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Actualités - Chronologie

Cyclisme - Affaire Festina Richard Virenque mis en examen

Le Français Richard Virenque, ancien coureur cycliste vedette de l’équipe Festina, a été mis en examen pour infraction à la loi antidopage de 1989 par le juge Patrick Keil, qui instruit l’affaire de dopage qui avait éclaté à la veille du Tour de France 1998, a-t-on appris mardi à Lille (nord) de source judiciaire. Le juge Keil a envoyé, vendredi en Suisse, une lettre recommandée avec avis de réception à Richard Virenque lui signifiant sa mise en examen, a indiqué à l’AFP Gérald Vinsonneau, premier procureur adjoint à Lille. Richard Virenque a été mis en examen pour complicité des délits de facilitation, d’incitation à usage et administration de produits dopants, pour complicité d’importation, de détention, de cession, d’offre, d’acquisition de substances vénéneuses ainsi que pour complicité de circulation, de détention irrégulière et d’importation en contrebande de marchandises prohibées, a précisé M. Vinsonneau. «C’est le juge Keil qui a pris l’initiative de cette mise en examen, il n’y avait pas besoin de réquisitoire supplétif du parquet», a indiqué M. Vinsonneau en rappelant que l’information judiciaire était ouverte contre les équipes Festina, Casino, Française des Jeux et Once. L’avocat de Richard Virenque, Me Gilbert Collard, joint par l’AFP mardi matin, a indiqué que le coureur n’avait pas encore reçu communication de sa mise en examen. Richard Virenque, qui court désormais pour l’équipe cycliste italienne Polti, avait effectué son retour en compétition pour la course Paris-Nice le 9 mars. Avec ses coéquipiers de Festina, Virenque avait été exclu du Tour de France le 17 juillet 1998, après les aveux du directeur sportif, le Français Bruno Roussel, sur l’existence d’un système de dopage organisé sous contrôle médical au sein de la formation andorrane. Le cycliste français n’a plus été entendu par le juge Keil depuis la confrontation, le 15 octobre, avec Eric Ryckaert, ex-médecin de l’équipe, également mis en examen. Il avait alors réaffirmé n’avoir jamais pris de produits dopants. Selon une source proche de l’enquête, Virenque devrait être convoqué chez le juge Keil à une date qui n’a pas été fixée. Les douze mises en examen dans l’affaire Festina Le juge d’instruction lillois Patrick Keil, chargé d’instruire l’affaire Festina depuis le 9 juillet dernier, a notifié douze mises en examen. En voici les détails : Willy Voet, le soigneur de l’équipe Festina, fut le premier de la liste après son interpellation par des douaniers, le 8 juillet dernier, près de la frontière franco-belge. Il convoyait vers Dublin, ville départ du Tour de France, plusieurs centaines de flacons de «dopants». Agé de 53 ans, ce Belge a passé deux semaines en détention provisoire. Il a longuement expliqué au magistrat les pratiques courantes de dopage. Bruno Roussel, directeur sportif chez Festina, a provoqué un véritable coup de théâtre en avouant publiquement à la mi-juillet l’existence dans son équipe «d’un dopage organisé sous surveillance médicale» afin d’éviter le «dopage sauvage» des coureurs. Il est resté dix jours en prison. Eric Ryckaert, médecin chez Festina, détient le «record» de détention du dossier avec 95 jours de prison. Il a toujours affirmé «n’avoir jamais fait de piqûres de produits interdits aux coureurs». Pourtant, ce Belge, déjà inquiété pour une affaire d’EPO dans son pays, a souligné «être au courant des pratiques» et, a-t-il ajouté, «chez Festina, on a réussi à éliminer beaucoup de produits dangereux, comme les corticoïdes ou les hormones». Rodolfo Massi, coureur chez Casino, a été interpellé lors du Tour de France alors qu’il était en possession du maillot de meilleur grimpeur. Il est non seulement accusé de s’être dopé mais d’avoir revendu, selon ses anciens coéquipiers, de l’EPO à d’autres membres du peloton. Sa mise en examen remonte au 31 juillet. Le même jour, le médecin de l’équipe espagnole Once, Nicolas Terrados, a suivi le même chemin. Des produits dopants et des fioles avaient été saisis quelques jours auparavant à bord d’un camion de la Once. Les époux Paranier, Eric et Christine, pharmacien à Veynes, près de Gap, ont été mis en examen le 13 septembre pour avoir alimenté Festina en substances illicites. Durant trois ans, ils ont «vendu, revendu et délivré des produits dopants, en les achetant auprès de structures officielles qui ignoraient le trafic». Le 18 septembre, c’était au tour de Joseph d’Hont, le soigneur de la Française des Jeux, mis en cause par Emmanuel Magnien, de passer dans le bureau du juge d’instruction. Il a prétendu «ne rien savoir et connaître du dopage». Dix jours de détention provisoire ne l’ont pas fait changer d’avis. Au début de cette année, Patrick Keil a poursuivi ses investigations et notifié deux mises en examen supplémentaires avec : Jean Dalibot, un autre masseur de chez Festina embauché en mai 1996. Et Joêl Chabiron, agent de communication chez Festina. Le 29 mars, Roger Legeay, directeur sportif de l’équipe Crédit Agricole, s’est vu signifier sa mise en examen par des policiers du SRPJ pour «complicité de délit de facilitation à autrui de produits dopants». La justice lui reproche, en tant que vice-président de la Fédération française de cyclisme (FFC) «de ne pas avoir lutté suffisamment efficacement contre le dopage». Enfin, on a appris mardi la mise en examen de Richard Virenque pour «complicité de facilitation et usage à autrui de produits dopants». Le champion varois a toujours nié s’être dopé même si ses anciens coéquipiers affirment le contraire. Les experts d’un laboratoire scientifique soutiennent aussi, après analyses de prélèvements sanguins, que Richard Virenque a eu recours à l’EPO pour améliorer ses performances. «Il y a bien eu prise d’EPO exogène, c’est-à-dire administration extérieure de cette hormone» ont-ils conclu.
Le Français Richard Virenque, ancien coureur cycliste vedette de l’équipe Festina, a été mis en examen pour infraction à la loi antidopage de 1989 par le juge Patrick Keil, qui instruit l’affaire de dopage qui avait éclaté à la veille du Tour de France 1998, a-t-on appris mardi à Lille (nord) de source judiciaire. Le juge Keil a envoyé, vendredi en Suisse, une lettre recommandée avec avis de réception à Richard Virenque lui signifiant sa mise en examen, a indiqué à l’AFP Gérald Vinsonneau, premier procureur adjoint à Lille. Richard Virenque a été mis en examen pour complicité des délits de facilitation, d’incitation à usage et administration de produits dopants, pour complicité d’importation, de détention, de cession, d’offre, d’acquisition de substances vénéneuses ainsi que pour complicité de...