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Actualités - Chronologie

Colombie Le Congrès qualifie la disparition forcée de délit aggravé

Le Congrès colombien a adopté hier un projet de loi qualifiant la disparition forcée «de faute grave», selon des sources parlementaires. Soutenue par le gouvernement, qui a estimé ce vote de «pas en avant dans la défense des droits de l’homme», l’initiative, qui doit être promulguée prochainement par le président Andrés Pastrana, qualifie également de délits les déplacements forcés, le génocide et la torture. Il prévoit des peines allant jusqu’à 60 ans de prison pour les coupables, y compris dans le cas d’agents de l’État. La loi prévoit également que des militaires coupables de ces délits ne pourront pas se prévaloir du «devoir d’obéissance» et qu’ils ne pourront bénéficier d’aucune amnistie. Plus de 4 000 personnes ont disparu au cours des dix dernières années en Colombie sans laisser de traces. Selon l’Association des familles de détenus et de disparus (Asfades), la plupart de ces disparitions sont le fait de militaires, de guérillas ou de paramilitaires d’extrême droite.
Le Congrès colombien a adopté hier un projet de loi qualifiant la disparition forcée «de faute grave», selon des sources parlementaires. Soutenue par le gouvernement, qui a estimé ce vote de «pas en avant dans la défense des droits de l’homme», l’initiative, qui doit être promulguée prochainement par le président Andrés Pastrana, qualifie également de délits les déplacements forcés, le génocide et la torture. Il prévoit des peines allant jusqu’à 60 ans de prison pour les coupables, y compris dans le cas d’agents de l’État. La loi prévoit également que des militaires coupables de ces délits ne pourront pas se prévaloir du «devoir d’obéissance» et qu’ils ne pourront bénéficier d’aucune amnistie. Plus de 4 000 personnes ont disparu au cours des dix dernières années en Colombie sans laisser de...