouvernementale (CIG) qui se réunit de toute façon en 2000 pour décider d’une nouvelle réforme des institutions européennes dans la perspective de l’élargissement. Le projet de capacité d’action européenne a été lancé en décembre 1998 lors du Sommet franco-britannique de Saint Malo (ouest de la France). Il a reçu l’appui de deux autres grands pays de l’Union, l’Allemagne et l’Italie. Ces quatre pays ont adopté un document intitulé «Organes militaires, planification et conduites d’opérations menées par l’UE» qui sera soumis au Sommet européen. À Helsinki, il faudra à la fois répondre aux inquiétudes des États-Unis et des pays neutres de l’Union (Irlande, Suède, Autriche et Finlande) qui restent réservés sur des interventions militaires de l’UE. Washington a déjà fait savoir que l’Otan «devrait se voir réserver une première option, dès lors qu’il s’agit d’action militaire», selon le secrétaire américain à la Défense, William Cohen. Les partisans de l’Europe de la Défense devront aussi convaincre leurs partenaires plus réticents de consacrer à l’avenir davantage de ressources financières au secteur de la défense. «Les États-membres de l’UE vont devoir réviser sérieusement leurs priorités», a d’ailleurs averti Javier Solana, à la fois responsable européen de la politique étrangère et de sécurité commune et secrétaire général de l’Union de l’Europe occidentale (UEO), seule organisation européenne existante en matière de défense qui doit se fondre dans l’UE dans quelques années.
Le Sommet européen d’Helsinki est déterminé à prendre les premières décisions concrètes sur la future défense européenne autonome, notamment la création d’une force de réaction rapide capable d’intervenir dans des missions de maintien de la paix à partir de 2003. Ce premier pas concret montrera que l’Europe de la Défense a fait en un an des progrès considérables pour se doter d’une capacité de mener des actions militaires autonomes, pour ne plus dépendre entièrement à l’avenir des États-Unis et de l’Otan dans des opérations sur le continent européen. Les quinze dirigeants européens annonceront à Helsinki que l’Union européenne doit être capable à partir de 2003 de déployer en l’espace de 60 jours une force de réaction rapide de 50 000 à 60 000 hommes pour une durée minimale d’un an,...