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Actualités - Chronologie

Football - Championnat de France Qui va arrêter Monaco ?

Monaco étrennera son titre de champion d’automne dimanche contre Lens, en principauté, dans le cadre de la 18e journée du championnat de France de football, qui commence ce soir. Monaco, en tête à mi-parcours du championnat avec 5 points d’avance sur Lyon, s’est montré impressionnant d’aisance face à Auxerre (2-0), mercredi soir en match en retard de la 12e journée, et l’on se demande plus que jamais qui va pouvoir stopper les Azuréens dans la course au titre. Guy Roux, l’entraîneur des Bourguignons, a reconnu qu’il y avait «une énorme différence entre les deux équipes, une différence de talent». Les champions d’automne, avec leurs passes en «une touche», précises et rapides, leurs accélérations percutantes et leur pressing permanent, ont littéralement étouffé les Auxerrois. De quoi séduire les 9 000 spectateurs du stade Louis II, qui ont longtemps scandé «on est les premiers», et même entamé une «ola». Les rivaux de Monaco redoutaient déjà la paire d’attaquants Marco Simone-David Trezeguet, excellemment servie par Ludovic Giuly et Marcelo Gallardo. Depuis plusieurs rencontres, l’équipe de la Principauté a ajouté de sérieux atouts dans son jeu et il leur faudra maintenant craindre une défense intraitable et un milieu de terrain impérial dans la récupération. Après le retour en forme de Sabri Lamouchi, Martin Djetou a montré qu’il était revenu à son meilleur niveau, ratissant nombre de ballons dans l’entrejeu. Monaco a récupéré mercredi son gardien international, Fabien Barthez, qui faisait son retour après plus de six semaines d’absence. La seule frayeur du capitaine de l’ASM a été causée par une passe en retrait de son coéquipier Philippe Christanval. Barthez croyait contrôler le ballon, mais celui-ci lui passa sous le pied l’obligeant à courir après et à dégager en touche. Il s’excusait avec un sourire auprès du public, et se rattrapa par la suite, assurant ses sorties avec de belles prises de balles. L’équipe de Monaco, avec des joueurs très forts techniquement qui font le spectacle, affiche en outre des chiffres qui font d’elle le favori logique pour le titre : meilleure attaque du championnat (38 buts), invaincue à domicile, 5 victoires à l’extérieur en 8 matches, meilleur buteur avec Simone (12 réalisations), qui est aussi meilleur passeur avec 10 passes. Une étiquette de favori que réfute Claude Puel, l’entraîneur des Monégasques, très prudent. «Cinq points, ça se rattrape vite. On explosera de joie à la fin de la saison, si on est toujours en tête», a-t-il affirmé avec beaucoup de sérénité. Victoire impérative pour Bordeaux La prestation de Bordeaux à Lens dimanche (3-3) a rassuré le champion de France de football, mais la venue aujourd’hui de la lanterne rouge Montpellier doit mettre un terme à une série de matches sans victoires depuis le 23 octobre dernier toutes compétitions confondues. Plus que le résultat, c’est la manière dont les Girondins se sont comportés dans l’Artois qui a rassuré l’entraîneur Élie Baup. «J’ai eu des regrets car dans des conditions normales nous aurions remporté ce match. Mais quand on arrache le nul après avoir été menés 0-2 et 1-3 on peut dire que les joueurs ont eu une réaction de qualité. Et c’est sur ce genre de rencontre qu’il faut s’appuyer dans l’avenir», estime-t-il. Ce match qui pouvait basculer d’un côté comme de l’autre aurait pu en cas de défaite enfoncer un collectif à la recherche d’un premier succès depuis celui obtenu le 23 octobre dernier face à Marseille. Étrillés au Havre (0-3), battus à domicile par Saint-Étienne (1-2), et écrasés à Valence en Ligue des Champions (0-3), les Girondins restaient sur une série catastrophique. C’est pourquoi la venue de Montpellier vendredi soir arrive à point nommé pour espérer un succès qui remettrait le groupe sur de bons rails. «On a montré des vertus à Lens mais ce n’est pas pour autant qu’il faut s’endormir. Ce n’est pas parce que Montpellier est dernier que c’est gagné d’avance. Attention à ne pas s’y tromper», prévient François Grenet. Pour accueillir les