Le chef du Parlement Nabih Berry a sévèrement critiqué hier le président yougoslave Slobodan Milosevic et estimé que le peuple serbe subissait les conséquences du comportement de ce dernier. M. Berry s’exprimait lors d’un entretien avec l’ambassadeur de Russie à Beyrouth Oleg Peressypkine. Il a informé le diplomate de son hostilité à la politique de M. Milosevic «à cause de ses agissements contre son propre peuple en général et au Kosovo en particulier». «Cela ne signifie pas que nous sommes contre le peuple serbe, dont les souffrances sont dues au comportement de son président», a ajouté M. Berry, qui s’est prononcé en faveur des efforts entrepris par le Premier ministre russe Evgueni Primakov pour amener le chef de l’État yougoslave à accepter un règlement négocié au Kosovo. En cas d’échec de la mission de M. Primakov, M. Berry a préconisé un «Taëf européen» sur la Yougoslavie susceptible selon lui de mettre un terme aux «massacres sur base confessionnelle et communautaire et aux exodes collectifs». Pour sa part, M. Peressypkine devait réaffirmer dans une déclaration à la presse l’opposition de son pays aux frappes de l’Otan, tout en admettant que M. Milosevic a «commis des erreurs». Appel du PSP Par ailleurs, dans un communiqué publié hier, le Parti socialiste progressiste, historiquement peu enclin à approuver une action de l’Alliance atlantique, a adopté une position hostile à tout le monde à la fois. «Ce qui se passe au Kosovo est une marque de honte dont la responsabilité est imputable au régime terroriste de Milosevic mais aussi à la politique américano-atlantiste», estime ainsi le PSP. Pour ce parti, qui appelle à une «vaste campagne de solidarité avec les musulmans du Kosovo», les frappes «sélectives» de l’Otan «ne feront pas cesser le complot raciste serbe» dans cette région. En fait, estime le PSP, il s’agirait de la mise en œuvre d’une «redistribution démographique et politique dans les Balkans, dont les musulmans du Kosovo seraient les principales victimes».
Le chef du Parlement Nabih Berry a sévèrement critiqué hier le président yougoslave Slobodan Milosevic et estimé que le peuple serbe subissait les conséquences du comportement de ce dernier. M. Berry s’exprimait lors d’un entretien avec l’ambassadeur de Russie à Beyrouth Oleg Peressypkine. Il a informé le diplomate de son hostilité à la politique de M. Milosevic «à cause de ses agissements contre son propre peuple en général et au Kosovo en particulier». «Cela ne signifie pas que nous sommes contre le peuple serbe, dont les souffrances sont dues au comportement de son président», a ajouté M. Berry, qui s’est prononcé en faveur des efforts entrepris par le Premier ministre russe Evgueni Primakov pour amener le chef de l’État yougoslave à accepter un règlement négocié au Kosovo. En cas d’échec de la...
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