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Actualités - Chronologie

Irak Bagdad menace la France de sanctions économiques

Un influent journal irakien a averti dimanche la France qu’elle mettait en danger ses intérêts économiques en Irak en s’alignant sur Washington et Londres qui veulent faire passer au Conseil de sécurité une résolution, rejetée d’avance par Bagdad. Le quotidien Babel, dirigé par le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï, a affirmé qu’un vote de Paris en faveur d’une telle résolution «sera la goutte qui fera déborder le vase en ce qui concerne les relations irako-françaises». Dans ce cas «il sera logique que les firmes françaises Elf et Total ferment leurs bureaux à Bagdad et perdent ainsi les immenses concessions qu’elles ont obtenues mais n’ont pas encore exploitées», a ajouté le journal, dans un commentaire écrit par le dernier ambassadeur d’Irak à Paris avant la rupture des relations diplomatiques en 1991, Abdel Razzak al-Hachémi. Estimant que le peuple irakien a «beaucoup souffert en raison de la position du gouvernement français à son égard», Babel a affirmé que «les nombreux avantages dont jouissent les entreprises françaises sur le marché irakien pourraient également prendre fin». Le journal a rappelé la position de Paris sur la guerre irako-iranienne (1980-88) qui «a commencé à changer le 9 août 1988, au lendemain de l’accord de cessez-le-feu entre l’Irak et l’Iran». La France avait «activement œuvré pour poser des obstacles aux négociations entre l’Iran et l’Irak sur la mise en œuvre de cet accord», a-t-il ajouté. Il a également rappelé que la France avait participé «aux attaques et à la destruction des infrastructures de l’Irak», lors de la guerre du Golfe en 1991. «Une occasion historique s’offre aujourd’hui (à la France) pour permettre aux Irakiens d’oublier le passé et ouvrir une nouvelle page avec Paris», a estimé Babel. Il a conseillé à la France de «procéder à une lecture objective des résolutions du Conseil de sécurité pour accorder au peuple irakien ses droits et éviter le piège que l’Amérique lui tend pour lui faire perdre ses intérêts et son rang dans toute la région». Le quotidien al-Qadissiya, organe des forces armées, a pour sa part appelé «tous les amis de l’Irak, notamment parmi les membres permanents du Conseil de sécurité, à s’opposer et rejeter fermement le projet britannique perfide». Pour le journal, ce projet «vise à placer l’Irak sous un régime de protectorat colonialiste et l’empêcher de contrôler sa richesse pétrolière».
Un influent journal irakien a averti dimanche la France qu’elle mettait en danger ses intérêts économiques en Irak en s’alignant sur Washington et Londres qui veulent faire passer au Conseil de sécurité une résolution, rejetée d’avance par Bagdad. Le quotidien Babel, dirigé par le fils aîné de Saddam Hussein, Oudaï, a affirmé qu’un vote de Paris en faveur d’une telle résolution «sera la goutte qui fera déborder le vase en ce qui concerne les relations irako-françaises». Dans ce cas «il sera logique que les firmes françaises Elf et Total ferment leurs bureaux à Bagdad et perdent ainsi les immenses concessions qu’elles ont obtenues mais n’ont pas encore exploitées», a ajouté le journal, dans un commentaire écrit par le dernier ambassadeur d’Irak à Paris avant la rupture des relations diplomatiques...