Héraultais, Élie Baup récupérera Hervé Alicarte, suspendu pour le match de Lens, et qui devrait occuper le poste de latéral gauche en l’absence de Jérôme Bonnissel, convalescent après sa déchirure musculaire à une cuisse, et David Jemmali, toujours grippé. Lilian Laslandes, déjà absent à Lens, est très incertain. Ses douleurs au dos ne l’ont pas quitté, même si des examens n’ont rien révélé de grave. Christophe Sanchez, qui le remplaçait à Lens, devrait poursuivre l’intérim face au club qui l’a formé. Le plaisir de retrouver ses copains de jeunesse – tout comme Hervé Alicarte et Jérôme Bonnissel – devrait faciliter encore sa montée en puissance dans l’équipe bordelaise. L’OM veut vaincre « le syndrome du Vélodrome » L’OM quant à lui tentera ce soir face au Havre de vaincre «le syndrome du Vélodrome» qui a vu l’équipe marseillaise abandonner plus de points (14) qu’elle n’en a récolté (13) sur sa pelouse. «Le principal match à gagner, ce n’est pas contre le Havre mais contre nous-mêmes», estime Stéphane Porato, le gardien de but marseillais. «Il faut aider les jeunes à avoir moins d’appréhension au Vélodrome. Le problème vient du manque de confiance. Il nous faut entrer dans cette rencontre avec le plaisir de la jouer et non pas la prendre comme une punition», ajoute-t-il. Le club phocéen, qui reste sur deux défaites devant Auxerre (0-1) et la Lazio de Rome (0-2), aura aussi à cœur de se réconcilier avec un public frustré depuis le début de la saison par l’accumulation des faux pas de son équipe à domicile. «Il doit redevenir notre douzième homme», a affirmé Christophe Dugarry. Pour l’attaquant international, l’OM a «une chance unique de repartir de zéro» sur les bases fixées par son nouvel entraîneur, Bernard Casoni, qui sont de «terminer en tête des matches retour». «À mon époque, l’OM inspirait la crainte et les autres avaient raison d’avoir peur d’évoluer au Vélodrome», a déclaré l’ancien défenseur marseillais. «C’est cette mentalité que j’attends de mes joueurs. Ils sont plus costauds que nous ne l’étions, il faut simplement qu’ils en soient persuadés». Le nouveau coach phocéen a toutefois estimé qu’il ne fallait «pas trop demander» à son groupe en dépit «des signes encourageants» entrevus à Nancy (2-2). «Il ne faut pas croire que tout va changer du jour au lendemain. Sans se prendre la tête, il y a néanmoins une attitude à avoir. Je veux davantage d’agressivité dans le bon sens du terme. Surtout, je ne supporterai pas le moindre renoncement de la part de mes joueurs», a prévenu Bernard Casoni. Dans les autres rencontres, Lyon (2) aura une belle occasion face à Troyes (14) d’effacer sa déconvenue de Bastia. Quant au Paris SG (3), il devra terriblement se méfier de Rennes (5), invaincu depuis huit rencontres, et dont l’entraîneur Paul Le Guen, qui a passé l’essentiel de sa carrière de joueur à Paris, rêve de victoire au Parc des Princes. Auxerre (4), très effacé à Monaco, tentera de se ressaisir à domicile contre Metz (10). Metz a déjà obtenu 5 nuls à l’extérieur. Auxerre n’a perdu qu’une fois cette saison dans son stade Abbé-Deschamps, contre 7 victoires. Enfin, la rencontre entre Nantes (12), qui n’a pas trouvé son équilibre à domicile cette saison, et les «Verts» de Saint-Etienne (9), aura un parfum de nostalgie entre deux clubs ayant dominé le football français dans les années 70.
Monaco étrennera son titre de champion d’automne dimanche contre Lens, en principauté, dans le cadre de la 18e journée du championnat de France de football, qui commence ce soir. Monaco, en tête à mi-parcours du championnat avec 5 points d’avance sur Lyon, s’est montré impressionnant d’aisance face à Auxerre (2-0), mercredi soir en match en retard de la 12e journée, et l’on se demande plus que jamais qui va pouvoir stopper les Azuréens dans la course au titre. Guy Roux, l’entraîneur des Bourguignons, a reconnu qu’il y avait «une énorme différence entre les deux équipes, une différence de talent». Les champions d’automne, avec leurs passes en «une touche», précises et rapides, leurs accélérations percutantes et leur pressing permanent, ont littéralement étouffé les Auxerrois. De quoi séduire les 9...