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Actualités - Chronologie

La répression serbe se durcit, le désastre s'amplifie Génocide potentiel, avertit Washington

Alors que le flot des réfugiés ne cesse de croître, débordant les frontières des pays limitrophes du Kosovo qui, tels la Macédoine, le Monténégro et l’Albanie, commencent à craindre pour leur stabilité, l’appareil répressif serbe durcit ses exactions planifiées dans la province déchirée, semant la mort et la désolation. Après l’assassinat, lundi, de responsables albanais modérés, on apprenait hier qu’Ibrahim Rugova, tête de file des négociateurs de Rambouillet et chef charismatique des modérés kosovars, «a été blessé et sa maison brûlée».Son sort reste pour l’instant inconnu . Plus grave encore, 150 000 réfugiés ont quitté le Kosovo ces dernières 48 heures, rejoignant sur les routes les quelque 160 000 concitoyens qui les avaient précédés dans l’exode. Les États-Unis commencent d’ailleurs à voir au Kosovo des «indications d’un génocide potentiel», selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Joe Lockhart, et Kofi Annan, secrétaire général de l’Onu, s’est déclaré «indigné» par le «nettoyage ethnique» sur le terrain. «Nous recevons des informations sur des atrocités et des exemples clairs de nettoyage ethnique. Nous commençons à voir des indications d’un génocide potentiel», a déclaré M. Lockhart. «Il n’y a aucune raison de croire qu’ils (les forces serbes) n’agissent pas sur ordre», a-t-il ajouté. À Bruxelles, les responsables de l’Otan ont affirmé hier de leur côté qu’on assistait «à une escalade du désastre humanitaire» au Kosovo, orchestrée par Slobodan Milosevic, et annoncé que l’Alliance allait intensifier ses bombardements sur la province pour y mettre un terme. Selon l’Otan, la ville de Pec (100 000 habitants) a été presque «totalement détruite» et des milliers d’habitants de Prizren ont été forcés à quitter cette localité. «C’est quelque chose que nous n’avions pas vu depuis l’évacuation de Phnom Penh dans le milieu des années 70» par les Khmers rouges, a déclaré le porte-parole de l’Otan, Jamie Shea.
Alors que le flot des réfugiés ne cesse de croître, débordant les frontières des pays limitrophes du Kosovo qui, tels la Macédoine, le Monténégro et l’Albanie, commencent à craindre pour leur stabilité, l’appareil répressif serbe durcit ses exactions planifiées dans la province déchirée, semant la mort et la désolation. Après l’assassinat, lundi, de responsables albanais modérés, on apprenait hier qu’Ibrahim Rugova, tête de file des négociateurs de Rambouillet et chef charismatique des modérés kosovars, «a été blessé et sa maison brûlée».Son sort reste pour l’instant inconnu . Plus grave encore, 150 000 réfugiés ont quitté le Kosovo ces dernières 48 heures, rejoignant sur les routes les quelque 160 000 concitoyens qui les avaient précédés dans l’exode. Les États-Unis commencent...