Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

La France avertit qu'elle n'acceptera pas n'importe quoi (photo)

Mécontente de la tournure prise par les négociations de Seattle, la France a donné de la voix hier pour avertir qu’elle n’était pas prête à accepter «n’importe quoi» pour permettre le démarrage d’un nouveau cycle de négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). «La France et l’Union européenne ne transigeront pas sur les principes qui fondent le mandat» donné au commissaire européen Pascal Lamy pour négocier à Seattle, a déclaré le président Jacques Chirac depuis Saint-Denis de la Réunion (océan Indien). «Les choses ne se déroulent pas bien» à Seattle où règne «une certaine confusion» dans la négociation, a estimé M. Chirac lors d’une conférence de presse. Le chef de l’État a indiqué qu’il avait eu au téléphone le Premier ministre Lionel Jospin. «Nous n’avons toujours pas de perspective d’accord sur un texte», a dit le président en faisant part de sa «préoccupation» et en affirmant n’être «pas très optimiste» sur la possibilité d’un accord. Quelques heures auparavant, le ministre français de l’Économie Christian Sautter avait averti que la France n’accepterait pas «n’importe quoi» pour lancer un nouveau cycle de négociations à l’OMC. Il y a «une forte pression américaine pour obtenir des pays européens le démarrage des négociations. La France s’en tient fermement au mandat européen dans lequel travaille Pascal Lamy», avait ajouté M. Sautter de retour de Seattle. Après une nuit entière de travail avec les Américains «pour tenter de gommer les différences», Pascal Lamy a souligné vendredi matin à Seattle qu’il restait encore «un long chemin à parcourir» pour parvenir à un accord sur une déclaration finale de la conférence ministérielle de l’OMC. «Nous tentons toujours de trouver un paquet large», a déclaré le commissaire européen. Il a indiqué qu’il n’y aurait pas de déclaration ministérielle sur le lancement d’un nouveau cycle de négociations de l’OMC si aucun accord n’était conclu à Seattle. La France reproche aux États-Unis de vouloir faire porter tout l’effort sur l’agriculture européenne et de refuser un agenda de discussions large. Jacques Chirac a indiqué qu’il n’était «pas d’accord du tout» avec un projet de texte sur l’agriculture qui prévoit d’aller vers la suppression des aides agricoles à l’exportation. «Nous n’accepterons en aucun cas un texte qui prévoirait une élimination progressive des aides européennes à l’exportation des produits agricoles», a déclaré le président français. Paris rappelle que l’accord de Berlin (mars 1999) sur l’Agenda 2000 prévoit déjà une réduction des aides à l’exportation des produits agricoles. La France estime également que le concept de multifonctionnalité de l’agriculture, qui reconnaît les fonctions sociales et environnementales de ce secteur, n’est pas pris en compte actuellement dans le projet de compromis.
Mécontente de la tournure prise par les négociations de Seattle, la France a donné de la voix hier pour avertir qu’elle n’était pas prête à accepter «n’importe quoi» pour permettre le démarrage d’un nouveau cycle de négociations à l’Organisation mondiale du commerce (OMC). «La France et l’Union européenne ne transigeront pas sur les principes qui fondent le mandat» donné au commissaire européen Pascal Lamy pour négocier à Seattle, a déclaré le président Jacques Chirac depuis Saint-Denis de la Réunion (océan Indien). «Les choses ne se déroulent pas bien» à Seattle où règne «une certaine confusion» dans la négociation, a estimé M. Chirac lors d’une conférence de presse. Le chef de l’État a indiqué qu’il avait eu au téléphone le Premier ministre Lionel Jospin. «Nous n’avons toujours...